Seule la mort est inutile.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l'esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle.
La mort n'est peut-être qu'une absence totale d'amour, qu'une sursaturation de haine.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
Désobéir, c'est franchir une ligne symbolique, assumer l'angoisse de la mort.
L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
À la place de leur offrir la liberté, je leur offre la mort.
Je n'ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j'ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.
La mort doit être délicieuse.
Il faut trois jours à la justice pour décider de la mort d'un homme, et des années pour décider d'un héritage.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
La mort est un fait. Nous n'essayons pas de corriger les faits.
La femme ne s'exalte pas, comme l'homme, face à la mort. Parce qu'elle donne la vie, elle accepte aussi la mort.
La mort rend tout d'un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est gênante.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
La mort ne peut être pensée puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
La mort ça n'existe pas.
Réussir sa vie, c'est trouver la mort avant qu'elle ne vous cherche.
Il te faudra franchir la mort pour que tu vives.
Toutes les foules adorent vociférer- même lorsque, pas plus que le chien qui hurle à la mort, elles ne savent pourquoi elles crient.
Les maux du corps donnent l'idée de la mort, les peines de l'âme celles de l'éternité.
La mort vient figer nos traits ; elle crée, pour nous seuls, une patrie de silence et de repos.
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
L'homme n'est pas une créature destinée au bonheur. Voilà. Il est confronté à cette angoisse qui n'existe pas chez l'animal : la conscience du futur. Et plus encore, celle de la mort.
Quoique la mort nous soit épouvantable,A y penser souvent est profitable.
On demande une miette d'amour pour tous les jours. On nous en donne une tonne pour l'éternité, qui est la mort.
Un homme courtois doit, avant d'entrer dans la mort, faire passer sa femme avant lui.
La mort ne vient qu'à l'heure choisie par l'âme.
Ceux qui disent que la vie n'est qu'un assemblage de malheurs veulent dire que la vie même est un malheur. Si elle est un malheur, la mort est donc un bonheur.
la mort ne doit plus être un tabou.
Ma rage d'aimer donne sur la mort comme une fenêtre sur la cour.
La vie est comme une ombre qui passe. La mort aussi. Seule, la douleur demeure. Elle n'en finit pas. Jamais.
Comme si la mort savait conclure Comme si la vie pouvait gagner.
La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps, on pouvait ouvrir l'oeil.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
Non, je ne crains pas la mort. Seulement, je trouve que la providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais de beaucoup qu'on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel.
Vivre signifie sentir et penser, souffrir et jouir ; toute autre vie est synonyme de la mort.
Tu sais ce que c'est un partisan ? C'est un partisan de la vie. On est le parti de la vie contre le parti de la mort. Et Olga c'est ma vie. Et Dolores c'est ma vie. N'oublie jamais ça Pétra : on tue des hommes, mais on est du coté de la vie.
La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu.
La vie est unique et considérable mais la mort d'une grande banalité, comme tout ce qui est fatal.
La ride est une allusion à la mort.
La seule différence que je connaisse entre la mort et la vie, c'est qu'à présent vous vivez en masse, et que dissous, épars en molécules, dans vingt ans d'ici vous vivrez en détail.