Le religion unit les hommes dans les mêmes dogmes, la politique les unit dans les mêmes principes, et la philosophie les renvoie dans les bois : c'est la dissolvant de la société.
L'excès le plus grand où puisse aller la tolérance n'a jamais été suivi de la plus légère dissension.
L'art et la religion ne sont pas deux choses, mais plutôt l'envers et l'endroit d'une même étoffe.
Je crois en une religion qui croit en la liberté.
Une religion sans surnaturel, cela me fait penser à une annonce que j'ai lue ces années-ci dans les grands journaux : vin sans raisin.
J'affirme que le sentiment religieux cosmique est le motif le plus puissant et le plus noble de la recherche scientifique.
Le néolibéralisme n'est pas un programme économique - c'est un programme politique conçu pour produire le désespoir et tuer toute alternative future.
Le corps politique est comme un arbre : à mesure qu'il s'élève, il a autant besoin du ciel que de la terre.
Les partisans de M. Mitterrand ont attaché son nom au concept de génération. Mon ambition serait d'attacher le mien à celui de régénération.
La politique est surtout le fait des classes moyennes.
La bonne politique est de faire croire aux peuples qu'ils sont libres.
Ce prétendu progrès moderne dans l'ordre politique n'est donc qu'une évolution, un accident de ce moment précis. Nous pouvons demain embrasser le despotisme avec la fureur que nous avons mise à nous rendre indépendants de tout frein.
La politique dénature et ruine l'amitié.
Les hommes ont ceci de commun, ils se rencontrent là où la politique les divise.
La politique est l'art d'oublier que la véritable sincérité ne consiste pas à dire tout ce que l'on pense, mais à penser tout ce que l'on dit.
Ce souci est au coeur de l'Introduction à l'Origine de la géométrie, texte que j'avais choisi de traduire en particulier parce que Husserl y bute sur l'écriture. J'avais alors insisté sur le statut de la chose écrite dans l'histoire de [...] â–º Lire la suite
La société politique contemporaine : une machine à désespérer les hommes.
La religion et l'amour ont ceci de commun, qu'ils conduisent à des instants paroxystiques.
Si l'athée est un esprit faible et pardonnable, le philosophe religieux est un déicide politique, qui usurpe sciemment les fonctions de l'Être suprême.
Une religion qui ne donne rien, ne coûte rien et ne souffre rien, ne vaut rien.
La vérité est comme la religion : elle n'a que deux ennemis, le trop et le trop peu.
Dieu est mort, mais l'homme n'est pas, pour autant, devenu athée. Ce silence du transcendant, joint à la permanence du besoin religieux chez l'homme moderne, voilà la grande affaire aujourd'hui comme hier.
Les Américains adorent parler de la Constitution et de la façon dont elle protège les droits de chaque citoyen et promet la liberté à chaque citoyen, mais c'est aussi un pays basé sur le racisme et ils n'en parlent pas [...] â–º Lire la suite
Les premiers principes de la philosophie que j'ai appelée "consciencisme" ont donc deux aspects : tout d'abord j'affirme l'existence indépendante et absolue de la matière ; ensuite j'affirme qu'elle peut se mouvoir spontanément. En vertu de ces deux premiers principes, le consciencisme est une philosophie profondément matérialiste.
Soyez cool et tout ira bien. C'est la religion du rock & roll.
Le christianisme est la religion de la sortie de la religion.
La majeure partie de l'énergie du travail politique est consacrée à corriger les effets de la mauvaise gestion du gouvernement.
Plus une Eglise est jeune, plus elle a besoin de la rencontre avec la radicalité de l'Evangile.
La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où l'esprit est exclu.
Il n'est pas difficile d'être un humoriste quand toute la classe politique travaille pour vous.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez.