Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l'ouest, sous prétexte qu'il n'aime pas la lumière matinale.
Une vie après la mort... c'est aussi improbable qu'une vie sexuelle après le mariage.
Toute l'eau de la mer ne va qu'aux genoux de l'homme qui ne craint pas la mort.
Le sommeil et la mort sont des frères jumeaux.
A parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
La mort est quelquefois tout un art de vivre.
La différence entre la vie et la mort est parfois si mince qu'il est préférable de croire que l'on est vivant.
Pour l'homme qui pense, la mort n'est pas une fin mais un commencement.
Les cheveux gris sont les fleurs de la mort.
Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie.
Si la mort était un service public, il y aurait des listes d'attente.
Enfermé dans la souffrance, isolé dans le plaisir, solitaire dans la mort, l'homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.
Immortels, mortels ; mortels, immortels ; notre vie est la mort des premiers et leur vie, notre mort.
La mort fait l'éloge de la vie comme la nuit celle du jour.
Bien sûr qu'il y a des gens honnêtes, sincèrement droits, sur lesquels on peut compter jusqu'à la mort. Mais ils ne sont pas drôles. Tandis qu'une crapule...
Le riche a la vengeance, et le pauvre a la mort.
Chaque fois que je photographie une femme, j'ai l'impression de faire reculer les frontières de la mort.
La mort est bien lourde pour celui qui meurt trop connu des autres mais inconnu de lui-même.
Si tu ne brises pas tes liens pendant la vie Quel espoir de délivrance auras-tu dans la mort ?
La mort est une valeur invariable alors que la douleur est une variable susceptible de croître indéfiniment.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie.
Le sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d'un côté, et l'amour de l'autre.
Il y a deux choses inadmissibles sur la terre : la mort - et les impôts. Mais j'aurais dû citer en premier les impôts.
C'est le bulletin de vote ou la balle, la liberté ou la mort, la liberté pour tous ou la liberté pour personne.
La mort elle-même se désire, non point comme l'évasion suprême qui affranchit de la matérialité, mais comme le couronnement de la chair, son ultime réconciliation avec l'esprit.
Nombreux sont ceux qui vivent et méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement.
La vie la plus heureuse finit avant la mort.
Chaque refus de l'amour est une victoire de la mort.
La mort vous croyez que c'est agréable ? C'est une malédiction, mais ce qu'il y aurait de pire, ça serait de ne pas mourir.
L'acte de mort possède sa propre sémantique, et il n'est pas indifférent de savoir de quelle façon un homme a trouvé la mort, et dans quel élément.
La mort nous égale tous ; c'est où nous attendons les gens heureux : elle rabat leur joie et leur orgueil, et console par là ceux qui ne sont pas fortunés.
La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le coeur.
Pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus.
La vie est un mystère dont la mort est la clé.
La mort ne dure qu'une seconde : la première.
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
L'unique certitude de l'existence est qu'elle ne se renouvelle pas et qu'en marchant vers l'horizon on marche vers la mort...
Je crois, toutes réflexions faites, qu'il ne faut jamais penser à la mort ; cette pensée n'est bonne qu'à empoisonner la vie ; la grande affaire est de ne point souffrir.
L'autarcie culturelle et raciale est une marche à la mort. Elle est tout aussi irréalisable que son contraire, une culture mondiale uniforme.
Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort ?
La vieille puissance de la mort où se symbolisait le pouvoir souverain est maintenant recouverte soigneusement par l'administration des corps et la gestion calculatrice de la vie.
Le jour approche, de l'anniversaire de la mort de mam. J'ai peur, de plus en plus, comme si ce jour-là (25 octobre) elle devait mourir une seconde fois.
Pour l'écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu'à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.
La mort n'a qu'un instant, et la vie en a mille.
La bureaucratie réalise la mort de toute action.
La mort est un sommeil à l'échelle de l'univers.
Ecrire, c'est changer le signe des choses, transformer la douleur passée en jouissance présente, faire de l'art avec la mort.
La mort n'est plus comprise comme la conclusion logique de toute vie, mais comme un accident de parcours. Et comme pour tout accident, il vaut mieux cacher son existence aux survivants.
Un amour qui se meurt, c'est encore de l'amour rien de plus. Dans l'amour, la vie et la mort ne font plus qu'un.
Ne vous attachez qu'aux hommes estimables ; fuyez plus que la mort la société des lâches : nul ne les respecte, pas même leurs semblables.