Le flatteur n'a pas assez bonne opinion de soi ni des autres.
Juste parce que vous aimez la mode ne signifie pas que vous êtes faux. Juste parce que vous aimez l'art ne signifie pas que vous peignez sur vos défauts. C'est l'expression de soi et c'est beau.
Vraiment, quand je pense à tous les mauvais films qui sont faits, et même aux bons, je me dis que tout ce qui compte dans le fond, c'est de vivre avec ceux qu'on aime et de les garder tout le temps près de soi. C'est la seule chose qui compte.
Entre l'amour de soi jusqu'à l'éviction du reste (narcissisme) et la volonté d'abolition de soi dans ses expressions les plus variées, entre l'absolu de l'être et l'être rien, peut-être n'aurons-nous plus jamais fini de balancer.
Ne pas confondre modestie, qui va de soi, et timidité qui pèse sur soi.
Qui ne vit que pour soi est mort pour les autres.
Ça me choque en tout cas de vivre dans une société où la mélancolie, la tristesse sont des fautes, qu'on n'avoue pas aux autres, et peut-être même pas à soi-même.
Le gros de la soi-disante High-Society - la crème de la crème du genre humain en reproduction et en autoreprésentation - n'a rien d'autre bougé dans la vie, que croupes et coupes.
Dans ma vie au cinéma j'ai toujours observé deux principes : ne jamais faire devant la caméra ce qu'on ne ferait pas chez soi, et ne jamais faire chez soi ce qu'on ne ferait pas devant la caméra.
On crée soi-même la boîte qui risque de nous enfermer.
Il s'était éloigné de sa maison, de sa mère, de christina. Mais on en quitte pas l'enfance. On en garde la blessure, l'exigence, et des visages restent là, inflexibles témoins de ce qu'il faut donner pour essayer de se mériter soi-même.
On tombe dans le décrit et la mésestime, quand on veut se mesurer avec plus fort que soi.
Amour-propre : Grand luxe qui conduit trop souvent à se retrouver seul chez soi.
J'aime les citations car c'est une joie de trouver des pensées que l'on pourrait avoir, admirablement exprimées avec beaucoup d'autorité par quelqu'un de plus sage que soi-même.
L'idéologie est un processus que le soi-disant penseur accomplit sans doute consciemment, mais avec une conscience fausse. Les forces motrices véritables qui le mettent en mouvement lui restent inconnues, sinon ce ne serait point un processus idéologique.
Il n'y a aucune commune mesure entre les libertés qu'on veut obtenir de plus fort que soi et celles qu'on refuse d'accorder à plus faible que soi.
C'est ridicule de situer une intrigue policière à New York. New York est en soi une intrigue policière.
On n'aime pas à voir plus heureux que soi.
Revoir les lieux autrefois visités, les amis autrefois fréquentés, les livres lus jadis, est une des passions du déclin. Or, c'est précisément se comparer à soi-même; c'est éprouver si l'on a toujours autant de facultés de sentir et si l'on a les mêmes.
Bien reformuler l'idée d'un auteur ou auteure et un art en soi.
Durer, c'est quasiment impossible. Ça demande beaucoup de temps, beaucoup de soi-même, beaucoup de blessures, beaucoup de sacrifices.
Je m'amuse à chanter, j'aime la chanson et la musique, et je fais mon métier de soi-disant chanteur de music-hall, parce que je l'aime, parce que j'aime bien être sur une scène, parce que j'aime bien me raconter et raconter des histoires.
On peut obtenir la justice pour les autres, jamais pour soi.
Personne ne dit de soi, et surtout sans fondement qu'il est beau, qu'il est généreux, qu'il est sublime : on a mis ces qualités à un trop haut prix ; on se contente de le penser.
Le mourant est dans la situation d'un homme qui sort de chez soi sans la clef et ne peut plus rentrer parce que la porte fermée ne s'ouvre que du dedans.
Le besoin de l'homme, c'est de s'égaler soi-même.
Je suis convaincu que nul homme ne comprend jamais tout à fait ses propres esquives et ruses pour échapper à l'ombre sinistre de la connaissance de soi.
On dit "cela va de soi" des choses sur lesquelles on n'a pas réfléchi.
L'éducation doit avoir deux fondements : la morale comme support de la vertu, la prudence comme défense de soi contre les vices des autres. En laissant la balance pencher du côté de la morale, vous ne faites que des dupes ou des martyrs ; en le laissant pencher vers l'autre, vous faites des égoïstes calculateurs.
On écrit moins sur la Chine, au fond, que sur soi-même face à la Chine: elle est révélatrice encore plus que révélée.
Rien ici ne peut plus nous rejoindre, rien sinon ce sentiment jusque là inconnu et que je découvre avec stupeur : le respect. Le respect pour un autre et, finalement, le respect aussi pour soi que cet autre juge digne d'être son ami.
Toute critique est critique de l'oeuvre et critique de soi-même ; pour reprendre un jeu de mot de Claudel, elle est connaissance de l'autre et co-naissance de soi-même au monde.
On veut de la sûreté pour soi et pour tout le monde. Il n'en est pas de même de la liberté. On n'en veut que pour soi et on se méfie de celle des autres.
En rabaissant autrui, on s'abaisse soi-même.
Chacun a ainsi au-dessus de lui un plafond qu'il considère comme l'absolu de soi-même.
Mais l'existence de chaque chose, de toutes les choses, du monde ; la présence de quelque chose qui n'est pas toi-même, l'existence de personnes et de consciences distinctes de soi, ta propre existence, enfin, comme être individuel et fini, tout cela doit, si tu t'éveilles vraiment, t'apparaître comme intolérablement absurde.
Ceux qui parlent de la joie d'aimer, c'est qu'ils n'aiment pas. Aimer un être, c'est se le sentir nécessaire, donc se sentir soi-même dans un continuel provisoire.
Se créer un nom par ses talents, c'est ne rien devoir qu'à soi-même.
Pour être acteur, il faut avoir une certaine dose de folie en soi. C'est pourquoi, lorsque les gens vous rencontrent et que vous semblez très ensemble, ils sont assez surpris - ils ne vous voient pas derrière des portes closes.
Chacun de nous a des contradictions en soi.
Se régler sur les choses ou régler les choses en fonction de soi - est tout un.
Tout est permis en dedans de soi-même.
Les pensées que l'on garde pour soi se perdent.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
J'ai perdu mon insouciance. Je l'ai retrouvée, heureusement. Je me connais beaucoup plus, même si je n'ai pas l'impression de me connaître vraiment. Je ne sais pas si ça m'intéresse. C'est déjà pas mal de se chercher et de jouer avec soi.
Rien n'apaise un lecteur toujours tremblant d'effroi,Qui voit peindre en autrui ce qu'il remarque en soi.
La femme, qui, à toutes les époques, eut la vertu fâcheuse de rendre bavards les imbéciles, renferme de bons éléments qu'un délicat parfois utilise pour se faire à soi-même une belle illusion. Toutefois, elle fait un divertissement qui peut nuire à notre concentration et compromettre les expériences que nous voulons tenter.
Je me demande toujours si l'héroïsme c'est d'être soi, ou d'être quelqu'un d'autre.
Toujours, l'Autre garde pour moi cette supériorité métaphysique d'être, en tant qu'Autre, en soi, de sembler exempt (parce que vu du dehors) de l'inconsistance et du doute secrets que tout sujet porte en son coeur.
On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l'on ne pense qu'à soi et non à celui qu'on est censé aimer.