La mort, c'est avec le temps qu'elle nous écrase, nous les survivants.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
Les païens ont divinisé la vie et les chrétiens ont divinisé la mort.
Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort - notre amour se poursuivra pendant des générations.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
La clémence ouvre le chemin à la vie, la recherche du mal conduit à la mort.
Désobéir, c'est franchir une ligne symbolique, assumer l'angoisse de la mort.
Les livres de théâtre scellent la mort de la jouissance que procurent le spectacle.
La personne humaine, si dépendante qu'elle soit des moindres accidents de la matière, existe de l'existence même de son âme, qui domine le temps et la mort. C'est l'esprit qui est la racine de la personnalité.
La comédie est écrite pour triompher de la peur de la mort.
Les Hommes n'aiment pas la vie et pourtant ils ont peur de la mort.
La vie n'est que la mort qui vibre.
La mort est une affaire très monotone et ennuyeuse, mon conseil est de ne jamais avoir affaire à elle.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère comme son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort; le vaillant n'a jamais goûté à la mort qu'une seule fois.
Si la mort n'est rien, le "mourir" est difficile.
La mort doit être délicieuse.
Sans la mort, y aurait-il la vie ? Et sans la haine y aurait-il l'amour qui engendre la vie dans le ventre des humains ?
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
Ca vous a un côté sinistre la photographie... c'est de la mort en image.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.
Il y a des gens à qui la mort donne une existence.
L'homme n'est pas une créature destinée au bonheur. Voilà. Il est confronté à cette angoisse qui n'existe pas chez l'animal : la conscience du futur. Et plus encore, celle de la mort.
Le lâche craint la mort, et c'est tout ce qu'il craint.
Si la mort physique est le prix que je dois payer pour libérer mes frères et soeurs blancs d'une mort permanente de l'esprit, rien ne peut être plus rédempteur.
Réussir sa vie, c'est trouver la mort avant qu'elle ne vous cherche.
La mort n'est qu'un rite de passage.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
Seule une bonne et belle vie, bien remplie, bien pleine, pas ratée, permet d'aborder sereinement la mort.
La mort rend tout d'un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout.
Je ne tiens pas assez à la vie pour craindre la mort.
La mort ? Je suis prêt.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Pour savoir ce qu'il y après la mort, il suffit de savoir ce qu'il y a avant la vie.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
Il y a un langage pour la mort comme il y a un langage pour la vie.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
Le soleil c'est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l'esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire
Pour ceux qui n'acceptent pas de quitter la terre, la mort est un avenir intolérable.
En apprenant à connaître les maux de la nature, on méprise la mort ; en apprenant à connaître ceux de la société, on méprise la vie.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.
La mort ne vient qu'à l'heure choisie par l'âme.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
La haine est la plus grande affaire de la vie. Les sages qui ne haïssent plus sont mûrs pour la stérilité et pour la mort.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
La mort égalise toutes les conditions.