On n'est responsable que par-devers soi. On ne peut pour les autres que ce que l'on peut pour soi.
L'enjeu n'est pas le public, c'est soi, c'est la peur. Une véritable mise en danger.
Savoir, c'est voir en soi.
Une présence peut infuser en soi avec insistance.
Haïr quelqu'un c'est encore le porter en soi...
C'est un excellent entraînement intellectuel que d'avoir en soi-même une confiance exagérée.
Une île, ça avait quelque chose de magique ; le mot seul frappait l'imagination. On perdait contact avec son univers quotidien - une île, c'était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois - qui sait ? - de ne jamais revenir.
La foi n'est pas seulement religieuse. La foi est surtout une fidélité à soi-même.
On prend un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant : c'est comme si le matin d'hiver se faisait croissant de l'intérieur, comme si l'on devenait soi-même four, maison, refuge.
Sans conscience de soi, nous sommes comme des bébés dans les berceaux.
On obtient le bonheur dans la mesure où on ne l'attend que de soi.
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
Qu'est-ce que l'on est quand on ne peut plus être soi-même ?
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Il faut n'aimer que Dieu et ne haïr que soi.
L'amour, c'est l'oubli de soi.
La plupart des mensonges sont de politesse, même vis-à-vis de soi.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre entièrement.
Qui perd son ami perd la moitié de soi-même.
On porte en soi le germe de ses hontes, de ses lâchetés, de ses démissions, on les lègue aussi sûrement que les gènes.
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
On se met en peine de savoir comment est fait le monde, et l'on ne s'inquiète pas de savoir comment on est fait soi-même.
Lorsqu'on respecte autrui, comme son environnement, on se respecte aussi soi-même.
Toute connaissance vient de soi et non des autres.
Le style est un instrument, pas une fin en soi.
Nul ne descend en soi tant qu'il demeure esclave du passé ou de l'avenir.
C'est la marque d'un petit esprit de s'en prendre à autrui lorsqu'il échoue dans ce qu'il a entrepris ; celui qui exerce sur soi un travail spirituel s'en prendra à soi-même ; celui qui achèvera ce travail ne s'en prendra ni à soi ni aux autres.
Qui dit activité dit faire quelque chose et la méditation consiste avant tout à ne pas faire, tout en étant présent à soi-même, vigilant, intensément éveillé.
Même si je ne suis qu'un prétendant à la sagesse, cela en soi est de la philosophie.
Un message ne vaut jamais l'information personnelle qu'on va prendre soi-même.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
Peut-on être forcé d'adhérer ? Peut-on être forcé d'aimer ? On doit s'y disposer soi-même, consentir à la foi comme à l'amour.
La coïncidence d'un affaiblissement avec un agrandissement, tout homme a pu l'observer en soi.
Les moments où l'on ne peut pas mentir sont précisément ceux où l'on ment le plus et surtout à soi-même.
Dès que l'on pénètre le bouddhisme, on sent s'éveiller en soi une sensation d'euphorie permanente comparable à celle que l'on ressent après avoir bu un vin délicat.
Dès que l'on parle de poux, tout le monde cherche à les attraper, si l'on craint soi-même d'en être un, comment faire ?
L'absence de ceux que nous aimons est le moi de soi - un bannissement mortel.
On ne peut pas vivre sans humour; si l'on est incapable de rire de soi, on risque de souffrir.
Avec la répétition, une interview peut devenir une corvée assommante. Et parfois, on sent qu'on a été piégé ou trahi, en révélant plus sur soi-même que ce que le public avait besoin ou le droit de savoir.
L'homme vrai n'a pas de sexe car il doit être son sexe. Dès que le sexe devient organe, il me devient étranger, il m'abandonne d'acquérir ainsi l'autonomie arrogante d'un objet enflé et plein de soi. Cette enflure du sexe devenu objet séparé est une sorte de castration.
La vérité va de soi, la non-violence est son fruit le plus mûr. Elle est contenue dans la vérité, mais ne va pas de soi.
L'acteur qui étudie son rôle suppose un "soi" connu d'avance (qui n'existe pas).
La cécité à soi-même est la chose du monde la mieux partagée.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu'avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d'agréables mensonges selon qu'on s'analyse ou qu'on s'imagine.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
Le jeu de mots, méprisable en soi, peut être, au service d'une intention artistique, le plus noble des instruments quand il représente une idée spirituelle en raccourci. Il peut ramasser en une épigramme toute une critique de la société.
Le bonheur c'est ce qu'on cherche quand on s'aime beaucoup soi-même et qu'on ne sait plus quoi se faire pour se faire plaisir.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.