La mort est un fait. Nous n'essayons pas de corriger les faits.
La vie nous éloigne bien plus des êtres que la mort.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
Nous voulons à tout prix être des conquérants et conquérants nous serons ; mais notre conquête, c'est la mort.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
La mort est-elle le dernier sommeil? Non, c'est le dernier et l'ultime éveil.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
La mort est une affaire très monotone et ennuyeuse, mon conseil est de ne jamais avoir affaire à elle.
Sans la mort, y aurait-il la vie ? Et sans la haine y aurait-il l'amour qui engendre la vie dans le ventre des humains ?
L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.
La personne humaine, si dépendante qu'elle soit des moindres accidents de la matière, existe de l'existence même de son âme, qui domine le temps et la mort. C'est l'esprit qui est la racine de la personnalité.
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
Le lâche craint la mort, et c'est tout ce qu'il craint.
La femme ne s'exalte pas, comme l'homme, face à la mort. Parce qu'elle donne la vie, elle accepte aussi la mort.
Pour savoir ce qu'il y après la mort, il suffit de savoir ce qu'il y a avant la vie.
Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort - notre amour se poursuivra pendant des générations.
La mort n'est qu'un mot, une sorte de signe dont le sens nous échappe.
Si la mort n'est rien, le "mourir" est difficile.
Ca vous a un côté sinistre la photographie... c'est de la mort en image.
Réussir sa vie, c'est trouver la mort avant qu'elle ne vous cherche.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère comme son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
L'homme n'est pas une créature destinée au bonheur. Voilà. Il est confronté à cette angoisse qui n'existe pas chez l'animal : la conscience du futur. Et plus encore, celle de la mort.
Les maux du corps donnent l'idée de la mort, les peines de l'âme celles de l'éternité.
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
La mort rend tout d'un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt.
Seule une bonne et belle vie, bien remplie, bien pleine, pas ratée, permet d'aborder sereinement la mort.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.
La mort ne vient qu'à l'heure choisie par l'âme.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
La mort doit être délicieuse.
Si la mort physique est le prix que je dois payer pour libérer mes frères et soeurs blancs d'une mort permanente de l'esprit, rien ne peut être plus rédempteur.
La reproduction est le commencement de la mort.
La mort égalise toutes les conditions.
Le soleil c'est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
La mort ? Je suis prêt.
La vraie communion est dans la mort.
La mort n'est qu'un rite de passage.
Aller vers la solitude des grandes villes, c'est aussi aller vers la mort.
Je préfère ne pas penser à la mort, ou alors à celle des autres, c'est plus gai.
Il y a un langage pour la mort comme il y a un langage pour la vie.
La haine est la plus grande affaire de la vie. Les sages qui ne haïssent plus sont mûrs pour la stérilité et pour la mort.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l'esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire
Les soldats qui défilent sous les arcs de triomphe sont ceux qui ont déserté la mort.