Ecrire, c'est risquer un pas vers la mort. Mais c'est aussi sentir que la résurrection vous brûle les ailes
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.
La mort rattrape ceux qui la fuient.
La vie est unique et considérable mais la mort d'une grande banalité, comme tout ce qui est fatal.
Il faut trois jours à la justice pour décider de la mort d'un homme, et des années pour décider d'un héritage.
La mort d'un homme de talent m'attriste toujours, puisque le monde en a plus besoin que le ciel.
La vieillesse n'est qu'une auberge de maladies, un logis de préoccupations, angoisse continuelle, plaie incurable, peine du passé, chagrin du présent, triste souci de l'avenir, voisine de la mort.
la mort ne doit plus être un tabou.
La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
Si vous tuez mille hommes, la mort de chacun a mille fois moins d'importance que s'il était mort seul.
La liberté n'est pas n'importe quoi ! - Elle est paradoxale ; pas de liberté sans la vie et pas de vie sans la mort !
C'est l'une des plus sûres actions de la mort que de nous faire éprouver l'irrémédiable.
Il y a une voie qui paraît droite à l'homme, dont la fin néanmoins conduit à la mort.
La mort n'a pas de voix, elle entre discrètement en nous pour dissoudre la faiblesse et éterniser la vie.
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
Le couronnement de toute vie humaine est le souvenir qu'on conservera d'elle, et la consolation suprême qu'on promet à l'homme par-delà la mort, c'est la "mémoire éternelle".
Mais pour découvrir la vérité sur la mort des rêves, il ne faut jamais prendre la parole du rêveur.
La vie est la seule chose au monde pour laquelle il vaille la peine de mourir. Et l'amour est la seule chose qui nous permette de mériter pleinement la mort.
La mort est le plus égoïste de nos actes.
Lorsqu'on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l'âme, c'est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes.
C'est quoi la perfection, de toute façon? C'est la mort de la créativité.
La vie comme la mort n'est faite que de détails.
Beaucoup n'ont pas vécu leur vie, espérant s'en tirer avec la mort d'autrui.
Dans ce monde il y a deux attitudes : opter pour la vie et opter pour la mort.
Le souvenir est le début de l'écriture et l'écriture est à son tour le commencement de la mort.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
L'homme n'emporte dans la mort que ce qu'il renonça de posséder dans la vie. En vérité, nous ne laissons ici qu'une écorce vide. Ce qui fait la valeur de ce trésor est en nous-mêmes.
Couple terrible : la vie tremble, la mort rit.
La vie n'a qu'un sens : une ligne qui va de la naissance à la mort. Le reste n'est que broderie.
Lorsque l'on naît, nous ne faisons pas attention aux petits détails de la vie, mais plus la mort se rapproche, plus ces petits détails vous semblent importants à vos yeux.
La naissance et la mort d'un amour s'accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l'intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d'autres y chantent.
La mort signe d'une croix.
Posséder un corps, c'est la vie parce que c'est ce que la mort vous enlève.
Toutes les foules adorent vociférer- même lorsque, pas plus que le chien qui hurle à la mort, elles ne savent pourquoi elles crient.
Il y a des gens qui ne vivent jamais ça, qui restent fermés jusqu'à la mort, par peur du changement.
La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.
Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu'il ne l'était quand vous y êtes venus et quand l'heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n'avez pas perdu votre temps et que vous avez fait de votre mieux.
Le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient.
Les hommes sont toujours plus enfoncés dans la mort. Quel crime ont-ils commis pour vouloir s'en délivrer dans l'oubli ?
La mort est un roman.
La crainte de la mort fait oublier tous les maux, et toutes les incommodités de la vie.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
Une belle vie fait mépriser la mort, et une belle mort fait mépriser la vie.
Pourquoi serait-il plus difficile de mourir, c'est-à-dire de passer de la vie à la mort, que de naître, c'est-à-dire de passer de la mort à la vie ?
L'idée de la mort n'est supportable qu'aux imbéciles.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
C'est trop se laisser surprendre aux vaines descriptions des peintres et des poètes, que de croire la vie et la mort autant semblables que les uns et les autres nous les figurent.
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.
Risque. Piment bien connu de l'amour, qui aime côtoyer le scandale et la mort.