Il faut écrire pour soi, avant tout, c'est la seule chance de faire beau.
Les professeurs sont faits pour les gens qui n'apprendraient rien tout seuls. Le savoir qui compte est celui qu'on se donne soi-même, par curiosité naturelle, passion de savoir.
Il faut écrire pour soi, c'est ainsi que l'on peut arriver aux autres.
Si l'on veut s'approcher des enfants, il faut parfois devenir enfant soi-même.
Encore une fois, penser à soi avec abstraction des choses naturelles, c'est ne penser à rien.
A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent...
On passe toute sa vie à chercher une vérité qui nous torture, sans savoir qu'une fois confronté à sa lumière, la route ne fait que s'ouvrir à soi.
Dans l'âge mûr, on peut encore recevoir dans ses bras une femme qui tombe, mais on ne peut plus la faire tomber soi-même.
Le diable implique la négation de soi en même temps qu'un immense égocentrisme.
Une meilleure connaissance de soi nous aide à nous pencher sur autrui et à nous sentir responsable...
Se voir soi-même c'est être clairvoyant.
Comment peut-on aimer sans croire en soi-même, sans être soi-même ?
Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.
Il n'y a pas d'amour heureux, chacun ou chacune porte en soi l'image brisée de cette impossibilité, comme une déchirure, le cri étouffé d'un oiseau blessé.
La vraie insouciance, c'est de laisser les autres s'inquiéter pour soi.
L'amour est un art, telle une quête de soi vers l'autre.
La première règle de la guerre est de faire soi-même ce que l'on exige de ses hommes.
L'homme qui n'aime que soi ne hait rien tant que d'être seul.
La compétence passe par l'estime de soi.
L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance.
L'amitié avec soi-même est très importante, car sans elle on ne peut pas être ami avec quelqu'un d'autre dans le monde.
Etre en paix avec soi-même est le plus sûr moyen de commencer à l'être avec les autres.
Dire qu'on aime, n'est-ce pas vouloir soumettre l'autre, en même temps que soi-même ? Un forme d'esclavage, somme toute, entretenue par les mots ?
Faire preuve de bonne volonté envers soi-même et envers les autres, c'est un minimum de participation aux événements.
A force de penser à ce que les autres pensent de nous, on en oublie de se penser soi-même.
On rit mal des autres, quand on ne sait pas d'abord rire de soi-même.
Pourquoi donc en voudrais-je à un homme d'avoir plus d'amour pour soi que pour moi ?
Il y a des choses plus importantes que soi-même. Par exemple la patrie.
L'avenir contient de grandes occasions. Il révèle aussi des pièges. Le problème sera d'éviter les pièges, de saisir les occasions et de rentrer chez soi pour six heures.
La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu'un à qui le dire.
Toutes les histoires d'amour sont des projections. A travers l'autre on est amoureux d'une partie de soi qu'on n'a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
Marcher, c'est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C'est aller avec soi, sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du coeur, celui du moral.
Ce qui est marrant c'est que la personne narcissique se crée tous les prétextes de pouvoir être narcissique, elle usera toujours de faux à travers vous tout en manipulant autour de soi à obtenir ce qu'elle veut de façon pathologique et impropre à vous salir sans qu'elle puisse s'en soucier.
Chacun voudrait que son voisin ait un peu de conscience, mais personne n'en veut pour soi-même.
Il y a certaine volupté à s'accuser soi-même. Dès que nous nous blâmons, il nous semble que personne d'autre n'a plus le droit de le faire.
De tous les amours, l'amour maternel est le plus harmonieux. C'est le parfait équilibre de soi-même en autrui.
Faire l'amour, en soi, ne libère pas les femmes. La question, c'est de savoir de quelle sexualité les femmes doivent se libérer pour la vivre bien.
Le jaloux croit témoigner, par ses larmes et ses cris, de la grandeur de son amour. Il ne fait qu'exprimer cette préférence archaïque que chacun a pour soi-même.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
Chacun porte son bonheur en soi.
Etre fidèle, c'est assurer la continuité de la vie, c'est affirmer sa vérité, garantir son attachement à soi-même.
Souvent on est insensible aux problèmes des autres quand, soi-même, on est malheureux.
La sympathie, l'amitié, l'amour rendent vulnérables et nous encouragent à céder là où l'on eût pour soi résisté.
La vie n'est en soi ni bien ni mal : c'est la place du bien et du mal selon que vous la leur faites.
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée.
Bénit soi l'homme qui, n'ayant rien à dire, s'abstient de le démontrer à haute voix.
Est-ce que cela ne vous semble pas bizarre de ne pouvoir être autre chose que soi, jusqu'à son dernier souffle, et même au-delà, dit-on.
Le pire danger qu'il y a à tromper autrui, c'est qu'on finit toujours par se tromper soi-même.
Tout bonheur en ce monde vient de l'ouverture aux autres ; toute souffrance vient de l'enfermement en soi-même.