La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
À la place de leur offrir la liberté, je leur offre la mort.
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
La mort n'est peut-être qu'une absence totale d'amour, qu'une sursaturation de haine.
Si la mort n'est rien, le "mourir" est difficile.
Désobéir, c'est franchir une ligne symbolique, assumer l'angoisse de la mort.
La bureaucratie est la mort de tout travail sonore.
Autant le malheur est capable de frapper avec la rapidité de l'éclair, autant le bonheur est en général lent. Si lent, en fait que pour la plupart des gens la mort arrive bien avant.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort - notre amour se poursuivra pendant des générations.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
La mort, c'est avec le temps qu'elle nous écrase, nous les survivants.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
La comédie est écrite pour triompher de la peur de la mort.
La vie n'est que la mort qui vibre.
La clémence ouvre le chemin à la vie, la recherche du mal conduit à la mort.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
La mort est un fait. Nous n'essayons pas de corriger les faits.
Pour ceux qui n'acceptent pas de quitter la terre, la mort est un avenir intolérable.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
Je ne tiens pas assez à la vie pour craindre la mort.
Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort; le vaillant n'a jamais goûté à la mort qu'une seule fois.
La mort est une affaire très monotone et ennuyeuse, mon conseil est de ne jamais avoir affaire à elle.
La mort doit être délicieuse.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère comme son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.
Il y a des gens à qui la mort donne une existence.
Sans la mort, y aurait-il la vie ? Et sans la haine y aurait-il l'amour qui engendre la vie dans le ventre des humains ?
Le lâche craint la mort, et c'est tout ce qu'il craint.
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
Seule une bonne et belle vie, bien remplie, bien pleine, pas ratée, permet d'aborder sereinement la mort.
Ca vous a un côté sinistre la photographie... c'est de la mort en image.
Si la mort physique est le prix que je dois payer pour libérer mes frères et soeurs blancs d'une mort permanente de l'esprit, rien ne peut être plus rédempteur.
On baise parce que c'est ça de pris sur la mort.
L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt.
La mort rend tout d'un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout.
L'homme n'est pas une créature destinée au bonheur. Voilà. Il est confronté à cette angoisse qui n'existe pas chez l'animal : la conscience du futur. Et plus encore, celle de la mort.
La mort ne vient qu'à l'heure choisie par l'âme.
La mort donne du prestige.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle.
Réussir sa vie, c'est trouver la mort avant qu'elle ne vous cherche.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
Il faut songer quelquefois à la mort, cette seule pensée peut nous apprendre à bien vivre.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.
La mort ça n'existe pas.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
La vraie communion est dans la mort.