Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
La mort est vraie. Et tout le reste est diversion. Sauf l'amour.
Pour moi, ce chemin vers la mort est lumineux, c'est une libération.
Quand la souffrance est insoutenable, il est doux d'espérer la mort.
La seule chose dont on soit sûr, après la mort, c'est qu'on aide l'herbe et les fleurs à pousser, tout le reste, ce sont des boniments.
Il n'y a qu'une façon sûre d'être plus fort que la mort et de la narguer ici-bas, et c'est de vivre.
Qui aime la mort aime la vie.
Les enfants (...) sont le seul moyen dont nous disposons pour tromper la mort et atteindre l'immortalité.
Les discours racistes sont tous les mêmes : de la haine, de l'arrogance et un immense complexe d'infériorité qui cherche à se combler par la mort et les massacres.
Le découragement est la mort morale.
Je sais que le créateur s'en ira, mais son travail survit. C'est pourquoi, pour échapper à la mort, j'essaie de lier mon âme à mon travail.
La mort n'est jamais qu'un jour dans la vie. Et de surcroît le dernier, à ce qu'il paraît.
La femme est la porte par laquelle on peut pénétrer dans le domaine de la mort comme dans celui de la vie éternelle. Eve est l'arène où la vie et la mort se livrent un combat sans merci.
Sainte stupide litanie, chant merveilleux, joie des pauvres humains promis à la mort, sempiternel duo, immortel duo par la grâce duquel la terre est fecondée.
La mort, quel déshonneur ! Devenir soudain objet...
Si la mort paraît effroyable aux riches, elle doit bien consoler les malheureux.
L'existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
L'homme est un animal qui a la faculté de penser quelquefois à la mort.
Les biographies se terminent généralement par la mort du sujet étudié, conclusion naturelle dont ne bénéficient pas les autobiographies.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
La mort, c'est dur, mais bien moins qu'un caillou dans les lentilles.
Un homme qui réussit son suicide est bien au-delà de la mort car il s'est mesuré à Dieu, en choisissant son heure, et a eu le dernier mot.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
Seule la mort est inutile.
La mort est-elle le dernier sommeil? Non, c'est le dernier et l'ultime éveil.
La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d'un complexe dimensionnel à un autre ?
Premièrement, ne craignez pas les difficultés, et deuxièmement, ne craignez pas la mort.
Et si la mort n'était qu'une infinie répétition du premier jour ?
L'attrait du cinéma tient à la peur de la mort.
On n'est pas d'accord avec la vie tant qu'on n'est pas d'accord avec la mort.
L'image est un accélérateur de violence, dans la mesure où elle affiche la somptuosité, la facilité du geste, y compris de celui qui donne la mort, mais aussi de l'argent.
Les obsédés de la mort sont les ratés de l'amour physique.
La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l'ignorance oscille d'habitude.
La femme ne s'exalte pas, comme l'homme, face à la mort. Parce qu'elle donne la vie, elle accepte aussi la mort.
La mort naturelle est une amie, au fond, pourvu qu'elle ne soit pas trop pressée.
La mort moud sans faire bouillir l'eau.
On écrit pour tuer le temps, pour tuer la mort, pour se guérir d'être en vie.
Autant le malheur est capable de frapper avec la rapidité de l'éclair, autant le bonheur est en général lent. Si lent, en fait que pour la plupart des gens la mort arrive bien avant.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
À la place de leur offrir la liberté, je leur offre la mort.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
La bureaucratie est la mort de tout travail sonore.
La mort n'est qu'un mot, une sorte de signe dont le sens nous échappe.
Nous voulons à tout prix être des conquérants et conquérants nous serons ; mais notre conquête, c'est la mort.
La mort n'est peut-être qu'une absence totale d'amour, qu'une sursaturation de haine.
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
La mort est un fait. Nous n'essayons pas de corriger les faits.