On ne peut pas traîner avec soi indéfiniment tout ce qu'on a été, il faut faire de la place pour les expériences nouvelles.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
La politique en soi, ce n'est pas très sérieux. Ses conséquences, oui, hélas !
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
La sexualité est un état d'esprit - un état d'être confortable. Il s'agit de s'aimer soi-même dans ses moments les plus difficiles.
Pourquoi se faire exploiter par les autres quand on peut faire ça soi-même.
Aussi habile qu'on puisse être à simuler la maîtrise de soi, un front, une lèvre trahissent quand même un état d'âme.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Il faut se dégager soi-même de la prison des affaires quotidiennes et publiques.
Ce n'est pas tant l'argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu'on a dû accomplir pour parvenir à l'empocher. C'est ça l'argent cher.
Les amis, il faut les voir un par un avec l'éternité devant soi à chaque fois.
Il faut aimer comme soi-même tout ce qui vit.
Toute passion vraiment profonde porte en soi son contraire.
Pour la grande, l'immense majorité des créateurs, il y a une volonté évidente de se survivre, ou de faire survivre ce que l'on a devant soi.
L'homme est l'être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu'en soi, et, en disant le contraire, ment.
L'art de plaire consiste simplement en deux choses : ne point parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes.
Je ne m'embête nulle part, car je trouve que, s'embêter, c'est s'insulter soi-même.
La vie humaine n'est faite que de souffrances et les souffrances de la vie ne dépendent que de soi.
Essayer d'être un autre est une façon de devenir soi-même.
Quand on veut rester maître chez soi, on n'ouvre pas un commerce.
Adhérer, ce n'est pas admettre une idéologie. C'est entrer dans un être collectif et développer en soi une seconde nature.
L'une des leçons avec lesquelles j'ai grandi était de toujours rester fidèle à soi-même et de ne jamais laisser ce que quelqu'un d'autre dit vous distraire de vos objectifs. Et donc quand j'entends parler d'attaques négatives et fausses, je n'y investis vraiment pas d'énergie, parce que je sais qui je suis.
Je pense que nous vivons dans des temps égoïstes. Je suis le premier à dire que je suis le plus égoïste. Nous vivons dans le soi-disant «premier monde», et nous pouvons être les premiers dans beaucoup de choses comme la technologie, mais nous sommes en retard dans l'empathie.
Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi.
Les chemins qui vont droit devant soi s'escaladent.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
Arriver dans une prison que l'on connaît, c'est comme si l'on rentrait chez soi...
Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi...
Chacun de nous transporte en soi le centre de l'univers.
L'extase de l'amoureux est comblée quand son unique est, en soi, tout esseulé.
On ne peut éviter d'avoir mal. Il dépend de soi de souffrir ou non.
Rien n'est estimable en soi, ni l'or, ni les perles, ni les soieries les plus fines. Un objet, si parfait soit-il, n'a de valeur que par le souvenir qu'il incarne.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Aucune chose n'est réelle en soi. Elle naît du voisinage des autres.
Il faut apprendre à souffrir de soi comme des autres.
Mourir, c'est long quand on choisit soi-même.
La vanité trahit un manque de connaissance de soi.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
On trouve toujours l'épouvante en soi, il suffit de chercher assez profond. Heureusement, on peut agir.
On hésite à être soi parce que demain il faudra mentir.
Tout n'est pas perdu, tant qu'on est mécontent de soi.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
Il faut croire en soi malgré ce que les autres croient.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
Il faut une grande hardiesse pour oser être soi : c'est surtout dans nos temps de décadence que cette qualité est rare.
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Les pires mensonges sont ceux qu'on se murmure à soi-même.
Un amour est un voyage aux confins de soi-même.
Si l'oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c'est qu'elle est tout entière utile au salut de l'homme ; elle n'est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l'usage que nous en faisons.
J'appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l'amour, pour sa réussite.