Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
Nous sommes irresponsables des bizarreries de notre cervelle. Nous ne pouvons que chasser l'immoral et l'illogique, mais non l'empêcher de venir.
C'est comme ça qu'on a gagné la partie. Ensemble. Heureux. Et là, au fond du béton, on a enfin partagé notre rêve d'enfant : le rêve d'un amour sans fin...
L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver.
Notre tâche n'est pas de libérer les opprimés, mais de libérer les oppresseurs.
L'épopée de notre époque est la révolution mondiale, elle ne peut se terminer avant d'avoir englobé le monde entier.
En littérature, il y a des marchands d'idées et des marchands d'image. L'image va plus loin. Elle nous remet devant Dieu, notre destin, nos fautes, notre rédemption.
Le poète a toujours raison,Qui voit plus haut que l'horizon,Et le futur est son royaume,Face à notre génération,Je déclare avec Aragon,La femme est l'avenir de l'homme.
Nos yeux, nos oreilles, notre odorat, notre goût diffèrent, créent autant de vérités qu'il y a d'hommes sur la terre.
Si notre peur consciente est de ne pas être aimé, notre peur réelle, mais généralement inconsciente, est d'aimer. Aimer signifie se compromettre sans garantie, se livrer sans réserve, en espérant que notre amour engendrera l'amour dans l'aimé. L'amour est un acte de foi, et qui a peu de foi a peu d'amour.
La défonce est un sport de jeune. Tout est dans la récupération. C'est pour ça que les jeunes peuvent se permettre de prendre ce qu'ils veulent. Ils se refont dans la nuit et sont créatifs dès le lendemain. À notre âge, il faut un intervalle plus long.
J'ai appris à essayer de penser aussi sincèrement possible ce qu'on raconte et surtout à se passer du métier parce que "avoir du métier" dans notre profession n'existe pas.
La vie n'a de sens que lorsque notre idéal le plus élevé est de servir le Christ !
La ressemblance de nos destins doit contribuer encore à faire naître notre amitié.
L'existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
A force d'entendre toutes ces histoires, il m'était apparu qu'un vrai Iranien était nécessairement un fugitif. Aussi m'arrivait-il quelque fois de regretter que nous nous soyons installés en France avant la révolution : nous n'avions pas pu mettre à l'épreuve notre endurance et notre courage - nous connaissions l'exil, mais nous n'avions pas connu l'exode.
Avoir l'expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n'est jamais comparable à la nôtre.
Osez ! Ce mot renferme toute la politique de notre révolution.
Dans un pays comme le nôtre, les élections peuvent changer les équipes en place mais le vrai pouvoir reste aux mains de ceux qui possèdent et contrôlent la machine économique.
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
Nous espérons toujours nous être trompés dans nos calculs quand ceux-ci nous rappellent notre dette envers Dieu et envers nos frères les hommes.
Le désir est notre plus vivace ennemi.
Je pense que nous, dans notre famille, n'avons pas besoin de bombes et d'armes à feu, de détruire pour ramener la paix - il suffit de se réunir, de s'aimer, d'apporter cette paix, cette joie, cette force de présence mutuelle à la maison. Et nous pourrons vaincre tout le mal qui est dans le monde.
Une chose folle, et qui découvre bien notre petitesse, c'est l'assujetissement aux modes.
Il y a chez moi ce besoin de rugir parce que les antillais, descendants d'esclaves, êtres déchirés, ont été opprimés, dépouillés de notre langue et de notre terre.
L'empreinte d'un homme sur un autre est éternelle, aucun destin n'a traversé le nôtre impunément.
Nous passons chaque jour et chaque nuit à nous perdre et toute notre vie à nous chercher.
Il ne faut pas craindre de laisser notre esprit paître un peu, chaque jour, des herbes narcotiques dans les champs illimités du rêve.
On ne sait pas profiter de la vie. On est habitué à notre vie de merde. De la même manière qu'on a envie de manger, on a envie de braquer. On a pris un mauvais chemin.
Le test d'une oeuvre d'art est, en fin de compte, notre affection pour elle, pas notre capacité à expliquer pourquoi elle est bonne.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
Il n'y a qu'une seule chose que nous aimions à voir partager avec nous, quoiqu'elle nous soit bien chère, c'est notre opinion.
Je préfère croire que le doigt de Dieu ne pointe pas sur nous pour menacer, mais bien plutôt pour nous rappeler - en cas d'oubli - où se niche notre coeur.
Quelle expression stupide : "Cela explique tout." Je pense qu'à notre époque, rien n'explique rien.
Dieu, c'est celui qui vient à nous, tous les jours, sans réserve. C'est l'avenir véritable en plein milieu de notre vie présente. C'est l'infini de notre fini. Il est présent au coeur des choses, au coeur des vivants. C'est le coeur du coeur.
Ca fonctionne comment, au juste ? Nous menons notre vie, ou bien c'est la vie qui nous pousse ?
La terre est notre corps, notre esprit vient du soleil et notre pensée est une étincelle du soleil.
Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu'un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d'une douleur violente.
Le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes. Le présent est aride et trouble, l'avenir est caché. Toute la richesse, toute la splendeur du monde est dans le passé.
Firmaman : notre mère qui êtes aux cieux.
Puisque notre société privilégie le statut de consommateur à celui de citoyen, il nous appartient de transformer chacun de nos actes d'achat en bulletin de vote.
Celui qui, selon nous, ne vaut pas une chandelle, le voici devenu indispensable à notre vie collective.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
La chanson fait chanter notre mémoire.
Nous passons notre vie à désirer, à désirer surtout ce qui nous fuit et qui ne nous paraît désirable que pour cette seule raison.
Dans l'intérieur de notre corps vivent en permanence des milliards de microbes. Pourtant, quand on les regarde au microcospe, ils font tous semblant de ne pas nous reconnaître.
Je crois que chacun de nous, peu importe notre âge, nos antécédents ou notre parcours de vie, chacun de nous a quelque chose à apporter à la vie de cette nation.
Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
A mesure que nous vieillissons, les jours semblent devenir plus courts, et notre familiarité avec le temps diminue pour nous la perception de sa durée.
Le mal n'est pas à notre porte, il rôde en chacun de nous, parfois habilement déguisé par l'idéalisme et la piété religieuse.