L'homme qui connaît son idéal et ne l'atteint pas est pire que l'homme sans idéal.
Est-ce une loi de la jalousie d'être toujours en retard d'un amant ?
Il n'y a qu'un homme contre qui je dois me défendre toujours : c'est moi-même.
Le pire a été ma déclaration de 1992 pour condamner le massacre de Krugersdorp perpétré par les Zoulous. On m'a fait comprendre à l'époque que je n'étais plus le bienvenu dans les townships.
L'amour est une maladie dont personne ne veut se délivrer. Celui qui en est atteint ne cherche pas à se rétablir, et celui qui souffre ne désire pas guérir.
Les mots d'un président pèsent. Au mieux, la parole d'un président peut apaiser, au pire elles peuvent inciter à commettre des actes délictueux.
Autrement dit, le but n'est pas là pour être atteint mais pour donner l'occasion d'agir, il n'est que le moyen de l'action même.
Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ?
Il est des trahisons dont on ne se remet pas. Des blessures morales dont on ne guérit jamais, celles qu'une mère inflige à son enfant, par exemple, ou un homme à une femme.
L'homme est le seul animal qui accepte de mourir pourvu qu'il en tire un plaisir (stupéfiants, alcool, etc.).
Le pire des crimes, c'est de torturer ou massacrer les êtres humains pour faire leur salut ou leur bonheur selon sa propre idée.
Que chaque homme construise sa propre cathédrale. Pourquoi se contenter des oeuvres des autres et de celles du passé ?
Un homme ne devrait pas se voir imposer des objectifs avant de connaître suffisamment le monde pour prendre ses propres décisions en toute liberté, en pleine connaissance de cause.
Un homme qui abandonne son propre lieu est comme un oiseau qui quitte son nid.
Le mauvais temps semble toujours pire lorsqu'on le regarde à travers une fenêtre.
Un chien reconnaissant vaut mieux qu'un homme ingrat.
C'est faire en homme sage de ne parler jamais en superlatifs, car cette manière de parler blesse toujours, ou la vérité, ou la prudence.
Si un homme instruit entend une parole sage, il l'apprécie et y ajoute du sien ; qu'un débauché l'entende, elle lui déplaît, il la rejette derrière lui.
Notre monde est fou car il a permis le règne des salauds. Non pas le salaud sartrien, mais un salaud tel qu'aurait pu l'entendre Kant, à savoir un homme mauvais ou médiocre qui fait passer son intérêt personnel avant la loi morale. Les brigands ont pris le pouvoir.
La pire décision de toutes est celle que l'on n'a pas prise.
Bien que tout vice verse dans le coeur humain le poison de l'adversaire, c'est l'envie qui permet au serpent de cracher son venin le plus secret et de vomir la peste de sa méchanceté pour la faire partager.
L'homme est un animal social.
L'être humain croira toujours que plus le robot paraît humain, plus il est avancé, complexe et intelligent.
Un homme a toujours le droit de se venger, si peu que ce soit ; la vengeance est bonne pour le caractère ; d'elle naît le pardon.
Aucun humain n'est réellement important, si ce n'est dans l'esprit et le coeur de ceux qui l'accompagnent avec bienveillance sur un bout de chemin.
La gamme complète des arguments exposés dans ce livre est assez radicale, complexe et magnifique. Intercourse est le premier livre que j'ai lu par un auteur, masculin ou féminin, qui affiche une défiance qui soit profondément subversive au sens sacré - extraterrestre.
Donnez-moi une banane et je me charge d'y tailler un homme qui le vaudra cent fois.
Lorsque qu'un homme assiste sans broncher à une injustice, les étoiles déraillent.
Quand un vieil homme épouse une jeune femme, il doit s'attendre à tout ; mais quand une vieille femme prend un jeune mari, elle ne doit s'attendre à rien.
Pour bâtir un couple, il faut être quatre : un homme plus sa part de féminité, une femme plus sa part de virilité.
Nous avons besoin les uns des autres. L'être humain n'est pas fait pour s'isoler, mais pour partager.