Tout n'est pas politique, mais la politique s'intéresse à tout.
La mort rend tout d'un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout.
Un bon discours politique ne doit émettre que des idées avec lesquelles tout le monde est déjà d'accord avant !
Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au delà de ces limites, c'est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte.
Que la droite française comprenne que si Marine Le Pen est élue, ou si elle fait un très gros score, c'est eux qui seront liquidés aux législatives et leur famille politique sera liquidée.
Je suis éternellement reconnaissant au destin et aux citoyens russes de m'avoir fait confiance pour être à la tête du gouvernement russe.
De même que les peuples ne sont pas longtemps gouvernés par une politique de pur sentiment, les hommes ne le sont pas par le souvenir de leur rêve.
L'argent n'a jamais été important pour moi. Je viens des ordures. Je suis un rat d'égout qui a réussi ici. Je n'ai aucun intérêt pour l'argent.
Attention, des déclarations très importantes en politique cette semaine, Raymond Barre a dit : « il faut mettre d'urgence un frein à l'immobilisme ». Ce à quoi Chirac a rétorqué : « les portes de l'avenir sont ouvertes à ceux qui savent les pousser ».
On notera qu'en politique comme ailleurs, on ne dit "la confiance règne" que si elle ne règne pas.
Il y a bien trop d'hommes en politique et pas assez ailleurs.
Selon moi, il y a trois personnes responsables de l'immense gâchis du quinquennat qui se termine : (le chef de l'État) François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron, qui a été son conseiller et l'inspirateur d'une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et (l'ex-Premier ministre) Manuel Valls.
Je ne suis pas intéressé à préserver le statu quo; Je veux le renverser.
Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu'un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable. C'est notre devoir.
N'est-ce pas finalement une piètre idée du politique, que de penser qu'il ne peut advenir au langage que sous la forme d'un discours directement politique ?
Le gouvernement parlementaire n'est pas tant le gouvernement de la tribune ; et même, il n'est pas tant le gouvernement des commissions ; il est le gouvernement des couloirs.
Gauche ou droite, le monopole du coeur n'aura jamais été d'un côté ou de l'autre, et l'immigration semble être très tôt devenue un argument politique pour s'attirer les voix des électeurs en jouant sur la peur de l'étranger. N'en blâmer que le Front national serait une grande erreur.
Il faut une sacrée dose de courage et de tempérament pour dire à un Noir : "Oublions la politique et devenons amis." C'est le drame de l'apartheid, ce système déshumanise les rapports entre personnes.
Le peuple américain comprend parfaitement que, pour assurer sa protection et mener notre politique étrangère, nous dirigeons des opérations complexes, que l'on ne peut dévoiler au grand public. Pas par goût du secret, mais par devoir. C'est la prérogative du pouvoir exécutif.
Les idées sont des fonds qui ne portent intérêt qu'entre les mains du talent.
Le gouvernement est une association d'hommes qui font violence au reste d'entre nous.
Le chercheur qui a mis au point des clones de moutons s'est finalement endormi.
L'art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s'impose, dès lors, comme l'exercice même de la raison. La politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.
La politique n'est passionnante que dans l'opposition.
Ne perdons pas de vue qu'entre l'autorité pratiquement indispensable à tout gouvernement et la liberté légitimement revendiquée par les peuples et les individus, l'exacte mesure est bien malaisée à tracer et à garder. Ce problème est le plus ancien et le plus difficile de la politique.
Liberté, égalité, fraternité ! Paroles vaines, funestes même, depuis qu'elles sont devenues politiques ; car la politique en a fait trois mensonges.
En politique comme en pharmacie, il faut toujours agiter la solution avant de s'en servir.
La seule fonction légitime du gouvernement est la défense des riches contre les pauvres, ou ceux qui ont quelque propriété contre ceux qui n'en ont pas du tout.
Le moins mauvais système politique est celui qui permet aux citoyens de choisir l'oligarchie qui les gouvernera. On l'appelle généralement la démocratie.
Un gouvernement qui ne fait pas confiance à ses citoyens pour être armés n'est pas lui-même digne de confiance.
On appelle abus de confiance tous les actes commis par un gouvernement dont on n'est pas.