Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
Auto-éthique : résister à récriminations, reproches, ressentiment, apitoiement sur soi.
Peut-on tromper les autres sans se tromper un peu ou beaucoup soi-même ?
C'est peut-être au dehors que l'on guette, mais c'est toujours au fond de soi que l'on attend.
On n'en veut pas tant à un automobiliste de ses entourloupettes sur la route qu'à soi-même de n'en avoir pas eu le premier l'idée...
Etre intelligent, c'est être méfiant, même à l'égard de soi-même.
La cécité à soi-même est la chose du monde la mieux partagée.
Savoir, c'est voir en soi.
Une grande partie du génie réside dans la capacité de tirer profit, pour soi et sa science, de tous les incidents de la vie.
Si vous arrivez à contrôler le processus du choix, vous pouvez contrôler tous les aspects de votre vie. Vous trouverez la liberté qu'amène le fait d'être responsable de soi-même.
Par rapport à soi-même, chacun est dans le vrai, chacun est au centre de la vérité.
Chacun est à soi-même le prochain.
Peut-on être forcé d'adhérer ? Peut-on être forcé d'aimer ? On doit s'y disposer soi-même, consentir à la foi comme à l'amour.
C'est un excellent entraînement intellectuel que d'avoir en soi-même une confiance exagérée.
Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Nous sommes tous plus ou moins amochés, il faut apprendre à se panser soi-même.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
Le jeu de mots, méprisable en soi, peut être, au service d'une intention artistique, le plus noble des instruments quand il représente une idée spirituelle en raccourci. Il peut ramasser en une épigramme toute une critique de la société.
On ne peut pas vivre sans humour; si l'on est incapable de rire de soi, on risque de souffrir.
Si l'oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c'est qu'elle est tout entière utile au salut de l'homme ; elle n'est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l'usage que nous en faisons.
Vivre, ce n'est pas seulement faire pour soi, mais aussi ce que l'on fait pour les autres.
L'esprit de la conversation consiste bien moins à en montrer beaucoup qu'à en faire trouver aux autres. Celui qui sort de votre entretien content de soi et de son esprit l'est de vous parfaitement.
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se révéler à soi-même son courage.
On prend un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant : c'est comme si le matin d'hiver se faisait croissant de l'intérieur, comme si l'on devenait soi-même four, maison, refuge.
Si on n'était fidèle qu'à ceux qui le méritent, on ne le serait même pas à soi-même.
Une présence peut infuser en soi avec insistance.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage. On engage la personne aimée, on engage aussi ceux qui nous aiment sans qu'on les aime, et ceux qui l'aiment sans qu'elle les aime.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
On aime toujours un peu à sortir de soi, à voyager, quand on lit.
Toute passion vraiment profonde porte en soi son contraire.
Avec la répétition, une interview peut devenir une corvée assommante. Et parfois, on sent qu'on a été piégé ou trahi, en révélant plus sur soi-même que ce que le public avait besoin ou le droit de savoir.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
Les parents. Ils ont déjà pensé à tout. Pas moyen de réfléchir et de décider soi-même.
Le bonheur c'est ce qu'on cherche quand on s'aime beaucoup soi-même et qu'on ne sait plus quoi se faire pour se faire plaisir.
L'union avec plus puissant que soi est un grand danger, sauf au moment où l'on est attaqué par un ennemi.
Aimer, c'est un jeu si subtil quand on se connaît à peine, soi-même...
La vie humaine n'est faite que de souffrances et les souffrances de la vie ne dépendent que de soi.
Le style est un instrument, pas une fin en soi.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
On n'a pas d'autre maître que soi-même ; il faut que ce maître soit dur.
Le bon conseil que l'on donne à l'oreille d'un ami n'est-il pas plus efficace, bien souvent, qu'un discours étayé de directives que l'on se garde bien de suivre soi-même.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
Le moi est haïssable. Aimer le prochain comme soi-même, c'est tout dire.
C'est rassurant de ne plus dépendre de soi-même.
L'aventure, c'est aller plus loin. Et avant tout en soi-même. C'est un chemin à l'envers.il faut passer un sas en soi. Pour être plus libre encore.
On n'est jamais si fortement tenté de croire aux dieux que lorsqu'on devient dieu soi-même. Mais celui qui fait croire en lui a tout à gagner et le dieu tout à perdre.
Le comble du chic c'est d'être soi même.
Faire l'amour avec soi-même, c'est faire l'amour avec la vie.