Seul celui qui a franchi la lisière de la mort pourrait enseigner, seul il sait.
L'amour mort laisse parfois une cendre d'amitié.
À la mort de leur mère Tous les fils sont venus Pour parler au notaire Afin d'avoir des écus.
La mort fut le premier mystère ; elle mit l'homme sur la voie des autres mystères. Elle éleva sa pensée du visible à l'invisible, du passager à l'éternel, de l'humain au divin.
Qui se blesse soi-même ne se manque jamais.
La mort n'est pas la dernière fin, il nous reste encore à mourir chez les autres.
Celui qui ne peut plus éprouver ni étonnement ni surprise, est pour ainsi dire mort : ses yeux sont éteints.
Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clef et la suite et la fin de cette aventure manquée.
Il y a certaines choses où la médiocrité est intolérable : la poésie, la musique, la peinture, l'éloquence publique. Quel supplice d'entendre pompeusement déclamer un discours glacial, ou des vers médiocres dits avec toute la pompe d'un mauvais poète !
Que de gens sur la bibliothèque desquels on pourrait écrire : "usage externe", comme sur les fioles de pharmacie !
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Le passé, c'est ce qui n'existe plus. Vivre dans le passé, ce n'est pas vivre : c'est être mort ou c'est vouloir peut-être mourir...
Tu veux qu'j'te raconte le plus beau jour de ma vie ? Chez les Louvteaux. J'avais pas pu me retenir, j'm'étais pissé dessus, on était coincé dans une pièce depuis des plombes. J'essayais, de sortir de là tu vois, c'est tout. [...] ► Lire la suite
Du livre pourrait naître l'aspiration à détruire la mort à travers l'affranchissement de la peur.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
La mort est quelquefois un châtiment ; souvent c'est un don ; pour plus d'un, c'est une grâce.
La mort n'est pas la fin de la souffrance. Croire à la paix est une sorte d'hérésie.
La plus grande vérité qu'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et de l'être en retour.
La mort n'est que l'interruption de l'échange entre l'âme et le monde.
Il faut jamais enterrer un mort deux fois.
La recommandation d'un mort est bien peu de chose auprès des vivants.
Construire les services publics pourrait être la meilleure façon de faire l'Histoire sans avoir besoin d'un fusil ou d'être président.
La mort n'existe que pour ceux qui restent.
Le livre que voici prouvera que la vie quotidienne d'un génie, son sommeil, sa digestion, ses extases, ses ongles, ses rhumes, son sang, sa vie et sa mort sont essentiellement différents de ceux du reste de l'humanité. Ce livre unique est donc le premier journal écrit par un génie
J'ai constaté que le plus grand degré de tranquillité intérieure venait du développement de l'amour et de la compassion. Plus nous nous soucions du bonheur des autres, plus grand est notre propre sentiment de bien-être. Cultiver un sentiment proche et [...] ► Lire la suite
Les rapports de l'instituteur avec les parents ne peuvent manquer d'être fréquents. La bienveillance y doit présider : s'il ne possédait la bienveillance des familles, son autorité sur les enfants serait compromise, et le fruit de ses leçons serait perdu [...] ► Lire la suite
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
Bien que cet endroit dégageât un subtil parfum de vulgarité, on veillait à en exclure rigoureusement le comble du mauvais goût : la mort et l'échec.
- Dans ce cas, justifie un peu tout ça Bella ! À quoi bon mon amour pour toi ? À quoi bon ton amour pour lui ? À quoi bon ta mort ? À quoi bon autant de souffrance ? La mienne, la tienne, la [...] ► Lire la suite
Tout mythe tend fatalement à un anthropomorphisme étroit, et, qui pis est, à ce que l'on pourrait appeler un anthropomorphisme de classe.