Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie (...).
L'avenir, si tendu que soit notre désir, est une perspective sans profondeur. Il n'a vraiment nulle attache solide avec le réel. C'est pourquoi nous disons qu'il est dans le sein de Dieu.
Je crois avoir compris une chose, une grande chose, c'est que le bonheur pour les gens de notre race est dans l'idée et pas ailleurs.
Notre seule vraie famille est celle des livres. On y éprouve un sentiment de perméabilité avec celui qui raconte : il donne tant de force, tant de frissons.
Toute abstraction est si dure à accepter que notre premier réflexe est de la refuser, d'autant plus si elle s'inscrit à contre-courant de ce que nous avons toujours pensé.
L'histoire dira que notre amour a détruit le royaume...
Notre être est notre richesse. Et notre être, c'est d'abord la fierté nationale, celle de notre passé.
Nous sommes faits de la même étoffe que les songes et notre petite vie, un somme la parachève.
Lorsqu'un amour est notre vie, quelle différence y a-t-il entre vivre ensemble ou mourir ensemble ?
Notre amour de la vie est semblable au sentiment des vivants pour les disparus, nous savons qu'elle existe et nous l'aimons sans pouvoir l'étreindre..
La piscine dans laquelle nous nageons à notre age est beaucoup plus profonde.
Le futur n'est autre que du présent qui se précipite à notre rencontre.
Il nous appartient - quand tout nous fait défaut et que tout s'éloigne - de donner à notre vie la patience d'une oeuvre d'art, la souplesse des roseaux que la main du vent froisse, en hommage à l'hiver. Un peu de silence y suffit.
Le repentir est une virginité que notre âme doit à Dieu : un homme qui se repent deux fois est donc un horrible sycophante.
Le plus grand danger pour la plupart d'entre nous n'est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, mais qu'il soit trop bas et que nous l'atteignons.
Notre langue n'est qu'un mélange de grec, de latin et de tudesque, avec quelques restes confus de gaulois.
Nous mourons tous deux fois - une fois lorsque nous mourons réellement et une fois lorsque personne sur terre ne reconnaît notre photo.
La présomption est notre maladie naturelle et originelle.
Notre instinct devrait être notre principal guide.
Un livre, dans notre main, s'il énonce quelque idée auguste, supplée à tous les théâtres, non par l'oubli qu'il en cause mais les rappelant impérieusement au contraire.
Nous entrons dans la vie avec la loi d'en sortir ; nous venons faire notre personnage et il nous faudra ensuite disparaître.
Certains moments de notre vie ressemblent à une éclipse où ni l'espoir ni le désespoir n'ont de poids.
Passé un certain âge, la mort de nos proches est la seule manière dont nous prenons agréablement conscience de notre existence.
Il me semble que nous ne pouvons jamais être assez méprisés selon notre mérite.
Si la naisance est une distribution de cartes, le lieu de la donne compte autant que la valeur de notre jeu.
Les épreuves augmentent notre stabilité en étendant nos racines en profondeur.
Notre monde vient d'en trouver un autre, cet autre monde ne fera qu'entrer en lumière quand le nôtre en sortira
La devise de notre monde contemporain c'est "omnia illico" (tout, tout de suite).
Notre résurrection n'est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
Le jeune homme qui court après la gloire n'a aucune idée de ce qu'est la gloire. Ce qui donne un sens à notre conduite nous est toujours totalement inconnu.
En attendant, on confie notre destin à la démocratie. Celui qui fait le mieux semblant de tout savoir est élu pour demander ensuite à ceux qui ont le plus de diplômes de lui dire ce qu'il faut faire devant l'inconnu...Et, [...] ► Lire la suite
- Docteur Grant, nous ne quitterons pas cette île sans notre fils. - Alors, vous pouvez vous mettre à sa recherche... mais de toute façon vous ne sortirez pas vivant de cette île.
C'est bien là notre bonheur humain : un moment, l'extase nous berce au fil du courant, puis il nous faut ramer douloureusement contre elle...
La plus belle chose qui puisse consoler de la vie, c'est l'amitié. Seule elle justifierait notre passage sur la machine ronde.
Nous faisons nos amis, nous faisons nos ennemis, mais Dieu fait notre voisin.
Oui, c'est peut-être cela le bonheur, le sentiment apitoyé de notre malheur.
Il est dans l'ordre des choses que nous soyons déçus, comme nous-mêmes, nous passons notre vie à décevoir ceux qui ont mis leur foi en nous...
La conscience écologique vient d'une menace, non d'une espérance ; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
Nous exigeons tous et voulons le respect, homme ou femme, noir ou blanc. C'est notre droit humain fondamental.
Notre influence grandit au moment où un rêve futur se transforme en une action présente.
Les femmes adorent souvent en nous nos plus grands ridicules quand elles peuvent se flatter que c'est notre amour pour elles qui nous les donne.
La sécurité, dans notre monde, a pour prénom l'argent. Hors de l'argent, point de salut.
À l'impossible, nul n'est tenu ; c'est à nos moyens qu'il faut mesurer l'étendue de notre devoir - moyens divers selon les natures et inégaux.
La technique nous écarterait-elle de notre passé, au point de nous le rendre inintelligible ?
La vanité d'autrui n'offense notre goût que lorsqu'elle choque notre propre vanité.
Le ridicule est fait pour notre amusement.
Les amis sont une sale race. Ils ne sont bons qu'à deux choses : dîner en notre compagnie et prendre un air triste devant notre tombe.
On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort... Le poids de cinq pièces de monnaie. Le poids d'une barre de chocolat. Le poids d'un colibri. 21 grammes. Est-ce le poids de notre âme ? Est-ce le poids de la vie ?
Nous commençons toujours notre vie sur un crépuscule admirable.
Jamais je ne répéterai assez : merci, merci pour ton génie créateur, merci pour notre amour.