Pourquoi serait-il plus difficile de mourir, c'est-à-dire de passer de la vie à la mort, que de naître, c'est-à-dire de passer de la mort à la vie ?
Je préfère ne pas penser à la mort, ou alors à celle des autres, c'est plus gai.
C'est quoi la perfection, de toute façon? C'est la mort de la créativité.
La douleur est un siècle et la mort un moment.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
C'est l'une des plus sûres actions de la mort que de nous faire éprouver l'irrémédiable.
Il y a une voie qui paraît droite à l'homme, dont la fin néanmoins conduit à la mort.
La vie nous console de mourir, et la mort de vivre.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n'est pas si important que ça.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
La mort est le plus égoïste de nos actes.
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
La mort n'a pas de voix, elle entre discrètement en nous pour dissoudre la faiblesse et éterniser la vie.
Beaucoup n'ont pas vécu leur vie, espérant s'en tirer avec la mort d'autrui.
Un homme qui n'est choisi que pour remplacer un mort n'est-il pas voué à la mort par l'exigence du rôle même ?
Le sommeil est à la mort ce que les grandes manoeuvres sont à la guerre.
Ce qui est terrible dans la mort, ce n'est pas d'en être vaincu, mais de lutter.
La mort n'est que la séparation avec l'Argent. Ceux qui n'en n'ont pas n'ont pas de vie, et, dès lors ne sauraient mourir.
Fumer l'opium, c'est quitter le train en marche ; c'est s'occuper d'autre chose que de la vie, de la mort.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
La mort n'est pas une excuse.
Si vous tuez mille hommes, la mort de chacun a mille fois moins d'importance que s'il était mort seul.
Lorsque l'on naît, nous ne faisons pas attention aux petits détails de la vie, mais plus la mort se rapproche, plus ces petits détails vous semblent importants à vos yeux.
L'amour est souverain, que la mort ne peut vaincre Et malheur à l'amant qui ne peut s'en convaincre !
La mort signe d'une croix.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
Comme les musées, les bibliothèques sont un refuge contre le vieillissement, la maladie, la mort.
Les uns vivent de la mort des autres, les autres meurent de la vie de quelques-uns.
Si un homme a avoué quelque chose sur son lit de mort, c'était la vérité ; car personne ne pouvait regarder la mort en face et mentir.
Il y a des gens qui ne vivent jamais ça, qui restent fermés jusqu'à la mort, par peur du changement.
La mort est si ancienne qu'on lui parle latin.
La mort ne donne la clé de rien. Des clés, on n'en trouve que dans la vie.
Toute vie est un échec puisque aussi la mort la termine.
Il n'y a qu'avec les gens avec qui nous créons la vie qu'on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu'à leurs souvenirs même.
Il n'y a que la mort qui peut vraiment faire peur à un homme.
Seul celui qui a franchi la lisière de la mort pourrait enseigner, seul il sait.
L'amour comme la mort se plaît à confondre les conditions.
Il est mauvais de souhaiter la mort, mais encore plus mauvais de la craindre.
Il n'est guère facile de vivre après la mort. Il faut parfois pour cela perdre toute une vie.
Quand on côtoie la mort au quotidien, le sexe devient un sujet défouloir.
La mort est un roman.
Si tu as peur de la mort, n'écoute pas ton coeur battre la nuit.
L'idée de la mort n'est supportable qu'aux imbéciles.
Les écrivains jouissent du privilège mystérieux de faire de la vie avec de la mort ; ils en font, le plus souvent, avec tout ce qui tourne autour de la mort des sentiments.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Pour Staline, « un homme qui meurt, c'est un drame épouvantable. Cent mille, c'est une statistique ». Notre époque banalise la mort sous le feu de l'actualité.
La célébrité c'est la mort - la célébrité - c'est la pire chose qui peut arriver à un acteur.
Faire face à la mort, c'est finir par vivre.