La signification de la philosophie ne sera plus de révéler les choses telles qu'elles sont en vérité, mais de permettre au philosophe de prendre conscience de soi.
On se persuade mieux, pour l'ordinaire, par les raisons qu'on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l'esprit des autres.
Rien ne dure, sinon le renouvellement de nos regards en soi, sur le monde, sur autrui.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
Pour s'intéresser aux autres, il faut d'abord ne pas s'ennuyer avec soi-même !
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
Tout est permis du moment qu'on n'est pas dupe de soi-même ; du moment qu'on sait ce qu'on fait, et, autant que possible, pourquoi on le fait.
La véritable liberté, c'est lorsqu'on est libre vis-à-vis de soi-même.
L'une des leçons avec lesquelles j'ai grandi était de toujours rester fidèle à soi-même et de ne jamais laisser ce que quelqu'un d'autre dit vous distraire de vos objectifs. Et donc quand j'entends parler d'attaques négatives et fausses, je n'y investis vraiment pas d'énergie, parce que je sais qui je suis.
Il y a des femmes qu'on ne devrait jamais épouser soi-même. On devrait les laisser épouser par ses amis.
L'art de plaire consiste simplement en deux choses : ne point parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes.
Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
Cet égarement de l'amour qui est une infidélité à tout ce qui vit et respire loin de soi.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Si nous avons différentes façons de nous créer nous-mêmes, la plus évidente consiste pour chacun de nous à bâtir autour de soi une coquille.
Je pense que nous vivons dans des temps égoïstes. Je suis le premier à dire que je suis le plus égoïste. Nous vivons dans le soi-disant «premier monde», et nous pouvons être les premiers dans beaucoup de choses comme la technologie, mais nous sommes en retard dans l'empathie.
J'appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l'amour, pour sa réussite.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Un mur peut se sauter, mais comment s'évader de soi ?
La vérité attend au bout de soi. Et aller au bout de soi, c'est aimer et comprendre.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Un message ne vaut jamais l'information personnelle qu'on va prendre soi-même.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
L'enjeu n'est pas le public, c'est soi, c'est la peur. Une véritable mise en danger.
On hait les autres parce qu'on se hait soi-même.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Haïr quelqu'un c'est encore le porter en soi...
On ne tire de soi la vie et la beauté qu'au détriment de sa chair...
Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
Aimer l'amour, c'est s'aimer soi.
On fait semblant de se mettre en scène soi-même. Mais, en réalité, c'est impossible à combiner.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
Ce n'est pas l'injustice en soi qui nous blesse, c'est d'en être l'objet.
Il faut plutôt trouver son naturel quand on est un mec comme moi, d'être soi-même le plus possible.
On ne peut éviter d'avoir mal. Il dépend de soi de souffrir ou non.
Le don qu'une femme fait de soi-même est aux yeux de celui qui l'aime quelque chose de grave, digne de respect. Quand c'est une autre personne qui en parle, cela paraît tout autre chose.
Peut-on survivre à la passion ? Quelle question ! Il faut se demander si on peut s'achever soi-même sans elle.
Voici la France, aux yeux de ses fils, tantôt nation inépuisable qui invente l'avenir du monde, tantôt vieux pays fatigué, déchu de sa grandeur, mécontent de soi.
Introduire l'amour dans sa vie, c'est y introduire Dieu. Par l'amour on crée Dieu en soi.
C'est peut-être ça, l'amour : un visage autour de soi, qui se multiplie, alors qu'on est seul !
On n'est responsable que par-devers soi. On ne peut pour les autres que ce que l'on peut pour soi.
La vie des écrivains, c'est plus important que les livres. On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et on est hors de soi.
Qu'est-ce que l'on est quand on ne peut plus être soi-même ?
Quand on donne un baiser à quelqu'un, c'est qu'on avait envie d'être embrassé soi-même.
Un amour est un voyage aux confins de soi-même.