Si notre peur consciente est de ne pas être aimé, notre peur réelle, mais généralement inconsciente, est d'aimer. Aimer signifie se compromettre sans garantie, se livrer sans réserve, en espérant que notre amour engendrera l'amour dans l'aimé. L'amour est un acte de foi, et qui a peu de foi a peu d'amour.
Notre tâche n'est pas de libérer les opprimés, mais de libérer les oppresseurs.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
Le désir est notre plus vivace ennemi.
On ne sait pas profiter de la vie. On est habitué à notre vie de merde. De la même manière qu'on a envie de manger, on a envie de braquer. On a pris un mauvais chemin.
Il n'y a qu'une seule chose que nous aimions à voir partager avec nous, quoiqu'elle nous soit bien chère, c'est notre opinion.
C'est un travers de notre démocratie de courir aveuglément aux réformes. On demande une réforme... et elle n'est pas plus tôt votée qu'on s'en détourne, qu'on court à une autre.
Le temps est notre supplice. L'homme ne cherche qu'à y échapper, c'est-à-dire échapper au passé et à l'avenir en s'enfonçant dans le présent, ou se fabriquer un passé ou un avenir à sa guise.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
Le test d'une oeuvre d'art est, en fin de compte, notre affection pour elle, pas notre capacité à expliquer pourquoi elle est bonne.
Un jeux de crétins ?! Peu-être bien mais c'était notre jeu.
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
Ce que nous appelons notre volonté, ce sont les fils qui font marcher la marionnette, et que Dieu tire.
Notre âme est emmaillotée dans notre corps, comme un enfant dans ses langes : on ne lui voit que la figure.
A partir d'un certain âge, nos amours, nos maîtresses sont filles de notre angoisse.
C'est comme ça qu'on a gagné la partie. Ensemble. Heureux. Et là, au fond du béton, on a enfin partagé notre rêve d'enfant : le rêve d'un amour sans fin...
L'empreinte d'un homme sur un autre est éternelle, aucun destin n'a traversé le nôtre impunément.
Je préfère croire que le doigt de Dieu ne pointe pas sur nous pour menacer, mais bien plutôt pour nous rappeler - en cas d'oubli - où se niche notre coeur.
Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu'on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l'âge de son coeur.
Nous sommes tous en fait absolument dépendants de notre société. C'est elle qui guide notre destin.
Les sondages me font penser aux cours d'eau : ils sont le reflet de notre société.
Nous sommes irresponsables des bizarreries de notre cervelle. Nous ne pouvons que chasser l'immoral et l'illogique, mais non l'empêcher de venir.
Celui qui, selon nous, ne vaut pas une chandelle, le voici devenu indispensable à notre vie collective.
Dans un pays comme le nôtre, les élections peuvent changer les équipes en place mais le vrai pouvoir reste aux mains de ceux qui possèdent et contrôlent la machine économique.
La chanson fait chanter notre mémoire.
Tout en maintenant notre potentiel nucléaire au bon niveau, nous devons accorder plus d'attention au développement de toute la gamme des moyens de la guerre de l'information.
Notre meilleur voie vers la santé consiste à élargir notre sentiment d'identité.
Le poète a toujours raison,Qui voit plus haut que l'horizon,Et le futur est son royaume,Face à notre génération,Je déclare avec Aragon,La femme est l'avenir de l'homme.
Je crois que chacun de nous, peu importe notre âge, nos antécédents ou notre parcours de vie, chacun de nous a quelque chose à apporter à la vie de cette nation.
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
Nos yeux, nos oreilles, notre odorat, notre goût diffèrent, créent autant de vérités qu'il y a d'hommes sur la terre.
La défonce est un sport de jeune. Tout est dans la récupération. C'est pour ça que les jeunes peuvent se permettre de prendre ce qu'ils veulent. Ils se refont dans la nuit et sont créatifs dès le lendemain. À notre âge, il faut un intervalle plus long.
La vie n'a de sens que lorsque notre idéal le plus élevé est de servir le Christ !
Avoir l'expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n'est jamais comparable à la nôtre.
Je crois que nous n'avons pas besoin de nous inquiéter de ce qui se passe après cette vie, tant que nous faisons notre devoir ici - d'aimer et de servir.
Quelle expression stupide : "Cela explique tout." Je pense qu'à notre époque, rien n'explique rien.
J'ai appris à essayer de penser aussi sincèrement possible ce qu'on raconte et surtout à se passer du métier parce que "avoir du métier" dans notre profession n'existe pas.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
Nous passons chaque jour et chaque nuit à nous perdre et toute notre vie à nous chercher.
L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver.
Notre destinée n'est pas un phénomène présent à nos regards ; elle embrasse un passé qui nous est invisible, un avenir qui l'est également.
L'épopée de notre époque est la révolution mondiale, elle ne peut se terminer avant d'avoir englobé le monde entier.
L'amour du passé est inné chez l'homme. Le passé émeut à l'envi le petit enfant et l'aïeule ; le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes.
Une chose folle, et qui découvre bien notre petitesse, c'est l'assujetissement aux modes.
Pourquoi aidons-nous nos semblables ? Parce qu'ils offrent une occasion d'exprimer notre amour.
Il y a chez moi ce besoin de rugir parce que les antillais, descendants d'esclaves, êtres déchirés, ont été opprimés, dépouillés de notre langue et de notre terre.
Nous passons notre vie à désirer, à désirer surtout ce qui nous fuit et qui ne nous paraît désirable que pour cette seule raison.
Nous espérons toujours nous être trompés dans nos calculs quand ceux-ci nous rappellent notre dette envers Dieu et envers nos frères les hommes.
Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu'un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d'une douleur violente.
En littérature, il y a des marchands d'idées et des marchands d'image. L'image va plus loin. Elle nous remet devant Dieu, notre destin, nos fautes, notre rédemption.