Seul celui qui a franchi la lisière de la mort pourrait enseigner, seul il sait.
La différence entre la vie et la mort est parfois si mince qu'il est préférable de croire que l'on est vivant.
Chaque poème à lire ou à relire est un poème à refaire.
C'est dans la nature humaine ; quand on nous dit de ne pas toucher à quelque chose en général on y touche quand même... Même si on sait qu'on ne devrait pas. Peut-être parce que, au fond, on aime se compliquer la vie.
La mort est la chose la plus simple qui soit si on évite de philosopher à son sujet.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
On ne sait jamais dans la vie. Il faut s'estimer heureux d'avoir ce que l'on a tant qu'on l'a. Le destin est imprévisible et, parfois, nous ignorons à quel point nous sommes favorisés, jusqu'à ce que les choses changent.
Celui qui en sait trop et qui ne sait pas tenir sa langue est comme un enfant armé d'un couteau.
Pour avoir du génie, faut être mort ; Pour avoir du talent, faut être vieux, et quand on est jeune, on est des cons.
Comme la femme enceinte ne sait pas ce que son ventre prépare, nous ignorons quelles merveilles peuvent encore surgir du développement de la complexité cosmique.
Quiconque est chef, qui aime la nourriture, sait finalement que tout ce qui compte c'est : Est-ce que c'est bon ? Est-ce que ça fait plaisir ?
La mort semble bien moins terrible, quand on est fatigué.
Tout vient à point à qui sait taper du poing.
Quand une femme accorde un rendez-vous, elle ne sait jamais si elle consentira ou si elle ne consentira pas. C'est même pour le savoir qu'elle donne le rendez-vous.
La mort donne du prestige.
Il ne faut jamais blâmer la croyance des autres, c'est ainsi qu'on ne fait de tort à personne. Il y a même des circonstances où l'on doit honorer en autrui la croyance qu'on ne partage pas.
Une fois qu'elle sait lire, il n'y a qu'une chose en laquelle vous pouvez lui apprendre à croire et c'est elle-même.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
La vie est un processus de préparation à être mort pendant longtemps.
Maintenant et pour toujours, j'ai l'intention de me contenter de ma croyance en la force cachée de l'esprit humain.
Quand on ne sait pas qui on est, on est ravi qu'une dictature vous prenne en charge.
Dormir est une façon de mourir ou tout au moins de mourir à la réalité, mieux encore, c'est la mort de la réalité.
Il va falloir qu'un jour enfin je me décide à lire les livres que, depuis trente ans, je conseille à mes amis de lire.
La ville, pour quelqu'un qui ne sait pas lire, c'est d'abord des pistes d'odeurs, un bruit de fond, des éclairs et des chatoiements.
Comment susciter l'envie de lire ? La réponse est simple : par tous les moyens, car ils sont tous bons.
A une vie toute de songe la mort ne peut faire mal.
On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il en sait faire.
On ne se prépare pas plus à la mort qu'on ne s'était préparé à vivre.
L'homme peut se détruire pour des frontières, alors qu'il sait fraterniser pour une oeuvre commune.
La mort n'est que la dernière nuance de la vie.
En prison, il me semble que c'est ceux qui ne savent pas lire qui sont le plus énervés. La lecture c'est le seul moyen légal d'évasion.