Si tu as de l'argent emploie-le, car après la mort tout tombe dans le néant.
J'ai volontairement disparu des médias pour des raisons personnelles. Mon mariage battait de l'aile. J'ai donc pris du recul.
Une tombe est toujours la plus sûre forteresse contre les assauts du destin.
La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
C'est l'ombre de la mort qui donne relief à la vie.
Ma vie est une somme de futurs antérieurs destinée à ne rien perdre, une façon comme une autre d'envisager l'avenir sans vraiment s'y soumettre. Se projeter en avant pour revenir en arrière.
Ce verdict était tombé comme un couperet. La duchesse avait eu des ancêtres guillotinés. Un moment, on crut voir passer leurs fantômes.
Avez-vous la monnaie de ma pièce ? Personne au monde ne peut avoir la monnaie de ma pièce.
Verser de l'argent ès mains d'un percepteur ressemble terriblement à l'opération niaise qui consiste en le jet d'une pareille somme dans un abîme probablement sans fond.
Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face.
Le découragement est, en toute chose, ce qu'il y a de pire ; c'est la mort de la virilité.
Creuse, fossoyeur, creuseA ma belle amoureuseUn tombeau bien profond,Avec ma place au fond.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
Côtoyer la mort vous transforme profondément, durablement. Je suis devenu plus sensible, plus tolérant, plus ouvert aux autres.
La liberté n'est pas n'importe quoi ! - Elle est paradoxale ; pas de liberté sans la vie et pas de vie sans la mort !
J'ai été une star ! Ce qui ne veut absolument rien dire. Je suis comme les oiseaux, ce qui m'est tombé dessus, je l'ai pris, sans le refuser, ni faire des pieds et des mains pour l'obtenir.
La mort attrape d'abord ceux qui courent.
Tombe-t-on en amitié comme on tombe en amour ?
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
La mort moud sans faire bouillir l'eau.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
La mort fut le premier mystère ; elle mit l'homme sur la voie des autres mystères. Elle éleva sa pensée du visible à l'invisible, du passager à l'éternel, de l'humain au divin.
Le désespoir est à la mort ce que le beurre de cacao est au suppositoire : un excipient qui rend plus facile le passage.
Souvent même la crainte de la mort pénètre les humains d'une telle haine de la vie qu'ils se donnent volontairement la mort dans l'excès de leur détresse, oubliant que la source de leurs peines est cette crainte elle-même.
Toutes les inventions jolies et charmantes pour ceux qui ont les moyens d'en jouir valent-elles, vraiment, la somme de misère et de souffrance que nos civilisations produisent ?
Tout se réduit en somme au désir et à l'absence de désir. Le reste est nuance.
Tout est provisoire : l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi. La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise. Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis tout [...] â–º Lire la suite
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin, surgir l'oeuvre du malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité se fait le berger des faibles qu'il guide [...] â–º Lire la suite
Tout ce qui est tombé dans le domaine du fonctionnarisme est à peu près stationnaire ; il est douteux qu'on enseigne mieux aujourd'hui que du temps de François Ier ; et je ne pense pas que personne s'avise de comparer l'activité des bureaux ministériels à celle d'une manufacture.
En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort !