La mort est un roman.
Le coeur, c'est la foudre. On ne sait où elle tombe que quand elle est tombée.
A notre époque, la plupart du temps, quand un jeune homme dit à une jeune femme, qu'il désire l'épouser, elle en est tellement surprise qu'elle tombe du lit.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
La douleur est un siècle et la mort un moment.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
Vie de plaisir, et mort de saint, le diable y perd son latin.
La mort d'un être vivant n'est que de l'énergie qui se transforme.
Etrange à quel point la mort d'un autre vous ramène inévitablement à votre propre vie. Tout est si éphémère.
La mort ne vient qu'à l'heure choisie par l'âme.
Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?
La mort n'existe pas, elle n'est qu'un changement de monde.
Pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus.
L'amour est une essence, la mort est une naissance.
Tiens, ça me rappelle une blague : c'est un mec qui arrive dans un bar et va trouver le barman, et il dit « Barman, je vais faire un pari avec vous, je pari avec vous 300$ que j'arrive à pisser dans [...] â–º Lire la suite
Est-ce qu'il n'y a pas un danger de placer le plus important de sa vie après la mort ?
Si la mort était un service public, il y aurait des listes d'attente.
Il y a une limite où l'intellect échoue et tombe en panne, et cette limite est où les questions concernant Dieu et le libre arbitre et l'immortalité se posent.
Pour la mort comme pour tant d'autres importunités, la première fois est évidemment la plus désagréable.
Si un homme a avoué quelque chose sur son lit de mort, c'était la vérité ; car personne ne pouvait regarder la mort en face et mentir.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Chaque moment d'attente ôte de notre prix, et fille qui vieillit tombe dans le mépris.
- Viens avec moi en Californie... - Tu es sur de ce que tu dis ? - Oh oui ! - Ouais mais comment tu le sais ? - Je ne sais pas, je le sais c'est tout ! - Ouais mais comment tu [...] â–º Lire la suite
On se plaît au récit des maux qu'on ne sent plus.
Pour ceux qui n'acceptent pas de quitter la terre, la mort est un avenir intolérable.
La vie est une grande surprise. Pourquoi la mort n'en serait pas une plus grande ?
Et quels sont les plus grands criminels ? Ceux qui vendent les instruments de mort ou ceux qui les achètent et s'en servent ?
Il tombe dans un affreux abandonnement de la part de Dieu.
Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt mais elles entretiennent la confiance entre ceux qui restent.
Ce voeu de retour à la paix, l'humanité le doit à des centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, pour le seul fait de leur nationalité ou de leur origine ethnique, ont été vouées à la mort ou à une progressive extinction.