Le charme de la mort n'existe que pour les courageux.
La seule atmosphère favorable au créateur est celle de la naissance de l'amour. Le mariage ou toute relation permanente avec une femme est la mort d'un grand artiste.
Risque. Piment bien connu de l'amour, qui aime côtoyer le scandale et la mort.
L'amour est le moyen inventé par la nature pour vaincre la mort.
Je n'ai pas peur de la mort car l'amour est plus fort que tout.
La mort, c'est le début de l'extase où l'âme ravie entrevoit la vision béatifique.
La mort hypnotise la vie, comme le rêve illusionne la réalité.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
Je suis un libertin mais j'ai sauvé un déserteur de la mort, abandonné par tout son régiment et par son colonel.
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
Comme Hamlet, je dois choisir entre le suicide et la mort.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
Peut-être est-ce justement le signe de la mort ; quand la pensée s'arrête.
La première expérience de la vie, c'est l'imminence de la mort.
Si j'ai peur de la mort, c'est pour faire comme tout le monde.
L'amour est plus froid que la mort.
Tous ceux qui vivent ne sont point vivants ; et la mort n'est pas une porte qui s'ouvre en un sens seulement.
La mort n'est que la dernière nuance de la vie.
Je défendrai jusqu'à la mort la pureté de la langue française.
Je sens que la monotonie et la mort sont presque la même chose.
Du livre pourrait naître l'aspiration à détruire la mort à travers l'affranchissement de la peur.
L'homme ne refuse pas son soupir à la mort qui arrive.
Je n'avais pas peur de la mort. Parce que je sais comment les gens meurent. Je sais comment sont les corps, après.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
Aucun de nos instants qui ne soit éphémère ! La mort est une corde au cou de tout vivant.
Nous sommes tous résignés à la mort ; c'est à la vie que nous n'arrivons pas à nous résigner.
Le présent, ce point invisible, ce néant qui avance lentement vers la mort.
Car la mort opportune est une consolation, pas une consternation, et qui peut à juste titre mourir n'a pas besoin de retard.
La mort ne doit en aucune façon redresser l'image que nous avons d'un homme.
La mort, ce secret qui appartiendra à tout le monde.
Tout, chez tout le monde, n'est que divertissement, dérivatif à la mort.
Le spectacle de la mort, chez les jeunes gens, exalte la passion de vivre.
Ceux qui ont le mieux parlé de la mort sont morts.
La mort, seul bien des tristes affligés.
J'apprends la mort de l'odieux bouddhiste Charcot. Il paraît que, la nuit de son agonie, les malades de la Salpêtrière sautaient comme des bienheureux.
Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu'elle pense de la mort.
La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
Il ne se passe rien, et quand il se passe quelque chose, c'est la mort.
Nous passons par des états de corps étranges, comme si la mort nous faisait des signes de tête amicaux.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Il faut avoir le courage de regarder la mort en face : elle est là aussi dans la bêtise, les faiblesses, la laideur des autres, mais si on insiste un peu, ces mauvaises apparences se lèvent et c'est la vie qui apparaît.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
Et si la mort n'était qu'un mot ?
Le vrai sens de de la guerre est la mort, c'est son matériau, sa forme et son contenu, son unique spécialité, son produit final, sa marque de fabrique.
Tout homme qui craint la mort, n'est capable de rien de grand.
Plus vous êtes proche de la mort, plus vous vous sentez vivant.
Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, Puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres.
La mort, c'est ce qui permet à un homme de se retirer subitement du monde pour aller définitivement se mettre aux vers.
La mort n'est qu'une idée, mais elle rend toutes les autres possibles.
Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu'il touche. Paradoxalement, c'est par la mort qu'ils atteignent l'immortalité.