La vie écrit au crayon. La mort passe la gomme.
La mort, c'est un peu comme une connerie. Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort. Ce sont les autres qui sont tristes. Le con, c'est pareil.
Le mariage est la mort morale de toute indépendance.
La mort a un double aspect : elle est le non-être. Mais elle est aussi l'être, l'être atrocement matériel du cadavre.
Le poète meurt de l'inspiration comme le vieillard de la vieillesse. La mort est au poète ce que le point final est au manuscrit.
L'horreur, ce n'est pas la mort, mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir.
La mort a une curieuse façon de faire le tri parmi les priorités.
Une heure après la mort, notre âme évanouie Sera ce qu'elle était une heure avant la vie.
Les hommes ont peur de la mort, comme les enfants du noir ; chez les enfants cette peur est due aux histoires qu'on leur raconte, chez les hommes aussi.
La mort est la maladie des bien portants et des malades. Quand on n'est pas malade, on est encore quelqu'un qui doit mourir.
Grande est la mort, le sourire aux lèvres nous lui appartenons.
La vie n'est qu'une journée Et la mort qu'une nuit.
La première faiblesse de la mort réside dans l'inacceptation spirituelle de cette mort par les vivants.
C'est ça, la culture : c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.
Il vaut mieux penser à la mort le matin, parce que le soir, ce serait trop triste.
La mort n'est pas la dernière fin, il nous reste encore à mourir chez les autres.
Qui ne voit pas la mort en rose est affecté d'un daltonisme du coeur.
Quelle belle conception les anciens avaient de la mort : repos des bons, terreur des méchants ! La mort, c'est l'épreuve de la vertu.
La mort doit être une belle aventure.
Tu as tes occupations et la vie se hâte ; sur ces entrefaits la mort sera là, à laquelle, bon gré mal gré, il faut bien finir par se livrer.
Peu importe la vitesse où l'on court, la mort gagne toujours par une longueur.
La baguette de sureau, la plus puissante baguette jamais fabriquée. La Pierre de résurrection, la cape d'invisibilité, ensembles elles forment les reliques de la mort. Ensemble elles font de vous, le maître de la mort.
Tout le monde a droit de vie ici-bas, et la mort de faim est un crime social.
Celui qui craint la mort perd la vie
Entre le point d'exclamation de la vie et le point d'interrogation de la mort : tout n'est que ponctuation.
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n'y a que la mort qui vous échappe... et encore !
L'homme qui, du désert connaît le secret, ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira.
Face à la mort nous n'avons qu'une ressource, faire de l'art avant elle.
La mort semble bien moins terrible, quand on est fatigué.
Toutes nos pensées qui n'ont pas Dieu pour objet sont du domaine de la mort.
La mort est une surprise que fait l'inconcevable au concevable.
La mort est une formalité désagréable, mais tous les candidats sont reçus.
De la naissance à la mort, on branche nos vies sur pilotage automatique et il faut un courage surhumain pour en dévier le cours.
Nous disons la mort pour simplifier, mais il y en a presque autant que de personnes.
La plus triste des morts, c'est la mort de la jeunesse.
Lors de la mort, aucun homme ne cherche à tromper.
L'éclair me dure La poésie me volera de la mort.
L'écriture : cet éternel dilemme entre la vie et la mort, cette ambiguïté qui rejoint les gens dans leur instabilité la plus secrète.
La civilisation technique a un tort énorme : elle n'a pas encore supprimé la mort.
Les hommes doivent accepter qu'à tout moment, sans raison précise, on puisse les ramener à cette forme absolue de modestie qu'est la mort.
La mort... Si on est touché soi-même, on a intérêt à en rire ; et si on n'est pas touché, on n'a pas de raison de ne pas en rire.
Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
La mort est une fin en soi.
Sur tout l'onde éternelle étale son glacis. La vie la mort sont une même flamme.
La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
Le silence est rempli de toute vie, mais la mort est cachée dans le discours abondant.
Lorsqu'un vieux fait l'amour, la mort court alentour.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
La douleur est aussi nécessaire que la mort.
Qui vit la mort jouit d'une longue vie.