Chacun de nous transporte en soi le centre de l'univers.
La vanité trahit un manque de connaissance de soi.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Il faut croire en soi malgré ce que les autres croient.
Tout n'est pas perdu, tant qu'on est mécontent de soi.
Les pires mensonges sont ceux qu'on se murmure à soi-même.
Ce n'est pas pour l'amour des êtres qu'on chérit les êtres : c'est pour l'amour de soi qu'on chérit les êtres.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Pour la grande, l'immense majorité des créateurs, il y a une volonté évidente de se survivre, ou de faire survivre ce que l'on a devant soi.
Essayer d'être un autre est une façon de devenir soi-même.
On n'est jamais vaincu que par soi-même.
Comme de toute chose, il y a un secret du vin ; mais c'est un secret qu'il ne garde pas. On peut le lui faire dire : il suffit de l'aimer, de le boire, de le placer à l'intérieur de soi-même. Alors il parle. En toute confiance, il parle.
Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
C'est être sage que de n'accuser que soi de ses malheurs.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi...
Pour s'intéresser aux autres, il faut d'abord ne pas s'ennuyer avec soi-même !
L'art de plaire consiste simplement en deux choses : ne point parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes.
Parler, c'est marcher devant soi.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
On hésite à être soi parce que demain il faudra mentir.
Pourquoi se faire exploiter par les autres quand on peut faire ça soi-même.
A vingt ans on ne doute de rien, surtout pas de soi-même !
Il y a des femmes qu'on ne devrait jamais épouser soi-même. On devrait les laisser épouser par ses amis.
Ce n'est pas tant l'argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu'on a dû accomplir pour parvenir à l'empocher. C'est ça l'argent cher.
La plupart des mensonges sont de politesse, même vis-à-vis de soi.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
Tout est permis du moment qu'on n'est pas dupe de soi-même ; du moment qu'on sait ce qu'on fait, et, autant que possible, pourquoi on le fait.
Je pense que nous vivons dans des temps égoïstes. Je suis le premier à dire que je suis le plus égoïste. Nous vivons dans le soi-disant «premier monde», et nous pouvons être les premiers dans beaucoup de choses comme la technologie, mais nous sommes en retard dans l'empathie.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
On n'est jamais trahi ; on se sert des autres pour se trahir soi-même.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
On aime mieux dire du mal de soi-même que de n'en point parler.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
Pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même.
J'appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l'amour, pour sa réussite.
Cet égarement de l'amour qui est une infidélité à tout ce qui vit et respire loin de soi.
Quand on est soi-même en enfer, cela peut soulager de faire des excursions dans l'enfer des autres.
Rien ne dure, sinon le renouvellement de nos regards en soi, sur le monde, sur autrui.
La véritable liberté, c'est lorsqu'on est libre vis-à-vis de soi-même.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
Si nous avons différentes façons de nous créer nous-mêmes, la plus évidente consiste pour chacun de nous à bâtir autour de soi une coquille.
La sexualité est un état d'esprit - un état d'être confortable. Il s'agit de s'aimer soi-même dans ses moments les plus difficiles.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
Un amour est un voyage aux confins de soi-même.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
Les hommes peuvent mourir de faim par manque de réalisation de soi autant qu'ils le peuvent par manque de pain.
Quand on donne un baiser à quelqu'un, c'est qu'on avait envie d'être embrassé soi-même.