Quand je connaîtrai bien la mort, il sera trop tard pour disserter dessus.
La mort ne révèle point les secrets de la vie.
L'homme ne refuse pas un soupir à la mort qui arrive.
J'crois qu'certains ont croisé l'bonheur, sans s'douter qu'il part vite. Il y a pas la vie sans la mort, mi amor, mais comment te dire qu'elle me tue et qu'c'est pire encore ?
Quand les faibles s'inclinent, les forts les frappent davantage ; quand ils défendent publiquement leurs droits, bravant même la mort, les forts fléchissent - tigres de papier...
La mort vient pour nous tous à la fin.
La gouverne des autres, c'est la mort. Vivre, c'est travailler pour soi.
La mort est un grand bien, puisqu'elle n'est pas un mal.
Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
La mort est le prix que nous devons payer pour notre cerveau et notre personnalité.
Depuis la mort de mes parents, je les croise, dans les rues, même à l'étranger, voûtés, marchant à pas menus. Ils reviennent me hanter sous la forme d'inconnus, tous les seniors de France me parlent d'eux, me donnent de leurs nouvelles.
Les hommes ne sont pas des fourmis. Ils préfèrent la mort à une existence de fourmilière.
On ne communiquait pas mieux dans la mort qu'on ne l'avait fait dans la vie.
La mort, c'est comme une compétition ou chacun espère arriver le dernier.
Des bruits couraient que le ballet La mort du cygne avait été commandité par des bookmakers du nord de l'État de New York et que l'on pariait gros sur la survie de l'oiseau.
Longévité. Prolongation inconfortable de la peur de la mort.
Renversez tout... toujours ! En vous-même ! L'habituel, c'est la mort.
Votre vie n'est pas à vous, elle n'est pas votre bien, et celui qui vit dans l'instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d'intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
La mort, c'est ce qui nous échappe. L'ultime bévue.
On constate de plus en plus que l'immobilité n'existe vraiment que dans la mort...
Pour tout croyant, la mort est une promotion.
C'est la mort qui épice nos baisers.
Il n'y a de progrès, de découverte, que vers la mort.
Qu'emporteras-tu à la mort ? Uniquement ce que tu auras donné.
La mort a tué trop d'hommes pour être inhumaine.
À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.
On se donne comme on peut une existence, une durée, une sorte de gloire, une garantie contre la mort.
S'il y a la moindre vie après la mort, nous le saurons bien assez tôt. S'il n'y en a pas, nous n'existerons plus pour nous plaindre et dire qu'on nous a menti.
Avec cette croyance, l'esprit de vengeance ne me trouble jamais le coeur, le mal ne me fait jamais éprouver une aversion trop vive, l'injustice ne m'écrase jamais jusqu'à m'anéantir; je vis en paix, en pensant à la mort.
On juge entièrement un homme sur sa façon de braver la mort.
Ce n'est plus l'amour, mais autre chose qui est dans l'air et à quoi tout le monde pense, comme à la mort, mais ce n'est pas la mort.
Dieu sait qu' je n'ai pas le fond méchant,je ne souhait' jamais la mort des gens ;Mais si l'on ne mourait plus,J'crèv'rais d'faim sur mon talus...J'suis un pauvre fossoyeur.
L'amour est le paroxysme à la fois de la joie et de la douleur. J'avoue que, dans les périodes de tourment, je peux hurler à la mort, mais toujours en me cachant.
L'ennemi combattit avec une fureur sauvage, et rencontra la mort avec toutes ses horreurs, sans reculer ni se plaindre : pas un ne demanda à être épargné, mais combattit aussi longtemps qu'ils pouvaient se tenir debout ou s'asseoir.
Si loin s'étend la mort, tant elle prend de place, que je ne sais plus où mourir.
L'espérance ne vient qu'à la mort.
Je me rends compte que, même si je suis un personnage public, c'est l'expérience la plus solitaire que j'aurai jamais vécue. Je suis seul face à la mort. C'est finalement une position très zoulou...
Supporter de vivre jusqu'à la mort.
A une vie toute de songe la mort ne peut faire mal.
Je crois qu'on meurt quand on n'a plus envie de vivre. Quelles que soient les circonstances de la mort. Beaucoup de ceux que j'ai connus et qui sont partis n'avaient plus envie de vivre.
La maladie, Calliope, travaille à la fois le champ de la vie et celui de la mort. Elle nous fait peur, elle nous égare, mais l'existence n'est-elle pas troublante, exigeante comme le petit enfant. La maladie est vigilante, elle nous prévient, elle sait combien le mal est nécessaire et secourable au bien.
Je ne sais pas ce qui m'inquiète à propos de la mort : sans doute les horaires.
Nous allons vers la mort en gardant nos secrets, le plus souvent sans nous être connus.
La mort n'est que l'interruption de l'échange entre l'âme et le monde.
Je ne pense pas que quiconque soit prêt pour la mort. Vous ne pouvez qu'espérer que quand elle approche, vous vous sentez comme vous avez dit ce que vous vouliez dire. Personne ne veut sortir à mi-phrase.
C'est au contraire du fait que nous sommes humains, et que nous vivons dans la sombre perspective de la mort, que nous connaissons la violence exaspérée, la violence désespérée de l'érotisme.
Défie la mort, les gens te craindront.
Ce voeu de retour à la paix, l'humanité le doit à des centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, pour le seul fait de leur nationalité ou de leur origine ethnique, ont été vouées à la mort ou à une progressive extinction.
Ce qui me paraît être le terme de mes débordements sexuels : une incandescence géométrique (entre autres, point de coïncidence de la vie et de la mort, de l'être et du néant) et parfaitement fulgurante.
Tous les voyeurs morbides entrent par la petite porte et sortent par l'entrée. Il paraît que tout ce qu'ils voient d'elle, c'est qu'elle a l'air toute vieille et mitée, et son nez a déjà pourri... (parle de la mort d'Édith Piaf)