On n'entend pas de trompettes le jour où l'on prend les décisions importantes pour le reste de notre vie. Le destin se fait connaître en silence.
Ce que nous n'avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n'est pas à nous.
La vanité met le mérite à notre merci.
L'art est un leurre, la science est la base même et la condition sine qua non des progrès que notre société doit réaliser.
Nous appelons dangereux ceux qui ont l'esprit fait autrement que nous et immoraux ceux qui n'ont pas notre morale.
Pourquoi aidons-nous nos semblables ? Parce qu'ils offrent une occasion d'exprimer notre amour.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
La laideur et l'insanité de notre vie viennent du pouvoir qu'ont les femmes : ce n'est pas à la femme d'élever des revendications contre l'homme, mais à l'homme de s'émanciper de la femme.
Notre âme est ce qui importe le plus. Cependant, c'est net, on s'aperçoit qu'on a un estomac bien avant de se douter qu'on a une âme.
Je compris alors la vérité de l'amour : un absolu qui prend tout ou qui perd tout. Les autres sentiments, la compassion, la tendresse et ainsi de suite, n'existent qu'à la périphérie, appartiennent aux constructions de la société et de [...] ► Lire la suite
Nous envions le bonheur des autres, les autres envient le nôtre.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
Notre existence quotidienne est un mauvais feuilleton par lequel nous nous laissons envoûter.
Nous voulons à tout prix être des conquérants et conquérants nous serons ; mais notre conquête, c'est la mort.
Nous devons devenir des Islandais dans le football, des Israéliens dans la défense de notre terre, des Japonais dans la technologie.
C'est une très funeste tendance de notre âge de se figurer que nature c'est rêverie, c'est paresse, c'est langueur.
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
C'est dans notre nature de garder des secrets sur notre vie. Nous le faisons tous.
Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes ; c'est néanmoins par cette préférence seule que l'amitié peut être parfaite.
Nous sommes tous emportés par le courant et la foi est notre seule ancre.
Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu'on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l'âge de son coeur.
Nous ne trouvons guère de gens de bon sens, que ceux qui sont de notre avis.
Notre coeur n'est pas brave. Un très long et très grand bonheur l'accable bien plus que le malheur.
Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort - notre amour se poursuivra pendant des générations.
L'amour du passé est inné chez l'homme. Le passé émeut à l'envi le petit enfant et l'aïeule ; le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes.
Combien de ce que nous sommes est inscrit dans notre chair et nos os, mais caché aux yeux du monde par notre vêture.
Nous ferons mieux de nous mettre plus haut sur notre propre liste de choses à faire.
A égalité avec "millénaire" et "tendance", le mot "extrême" est le plus indigestiblement charrié de cette époque qui ne serait probablement pas aussi formidable si elle n'était d'abord la nôtre.
Nous sommes des musiciens. Nous faisons de la musique pour gagner notre vie. C'est si simple. Rien d'autre ne compte.
En tant que gardiens de la planète, il est de notre responsabilité de traiter toutes les espèces avec gentillesse, amour et compassion. Que ces animaux souffrent de la cruauté humaine est incompréhensible.
A notre insu le travail nous guérit de la partie inférieure et presque mécanique de nos passions ; ce n'est pas peu. Les mains d'Othello étaient inoccupées lorsqu'il s'imagina d'étrangler quelqu'un.
Pas étonnant que nos solitudes soient plus nombreuses, le sentiment de notre isolement, plus vif. Chaque homme, en sa conscience, recommençant l'éternité.
Qui disent: " Ô notre Seigneur, nous avons foi; pardonne-nous donc nos péchés, et protège-nous du châtiment du Feu", ce sont, les endurants, les véridiques, les obéissants, ceux qui dépensent [dans le sentier d'Allah] et ceux qui implorent pardon juste avant l'aube.
Bleue, bleue, notre enfance Fut un paradis : On s'en aperçoit bien trop tard aujourd'hui.
Nous passons notre vie à causer de ce mystère : notre vie.
Je crois que nous n'avons pas besoin de nous inquiéter de ce qui se passe après cette vie, tant que nous faisons notre devoir ici - d'aimer et de servir.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être embarrassé ou honteux
L'étude a cela de bon qu'elle nous délivre du fardeau de notre oisiveté, et qu'elle nous empêche de courir hors de chez nous, pour aller dire et écouter des riens, d'un bout de la ville à l'autre.
Pour moi, la haute couture est une nécessité. Je n'aurais jamais fait ce métier sans la haute couture. C'est un confort, une sécurité. J'ai presque l'impression qu'il est de notre devoir de continuer. La haute couture c'est la France. Nous devons garder toutes les compétences et tous les savoir-faire en vie.
Ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres. La liberté de nos adversaires n'est-elle pas aussi la nôtre ?
Notre meilleur voie vers la santé consiste à élargir notre sentiment d'identité.
La femme que l'on a aimée résume-t-elle toute notre conception de l'amour ?
Nous sommes plus manipulés et déterminés par les faits, les événements et les pouvoirs que nous ne sommes capables de prendre en main notre destin et celui de la société.
Notre étoile est en nous, et, de nous, il dépend qu'elle soit bonne ou mauvaise.
L'objet aimé n'existe pas, il n'est que le fruit de notre imagination.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
Doit-on, en bonne justice, en vouloir à l'endroit qui nous a reçu dans notre chute ou bien à la souche contre laquelle nous avons butté ?
Nous ne mourons pas, nous autres chrétiens : notre tombe est le berceau de notre âme.