L'éternité vient dans le temps, l'immensité dans la mesure, le Créateur dans la créature, Dieu dans l'homme, la vie dans la mort...
On pleure ainsi parce qu'on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre.
La mort nous guette tous, nulle part où s'enfuir.
Les fous du ciel trouvent grisant d'être suspendus entre l'illusion d'immortalité et la réalité de la mort.
La mort, nous privant de toute possibilité de souffrance, doit être attendue comme une béatitude.
La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte.
C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie.
La mort est une coupe que tous les hommes doivent boire, et le tombeau est une porte par où ils doivent tous passer.
La mort, c'est tellement obligatoire que c'est presque une formalité.
La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin.
La mort n'est pas triste ; ce qui est triste, c'est que les gens ne vivent pas vraiment.
Tout homme a besoin de s'attacher à une bouée spirituelle ou superstitieuse, tourmenté qu'il est par le mystère de l'inconnu, notamment celui du secret de la mort.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
La mort est ce merveilleux instant ou le lâcher-prise devient spontané.
Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort ; Le brave ne goûte jamais la mort qu'une fois.
C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.
La crainte du Seigneur est une source de vie pour éviter la chute qui donne la mort.
La mort n'est pas si grave que ça. C'est juste de perdre les gens qu'on aime qui fait mal.
La mort n'a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n'y pensera plus.
Je n'attends pas la mort, mais elle n'aura qu'à entrer : ma porte sera ouverte.
La mort est la seule liberté que connaisse l'esclave.
La mort d'une mère et un siège en pierre font mal avec le temps.
Il est évident que nous nous précipitons vers quelque entraînante découverte, - quelque incommunicable secret dont la connaissance implique la mort.
La fuite est futile, nous sommes tous prisonniers au milieu d'un cercle, quelle que soit la façon dont nous vivons notre vie, l'anéantissement nous attend, la mort n'oublie personne.
Pour moi, chaque année qui passe est un coup de poignard dans ma jeunesse, un pas de plus vers la mort.
Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.
Pour certains la mise à la retraite est plus cruelle que la mort d'un être cher.
La mort ne peut être imaginée, puisqu'elle est absence d'images. Elle ne peut-être pensée, puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels.
Plus absurde est la vie, moins supportable est la mort.
Mais ce n'est pas vos cris que je veux, seulement votre vie. Je me souviens de ce que vous m'avez dit. Seule la mort peut payer pour une vie.
La vie s'enfuit et jamais ne s'arrête, la mort vient sur ses pas à étapes forcées.
La mort ne m'impressionne pas, j'ai moi-même, en effet, l'intention bien arrêtée de mourir un jour.
Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard.
Après la mort, il n'y a rien, et la mort elle-même n'est rien.
La mort c'est la fin de tout, c'est la cassure définitive et l'impossibilité totale d'obtenir la moindre réponse à la plus petite question.
Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.
Sans connaissance, la vie n'est que l'ombre de la mort.
Pourquoi la vie si vers la mort, tu te destines avec ton corps ? Pourquoi l'esprit, si toute ta vie... n'est que routine qui t'envahie ?
Ô vierge, ne perd point l'espoir, Cueille dès maintenant les fleurs de la vie, Car la mort est si pressée, Que le frêle bouton qui s'ouvre aujourd'hui, Aura bientôt trépassé.
Le mariage est la mort morale de toute indépendance.
La mort est un sommeil qui met fin à nos rêves. Oh, que nous soyons autorisés à nous réveiller avant que la mort ne nous réveille.
La mort a une curieuse façon de faire le tri parmi les priorités.
Ce n'est pas que j'ai peur de la mort, je veux juste ne pas être là quand ça arrivera.
Une mort d'homme, ça n'existe pas. Il y a la mort tout court.
Le fils est la mort du père, c'est certain, mais pour le grand-père, le petit-fils est une sorte de renaissance ou de revanche.
Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord. Lèvres, lit de l'amour profond comme la mort !
La beauté est une omniprésence de la mort et du charme, une tristesse souriante qu'on discerne dans la nature et en toute chose.
La mort a un double aspect : elle est le non-être. Mais elle est aussi l'être, l'être atrocement matériel du cadavre.
Le poète meurt de l'inspiration comme le vieillard de la vieillesse. La mort est au poète ce que le point final est au manuscrit.
Les hommes ont peur de la mort, comme les enfants du noir ; chez les enfants cette peur est due aux histoires qu'on leur raconte, chez les hommes aussi.