Toute vie est un échec puisque aussi la mort la termine.
Une vie entre les mains des autres, est-ce encore une vie ?
Je sens intérieurement que je suis une personne ordinaire qui a eu une vie extraordinaire.
Je suis mort en même temps que ma fille, tout le monde le sait, je le dis sans pathos.
Il est probable que la mort soit moins pénible que la vie.
Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie ?
Tout homme est rare et inimitable par ce que la vie a fait de lui ou lui d'elle ; sait-on comment tout cela se juxtapose, se mêle et se pénètre ?
La seule différence entre un fou et moi, c'est que moi, je ne suis pas fou.
Pourquoi ne fait-on l'effort de comprendre les autres que lorsqu'ils ne nous gênent plus ? Elle avait tout pour me fournir l'amour qui remplit une vie et nourrit une oeuvre. Mais j'ai cherché ailleurs pour me croire libre.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
La vie trouve toujours son chemin.
Peu importent les distances : la vie se charge de les anéantir et le temps ne connaît pas l'espace.
On ne refait pas sa vie à soixante-quinze ans, non, mais on peut bien la commencer.
La mort peut engendrer la vie, mais l'oppression ne peut engendrer rien d'autre qu'elle-même.
Un peu de crédulité aide à traverser la vie en douceur.
J'ai toujours considéré qu'une vie ce n'était pas beaucoup. J'ai peut-être voulu être acteur pour démultiplier les vies.
Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après [...] â–º Lire la suite
Penser que la vie humaine ne peut être régie que par la raison, c'est nier la possibilité même de la vivre.
Un arrêt de mort est surtout un arrêt de vie.
Qui demande trop peu à la vie sera toujours déçu par elle.
La seule différence entre succès et échec est la capacité d'agir.
Il faut me retirer de ce milieu, après quatorze ans, aujourd'hui d'une vie pareille, je réclame la liberté à grands cris.
Chaque fois que tu oublies, c'est la mort que tu te rappelles en oubliant.
Ne condamne jamais personne à mort avant d'avoir bu ton café.
La mort est quelquefois un châtiment ; souvent c'est un don ; pour plus d'un, c'est une grâce.
La vie ne cesse pas après les ruptures, le fil du temps ne casse pas.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
L'extension démente du domaine du racisme tue la vie intellectuelle.
Les erreurs font partie du tribut à payer pour une vie bien remplie.
Le véritable secret de la vie est de s'intéresser à une chose profondément et à mille autres suffisamment.