Nous n'en voyons les conséquences que lorsqu'elles sont sous notre nez.
Un jeux de crétins ?! Peu-être bien mais c'était notre jeu.
C'est bien la pensée française qui est à la base de notre vie morale. A l'empirisme du patrimoine laissé par nos parents et la tradition, l'âme des écrivains français est venue apporter une explication, si j'ose dire, scientifique et rationnelle.
Notre esprit a une irrésistible tendance à considérer comme plus claire l'idée qui lui sert le plus souvent.
Les rats nous observent dans l'ombre de leurs égouts. Ils se lissent les moustaches de joie car ils n'ignorent pas que notre civilisation fermera bientôt son guichet.
Nous sommes nés seuls et nous mourrons seuls. Mais, tant que nous sommes sur cette planète, nous devons accepter et glorifier notre acte de foi en d'autres personnes.
Si nous connaissions bien le prix d'un véritable ami, nous passerions notre vie à le chercher.
Il n'y a pas de professions, de confréries, de peuples dans notre pays ; il n'y a qu'une nation : c'est la famille.
Si nous pouvions posséder tout ce que notre regard moissonne, aurions nous besoin de chercher un sens à notre vie ?
Bonne ou mauvaise santé fait notre philosophie.
Les enfants s'aiment comme des amants, nous ignorons leurs petits drames dans le courant de notre vie d'adulte.
L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver.
Si nous nous efforcions tous de rendre la vie des autres plus facile, la nôtre serait meilleure.
Si nous avons bien aimé pendant notre vie, nous avons une vie après la mort - notre amour se poursuit sur des générations.
Notre tâche n'est pas de libérer les opprimés, mais de libérer les oppresseurs.
Notre façon de vivre parle souvent beaucoup plus fort que nos paroles.
Notre âme est emmaillotée dans notre corps, comme un enfant dans ses langes : on ne lui voit que la figure.
Nous sommes tous en fait absolument dépendants de notre société. C'est elle qui guide notre destin.
Il n'est pas douteux que notre situation influe beaucoup sur notre caractère et nos opinions.
Les sondages me font penser aux cours d'eau : ils sont le reflet de notre société.
Dans notre législation telle qu'elle est, la femme ne possède pas, elle n'este pas en justice, elle ne vote pas, elle ne compte pas, elle n'est pas. Il y a des citoyens, il n'y a pas de citoyennes. C'est là un état violent : il faut qu'il cesse.
La définition la plus juste du mariage dans notre état légal, c'est le passage d'un porte-monnaie d'une poche dans l'autre.
En littérature, il y a des marchands d'idées et des marchands d'image. L'image va plus loin. Elle nous remet devant Dieu, notre destin, nos fautes, notre rédemption.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
Plus grande la richesse, plus épaisse la boue. Voilà une tendance indiscutable de notre époque.
Notre savoir consiste en grande partie à "croire savoir ", et à croire que d'autres savent.
La défonce est un sport de jeune. Tout est dans la récupération. C'est pour ça que les jeunes peuvent se permettre de prendre ce qu'ils veulent. Ils se refont dans la nuit et sont créatifs dès le lendemain. À notre âge, il faut un intervalle plus long.
Être intègre, c'est vivre et agir selon la loi universelle et selon notre vision la plus élevée, malgré les impulsions qui nous poussent à faire le contraire. Du plus profond de notre intégrité, nous reconnaissons, acceptons et exprimons notre véritable réalité intérieure, et nous inspirons les autres non pas par des paroles, mais par l'exemple..
C'est notre faiblesse qui dose de démence nos espoirs.
S'il n'existe qu'un seul univers, le nôtre, un principe créateur a forcément dû en régler les paramètres dès le début, pour qu'apparaissent la vie et la consciences.
L'intelligence est notre faculté de ne pas pousser jusqu'au bout ce que nous pensons afin que nous puissions croire encore à la réalité.
Notre destinée n'est pas un phénomène présent à nos regards ; elle embrasse un passé qui nous est invisible, un avenir qui l'est également.
Il est dans la nature même de notre espèce de vivre artificiellement.
La ressemblance de nos destins doit contribuer encore à faire naître notre amitié.
A force d'entendre toutes ces histoires, il m'était apparu qu'un vrai Iranien était nécessairement un fugitif. Aussi m'arrivait-il quelque fois de regretter que nous nous soyons installés en France avant la révolution : nous n'avions pas pu mettre à l'épreuve notre endurance et notre courage - nous connaissions l'exil, mais nous n'avions pas connu l'exode.
Notre Constitution n'a été faite que pour un peuple moral et religieux. Il est tout à fait inadéquat pour le gouvernement de tout autre.
La joie doit être l'un des pivots de notre vie. C'est le gage d'une personnalité généreuse. Parfois, c'est aussi un manteau qui revêt une vie de sacrifice et de don de soi.
La chanson fait chanter notre mémoire.
La question favorite de notre époque est : "Ma vie se résume-t-elle à cela ?"
C'est un travers de notre démocratie de courir aveuglément aux réformes. On demande une réforme... et elle n'est pas plus tôt votée qu'on s'en détourne, qu'on court à une autre.
Tout étranger installé sur notre territoire, alors même qu'il croit nous chérir, hait naturellement la France Éternelle, notre tradition qu'il ne possède pas, qu'il ne peut comprendre et qui constitue précisément la nationalité.
Notre liberté ne saurait être plus en sécurité qu'entre les mains du peuple lui-même.
Ce que nous appelons notre volonté, ce sont les fils qui font marcher la marionnette, et que Dieu tire.
Une chose folle, et qui découvre bien notre petitesse, c'est l'assujetissement aux modes.
Il y a un million de jeunes ni en emploi ni en formation. C'est le double des bonnes pratiques européennes. C'est le moment de s'attaquer à cette difficulté structurelle que notre pays connaît depuis des décennies.
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
Nous espérons toujours nous être trompés dans nos calculs quand ceux-ci nous rappellent notre dette envers Dieu et envers nos frères les hommes.
Si on savait de quoi est faite notre peur, on pourrait sans doute s'en débarrasser.
Firmaman : notre mère qui êtes aux cieux.
J'ai appris à essayer de penser aussi sincèrement possible ce qu'on raconte et surtout à se passer du métier parce que "avoir du métier" dans notre profession n'existe pas.