L'art de plaire consiste simplement en deux choses : ne point parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes.
Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
Pourquoi se faire exploiter par les autres quand on peut faire ça soi-même.
Pour s'intéresser aux autres, il faut d'abord ne pas s'ennuyer avec soi-même !
Chacun de nous transporte en soi le centre de l'univers.
Parler, c'est marcher devant soi.
On hésite à être soi parce que demain il faudra mentir.
Arriver dans une prison que l'on connaît, c'est comme si l'on rentrait chez soi...
On fait semblant de se mettre en scène soi-même. Mais, en réalité, c'est impossible à combiner.
On n'est jamais vaincu que par soi-même.
La vanité trahit un manque de connaissance de soi.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
La plupart des mensonges sont de politesse, même vis-à-vis de soi.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Il y a des femmes qu'on ne devrait jamais épouser soi-même. On devrait les laisser épouser par ses amis.
Quand on est soi-même en enfer, cela peut soulager de faire des excursions dans l'enfer des autres.
La véritable liberté, c'est lorsqu'on est libre vis-à-vis de soi-même.
Tout est permis du moment qu'on n'est pas dupe de soi-même ; du moment qu'on sait ce qu'on fait, et, autant que possible, pourquoi on le fait.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même.
Je pense que nous vivons dans des temps égoïstes. Je suis le premier à dire que je suis le plus égoïste. Nous vivons dans le soi-disant «premier monde», et nous pouvons être les premiers dans beaucoup de choses comme la technologie, mais nous sommes en retard dans l'empathie.
Si nous avons différentes façons de nous créer nous-mêmes, la plus évidente consiste pour chacun de nous à bâtir autour de soi une coquille.
Cet égarement de l'amour qui est une infidélité à tout ce qui vit et respire loin de soi.
Rien ne dure, sinon le renouvellement de nos regards en soi, sur le monde, sur autrui.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
J'appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l'amour, pour sa réussite.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
On ne tire de soi la vie et la beauté qu'au détriment de sa chair...
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Peut-on survivre à la passion ? Quelle question ! Il faut se demander si on peut s'achever soi-même sans elle.
Un amour est un voyage aux confins de soi-même.
On n'est jamais trahi ; on se sert des autres pour se trahir soi-même.
Introduire l'amour dans sa vie, c'est y introduire Dieu. Par l'amour on crée Dieu en soi.
Un mur peut se sauter, mais comment s'évader de soi ?
Comme de toute chose, il y a un secret du vin ; mais c'est un secret qu'il ne garde pas. On peut le lui faire dire : il suffit de l'aimer, de le boire, de le placer à l'intérieur de soi-même. Alors il parle. En toute confiance, il parle.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
Il faut plutôt trouver son naturel quand on est un mec comme moi, d'être soi-même le plus possible.
La vie des écrivains, c'est plus important que les livres. On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et on est hors de soi.
Un message ne vaut jamais l'information personnelle qu'on va prendre soi-même.
L'action politique est de soi impure parce qu'elle est action de l'un sur l'autre et parce qu'elle est action à plusieurs.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Haïr quelqu'un c'est encore le porter en soi...
Quand on donne un baiser à quelqu'un, c'est qu'on avait envie d'être embrassé soi-même.
Aimer l'amour, c'est s'aimer soi.