Les écrivains jouissent du privilège mystérieux de faire de la vie avec de la mort ; ils en font, le plus souvent, avec tout ce qui tourne autour de la mort des sentiments.
La célébrité c'est la mort - la célébrité - c'est la pire chose qui peut arriver à un acteur.
La mort, c'est comme l'amour, on ne sait jamais quand elle va vous perdre.
Fumer l'opium, c'est quitter le train en marche ; c'est s'occuper d'autre chose que de la vie, de la mort.
Si un homme a avoué quelque chose sur son lit de mort, c'était la vérité ; car personne ne pouvait regarder la mort en face et mentir.
Comme les musées, les bibliothèques sont un refuge contre le vieillissement, la maladie, la mort.
L'amour est le moyen inventé par la nature pour vaincre la mort.
La mort pour certains hommes n'est pas seulement la mort : elle est la fin du propriétaire.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu'elle pense de la mort.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
Peut-être est-ce justement le signe de la mort ; quand la pensée s'arrête.
Que c'est donc vite fait, la mort des autres.
La mort n'est qu'une idée, mais elle rend toutes les autres possibles.
Rien ne ressemble plus à la mort que la peur qu'on en a.
Le spectacle de la mort, chez les jeunes gens, exalte la passion de vivre.
La vie et la mort sont soumises à la destinée.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
Tous ceux qui vivent ne sont point vivants ; et la mort n'est pas une porte qui s'ouvre en un sens seulement.
La seule atmosphère favorable au créateur est celle de la naissance de l'amour. Le mariage ou toute relation permanente avec une femme est la mort d'un grand artiste.
Il faut avoir le courage de regarder la mort en face : elle est là aussi dans la bêtise, les faiblesses, la laideur des autres, mais si on insiste un peu, ces mauvaises apparences se lèvent et c'est la vie qui apparaît.
Nous passons par des états de corps étranges, comme si la mort nous faisait des signes de tête amicaux.
L'art des contes aide à sourire, à combattre la mort.
La bureaucratie est la mort de l'initiative.
Chaque chose cherche sa perfection dans la mort.
Les souvenirs seuls nous font peur de la mort.
Aimer, la meilleure préparation à la mort.
La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
La mort baptise aussi.
Je défendrai jusqu'à la mort la pureté de la langue française.
Capitaine de tous les bateaux de la mer, je taillai la route avec cette putain de boule au creux du ventre. Ne pas être aimé ! J'en voulais pas de cette vie sans trace ! J'ai appelé la mort plus tard. Elle voulait rien savoir. Malgré la came, l'alcool. Elle ne voulait pas de moi.
En fait, la vie et la mort ne sont que la même personne.
Le vrai sens de de la guerre est la mort, c'est son matériau, sa forme et son contenu, son unique spécialité, son produit final, sa marque de fabrique.
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
La mort, c'est ce qui permet à un homme de se retirer subitement du monde pour aller définitivement se mettre aux vers.
Il n'y a pas un mystère de la mort, il n'existe que des amours.
Plus vous êtes proche de la mort, plus vous vous sentez vivant.
La douleur est un siècle et la mort un moment.
Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu'il touche. Paradoxalement, c'est par la mort qu'ils atteignent l'immortalité.
Si tu as de l'argent emploie-le, car après la mort tout tombe dans le néant.
La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre.
La mort, un méchant quart d'heure à passer, et puis libre !
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Et si la mort n'était qu'un mot ?
La mort vient figer nos traits ; elle crée, pour nous seuls, une patrie de silence et de repos.
Que le Seigneur notre Dieu nous prépare pour chaque événement, puis vient la vie ou la mort - ce n'est pas une grande affaire.
Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
Le destin est plein de trous, et la mort doit se trouver dans l'un de ces trous.