Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts.
La mort nous guette tous, nulle part où s'enfuir.
Je n'attends pas la mort, mais elle n'aura qu'à entrer : ma porte sera ouverte.
La mort, c'est tellement obligatoire que c'est presque une formalité.
La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte.
La mort est ce merveilleux instant ou le lâcher-prise devient spontané.
La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin.
Tout homme a besoin de s'attacher à une bouée spirituelle ou superstitieuse, tourmenté qu'il est par le mystère de l'inconnu, notamment celui du secret de la mort.
La mort n'est pas triste ; ce qui est triste, c'est que les gens ne vivent pas vraiment.
C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
La crainte du Seigneur est une source de vie pour éviter la chute qui donne la mort.
Il n'y a de peine irrémédiable, sauf la mort.
La fuite est futile, nous sommes tous prisonniers au milieu d'un cercle, quelle que soit la façon dont nous vivons notre vie, l'anéantissement nous attend, la mort n'oublie personne.
Il est évident que nous nous précipitons vers quelque entraînante découverte, - quelque incommunicable secret dont la connaissance implique la mort.
Pour certains la mise à la retraite est plus cruelle que la mort d'un être cher.
La mort n'est pas si grave que ça. C'est juste de perdre les gens qu'on aime qui fait mal.
La mort d'une mère et un siège en pierre font mal avec le temps.
La mort est une coupe que tous les hommes doivent boire, et le tombeau est une porte par où ils doivent tous passer.
Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.
Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort ; Le brave ne goûte jamais la mort qu'une fois.
Mais ce n'est pas vos cris que je veux, seulement votre vie. Je me souviens de ce que vous m'avez dit. Seule la mort peut payer pour une vie.
La mort n'a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n'y pensera plus.
Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard.
La vie s'enfuit et jamais ne s'arrête, la mort vient sur ses pas à étapes forcées.
On pleure ainsi parce qu'on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre.
Pourquoi la vie si vers la mort, tu te destines avec ton corps ? Pourquoi l'esprit, si toute ta vie... n'est que routine qui t'envahie ?
La mort c'est la fin de tout, c'est la cassure définitive et l'impossibilité totale d'obtenir la moindre réponse à la plus petite question.
La mort ne m'impressionne pas, j'ai moi-même, en effet, l'intention bien arrêtée de mourir un jour.
Plus absurde est la vie, moins supportable est la mort.
Ce n'est pas que j'ai peur de la mort, je veux juste ne pas être là quand ça arrivera.
C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie.
Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.
Le mariage est la mort morale de toute indépendance.
La mort a une curieuse façon de faire le tri parmi les priorités.
Après la mort, il n'y a rien, et la mort elle-même n'est rien.
La vie écrit au crayon. La mort passe la gomme.
La mort est une part d'impôt.
La mort, c'est un peu comme une connerie. Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort. Ce sont les autres qui sont tristes. Le con, c'est pareil.
Une heure après la mort, notre âme évanouie Sera ce qu'elle était une heure avant la vie.
Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord. Lèvres, lit de l'amour profond comme la mort !
Les hommes ont peur de la mort, comme les enfants du noir ; chez les enfants cette peur est due aux histoires qu'on leur raconte, chez les hommes aussi.
La mort est un sommeil qui met fin à nos rêves. Oh, que nous soyons autorisés à nous réveiller avant que la mort ne nous réveille.
Le fils est la mort du père, c'est certain, mais pour le grand-père, le petit-fils est une sorte de renaissance ou de revanche.
La baguette de sureau, la plus puissante baguette jamais fabriquée. La Pierre de résurrection, la cape d'invisibilité, ensembles elles forment les reliques de la mort. Ensemble elles font de vous, le maître de la mort.
Le poète meurt de l'inspiration comme le vieillard de la vieillesse. La mort est au poète ce que le point final est au manuscrit.
La mort doit être une belle aventure.
La beauté est une omniprésence de la mort et du charme, une tristesse souriante qu'on discerne dans la nature et en toute chose.
Ô vierge, ne perd point l'espoir, Cueille dès maintenant les fleurs de la vie, Car la mort est si pressée, Que le frêle bouton qui s'ouvre aujourd'hui, Aura bientôt trépassé.
La vie n'est qu'une journée Et la mort qu'une nuit.