Pour certains la mise à la retraite est plus cruelle que la mort d'un être cher.
La mort est une surprise que fait l'inconcevable au concevable.
La beauté est une omniprésence de la mort et du charme, une tristesse souriante qu'on discerne dans la nature et en toute chose.
La vie écrit au crayon. La mort passe la gomme.
Quelle belle conception les anciens avaient de la mort : repos des bons, terreur des méchants ! La mort, c'est l'épreuve de la vertu.
C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.
La mort peut bien t'oublier un jour, mais elle ne t'oubliera pas le lendemain...
Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard.
Une mort d'homme, ça n'existe pas. Il y a la mort tout court.
La fuite est futile, nous sommes tous prisonniers au milieu d'un cercle, quelle que soit la façon dont nous vivons notre vie, l'anéantissement nous attend, la mort n'oublie personne.
Celui qui craint la mort perd la vie
Mais ce n'est pas vos cris que je veux, seulement votre vie. Je me souviens de ce que vous m'avez dit. Seule la mort peut payer pour une vie.
Le silence est rempli de toute vie, mais la mort est cachée dans le discours abondant.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
Je n'attends pas la mort, mais elle n'aura qu'à entrer : ma porte sera ouverte.
La mort... Si on est touché soi-même, on a intérêt à en rire ; et si on n'est pas touché, on n'a pas de raison de ne pas en rire.
C'est la vie et non point la mort qui sépare l'âme du corps.
Pourquoi la vie si vers la mort, tu te destines avec ton corps ? Pourquoi l'esprit, si toute ta vie... n'est que routine qui t'envahie ?
Qu'est-ce que la mort à tout prendre ? Un mauvais moment, un péage, le passage de peu de chose à rien.
La mort a une curieuse façon de faire le tri parmi les priorités.
Plus absurde est la vie, moins supportable est la mort.
La mort a un double aspect : elle est le non-être. Mais elle est aussi l'être, l'être atrocement matériel du cadavre.
La baguette de sureau, la plus puissante baguette jamais fabriquée. La Pierre de résurrection, la cape d'invisibilité, ensembles elles forment les reliques de la mort. Ensemble elles font de vous, le maître de la mort.
Tu as tes occupations et la vie se hâte ; sur ces entrefaits la mort sera là, à laquelle, bon gré mal gré, il faut bien finir par se livrer.
La première faiblesse de la mort réside dans l'inacceptation spirituelle de cette mort par les vivants.
Plus vous êtes proche de la mort, plus vous vous sentez vivant. C'est une merveilleuse façon de vivre, et la seule façon de piloter.
L'éclair me dure La poésie me volera de la mort.
Face à la mort nous n'avons qu'une ressource, faire de l'art avant elle.
Les hommes ont peur de la mort, comme les enfants du noir ; chez les enfants cette peur est due aux histoires qu'on leur raconte, chez les hommes aussi.
La mort doit être une belle aventure.
La vie n'est qu'une journée Et la mort qu'une nuit.
Peu importe la vitesse où l'on court, la mort gagne toujours par une longueur.
Tout le monde a droit de vie ici-bas, et la mort de faim est un crime social.
Celui qui se donne la mort est une victime qui rencontre son bourreau et le tue.
Entre le point d'exclamation de la vie et le point d'interrogation de la mort : tout n'est que ponctuation.
L'homme qui, du désert connaît le secret, ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira.
La mort semble bien moins terrible, quand on est fatigué.
De la naissance à la mort, on branche nos vies sur pilotage automatique et il faut un courage surhumain pour en dévier le cours.
La mort est une formalité désagréable, mais tous les candidats sont reçus.
La peur de la mort fait aimer le travail, qui est toute la vie.
Toutes nos pensées qui n'ont pas Dieu pour objet sont du domaine de la mort.
La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
La civilisation technique a un tort énorme : elle n'a pas encore supprimé la mort.
Qui ne voit pas la mort en rose est affecté d'un daltonisme du coeur.
Nous faisons notre vie de la mort d'autrui.
La mort, c'est l'élargissement dans l'infini.
La mort n'a peut-être pas plus de secrets à nous révéler que la vie ?
La mort n'est pas une fin. C'est un commencement. Elle est à l'origine de toute chose : nous venons de la mort.
Chaque ligne d'écriture est un fil tendu entre la vie et la mort.
Je pense que la mort est la plus merveilleuse invention de la vie. Elle purge le système de ces vieux modèles qui sont obsolètes.