La mort est la fin de la vie physique et le passage dans un ailleurs qui demeure mystérieux.
Toutes les déceptions de pensée et d'espérance, tout cela est secondaire. Le seul malheur irréparable, c'est la mort de ceux qu'on aime.
Il faut se suicider jeune quand on veut profiter de la mort.
Le poète meurt de l'inspiration comme le vieillard de la vieillesse. La mort est au poète ce que le point final est au manuscrit.
Ô vierge, ne perd point l'espoir, Cueille dès maintenant les fleurs de la vie, Car la mort est si pressée, Que le frêle bouton qui s'ouvre aujourd'hui, Aura bientôt trépassé.
Les fous du ciel trouvent grisant d'être suspendus entre l'illusion d'immortalité et la réalité de la mort.
La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu'une pièce qui l'intéresse infiniment finisse.
La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte.
Un poète est plus proche de la mort que de la philosophie, plus près de la souffrance que de l'intellect, plus près du sang que de l'encre.
Pour moi, chaque année qui passe est un coup de poignard dans ma jeunesse, un pas de plus vers la mort.
Je n'ai pas vraiment peur de la mort. Je pense à la vie.
Sans connaissance, la vie n'est que l'ombre de la mort.
Il est évident que nous nous précipitons vers quelque entraînante découverte, - quelque incommunicable secret dont la connaissance implique la mort.
On pleure ainsi parce qu'on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre.
La mort n'est pas triste ; ce qui est triste, c'est que les gens ne vivent pas vraiment.
La mort est la maladie des bien portants et des malades. Quand on n'est pas malade, on est encore quelqu'un qui doit mourir.
Il vaut mieux penser à la mort le matin, parce que le soir, ce serait trop triste.
C'est ça, la culture : c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.
La mort d'un seul combattant ne suffit pas à arrêter le combat.
La mort est un sommeil qui met fin à nos rêves. Oh, que nous soyons autorisés à nous réveiller avant que la mort ne nous réveille.
La mort, c'est tellement obligatoire que c'est presque une formalité.
Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.
La mort c'est la fin de tout, c'est la cassure définitive et l'impossibilité totale d'obtenir la moindre réponse à la plus petite question.
La souffrance a son côté de joie, le désespoir a sa douceur et la mort a un sens.
Une heure après la mort, notre âme évanouie Sera ce qu'elle était une heure avant la vie.
Le fils est la mort du père, c'est certain, mais pour le grand-père, le petit-fils est une sorte de renaissance ou de revanche.
Le seul alchimiste capable de tout changer en or est l'amour. L'unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, c'est l'amour.
Tout homme a besoin de s'attacher à une bouée spirituelle ou superstitieuse, tourmenté qu'il est par le mystère de l'inconnu, notamment celui du secret de la mort.
C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie.
L'acceptation, c'est la mort. Il faut lutter toujours, ne pas se laisser abattre, réinventer la vie.
Ce n'est pas que j'ai peur de la mort, je veux juste ne pas être là quand ça arrivera.
La mort est ce merveilleux instant ou le lâcher-prise devient spontané.
Grande est la mort, le sourire aux lèvres nous lui appartenons.
La mort d'une mère et un siège en pierre font mal avec le temps.
Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord. Lèvres, lit de l'amour profond comme la mort !
La mort ne m'impressionne pas, j'ai moi-même, en effet, l'intention bien arrêtée de mourir un jour.
Le mariage est la mort morale de toute indépendance.
La mort n'a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n'y pensera plus.
La mort, nous privant de toute possibilité de souffrance, doit être attendue comme une béatitude.
Car c'est être poète que regarder la vie et la mort en face, et réveiller les étoiles dans le néant des coeurs.
Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
La vie s'enfuit et jamais ne s'arrête, la mort vient sur ses pas à étapes forcées.
Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.
La crainte du Seigneur est une source de vie pour éviter la chute qui donne la mort.
La mort est la seule liberté que connaisse l'esclave.
La mort n'est pas la dernière fin, il nous reste encore à mourir chez les autres.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
Entre la mort et la lâcheté, choisis sans hésiter la mort !
La mort, c'est un peu comme une connerie. Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort. Ce sont les autres qui sont tristes. Le con, c'est pareil.
L'horreur, ce n'est pas la mort, mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir.