La mort n'est-elle pas cela justement, un sommeil sans obligation et sans peine.
Quoi qu'on dise, un mariage raté est quand même plus joyeux qu'un enterrement réussi.
Quand on se tue, c'est pour infliger sa mort aux autres. Il est très rare de voir des suicides élégants.
Le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille.
La mort a un double aspect : elle est le non-être. Mais elle est aussi l'être, l'être atrocement matériel du cadavre.
La vie et la mort sont des événements trop précis, trop implacables pour être accidentels.
Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.
On ne s'habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il faudra s'habituer à la nôtre !
Je ne crois pas qu'il y aura de sursaut. Une civilisation, elle a sa logique de développement. Elle grandit puis elle meurt. Vous n'arrêtez pas la mort d'une civilisation.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
Tout mortel au plaisir a dû son existence ; Par lui le corps agit, le coeur sent, l'esprit pense.
La mort est la seule chose au monde dont nous soyons sûrs. C'est une question de temps. Combien d'années me reste-t-il à vivre ? Je peux aller jusqu'à 90, 92 ans. Ce n'est pas moi qui décide, c'est l'Autre, là-haut.
La mort est le plus égoïste de nos actes.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
Si la mort physique est le prix que je dois payer pour libérer mes frères et soeurs blancs d'une mort permanente de l'esprit, rien ne peut être plus rédempteur.
La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
Celui qui est mort est encore fort pour la vengeance, car la justice divine surveille tout et rendant à chacun suivant ses oeuvres tient pour tous la balance égale.
La mort d'un seul combattant ne suffit pas à arrêter le combat.
La vie doit être dans l'instant, spontanée et fragile. Il n'y a ni perte ni gain.
Je me souviens quand j'avais 26 ans. Mon père est mort quand j'étais jeune et ma mère n'avait pas beaucoup d'argent, alors j'ai pensé: "Je veux avoir un appartement avant l'âge de 26 ans". J'ai donc travaillé dans ce sens, essayant littéralement de faire des économies. Mais parfois, ces plans ne vont pas comme prévu.
A la mort d'un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
Folie toute l'intelligence sans la conscience profonde de la mort et de l'impertinence.
La mort ? Sans importance. La vie ? Sans importance. Ce qu'il faut c'est vaincre.
Au fond, il n'y a qu'un seul chrétien, et il est mort sur la croix.
La différence entre les partisans de la peine de mort et ses adversaires réside dans le fait que les premiers s'identifient d'instinct aux victimes, et les seconds aux assassins.
À partir du moment où l'on décide de se lancer dans une histoire d'amour, il ne faut pas craindre les blessures, les fragilités qu'entraîne toute passion et l'idée de la perte de l'autre, qui peut survenir à chaque instant.
Penser, analyser, inventer ne sont pas des actes normaux, ils constituent la respiration normale de l'intelligence.
La plupart des mécanismes de la vie connaissent des ratés, des failles. La mort jamais.
La mort n'est rien de plus qu'un changement éternel.
Cette nuit de Pâque, je restai longtemps tout sommeil enfui, à me demander si je n'étais pas de ceux qui, toute leur vie, seraient condamnés à hésiter au bord de l'abîme.
Les clameurs d'une femme jalouse sont un poison plus mortel que la morsure d'un chien enragé.