Ce qui attend les hommes après la mort, ce n'est ni ce qu'ils espèrent ni ce qu'ils croient.
Un homme sage ni ne se laisse gouverner, ni ne cherche à gouverner les autres : il veut que la raison gouverne seule, et toujours.
La mort d'un chat présage la décadence de la maison.
La mort rend égales toutes les choses.
On ne s'habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il faudra s'habituer à la nôtre !
Existe-t-il au-delà de la silencieuse nuit Un jour sans fin ? La mort est-elle une porte conduisant vers la lumière ? Nous ne le pouvons dire.
Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.
Un Dieu naît. D'autres meurent. La vérité n'est ni venue ni partie : l'Erreur seule a changé.
Un Basque n'est ni Français, ni Espagnol ; il est basque et c'est tout.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
Du vivant de son père, observez les intentions d'un homme. Après la mort de son père, observez son comportement : si, pendant trois ans, il ne s'écarte pas de la voie que lui a tracée son père, on peut dire que c'est un bon fils.
Un grand coeur ne se dénie jamais, ni dans la bonne ni dans la mauvaise fortune.
Aujourd'hui je surveille sur mes mains le relief croissant des veines et la multiplication des petites tâches brunes que l'on peut appeler de leur vieux nom populaire, un peu oublié: "les pâquerettes du cimetière". Je n'éprouve pas de réel plaisir à raconter ça, mais je le reconnais, une profonde et savoureuse amertume.
Je ne confierais pas une souris à une femme s'il était possible d'avoir le jugement d'un homme.
Celui qui attend de l'expérience ce qu'elle ne peut donner s'éloigne de la raison.
On n'accepte en réalité la vieillesse et la mort qu'à l'heure où elles arrivent.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
Le possible est d'hier et il a eu lieu : l'impossible seul reste encore à naître.
La mort n'est que le milieu d'une longue vie.
- Ben, que penses-tu de la mort ?- La mort, la vie...ça ne peut pas se séparer, ça se regarde ensemble.
Visage et discours sont liés. Le visage parle. Il parle en ceci que c'est lui qui rend possible et commence tout discours.
Ni pharmacien ni docteur pour guérir le mal d'amour.
Aimez le chocolat à fond, sans complexe ni fausse honte, car rappelez-vous : "sans un grain de folie, il n'est point d'homme raisonnable."
Vous construisez sur un échec. Vous l'utilisez comme un tremplin. Ferme la porte sur le passé. Vous n'essayez pas d'oublier les erreurs, mais vous ne vous attardez pas dessus. Vous ne le laissez pas avoir votre énergie, ni votre temps, ni votre espace.
Le découragement est, en toute chose, ce qu'il y a de pire ; c'est la mort de la virilité.
Ne crains pas d'étonner ni de déplaire ; mais ne cherche jamais à étonner ou à déplaire.
J'ai un ami qui a été mort pendant un an, c'était il y a très longtemps, pour d'obscures raisons fiscales.
Ce sport m'a tellement donné que mon espoir serait de rendre autant que possible pour autant que possible.
On dit "une belle mort", comme si la mort pouvait avoir droit à l'esthétique, au raffinement et à la souplesse.
On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on [...] â–º Lire la suite
Vieillir, c'est découvrir la transparence, brûler les frontières, fondre les limites, abattre les paravents... Y-a-t-il plus passionnant voyage que celui de la vie ? Jusqu'à la mort incluse ?