Le regard de l'ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L'amitié se tiendrait alors dans une réciprocité sans faille, guidée par le même principe d'amour : le respect qu'on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent, naturellement.
Agir librement, c'est reprendre possession de soi.
Pour les sociétés comme pour les personnes, le détour par l'Autre est nécessaire à la connaissance de soi. Au bout de chaque différence, on trouve deux questions : "Pourquoi sont-ils ainsi ?", et par suite : " Pourquoi ne suis-je pas ainsi ?"
On trouve toujours plus juif que soi, plus collabo, plus nègre, plus bourgeois, plus sale gueule de fasciste assassin. Ce qui est le plus difficile à traverser... ces sortes de parenthèses de paix, d'abstinence, on s'y ennuie ferme et on fermente.
L'homme maître de soi n'aura point d'autres maîtres.
Malheur à qui s'avise d'approcher de trop près d'un plus puissant que soi.
Une société qui interdit à outrance pour protéger chacun contre soi est une société qui n'a pas une très grande idée de l'homme et qui tôt ou tard se demandera s'il ne faut pas penser à sa place.
Celui qui sera le maître de soi-même le sera bientôt des autres.
L'homme-individu est essentiellement famille, tribu, nation. Tandis que l'humanité, elle, n'a pas encore trouvé autour de soi d'autres Humanités pour se pencher sur elle et lui expliquer où elle va.
Celui qui est amoureux de soi a au moins l'avantage de ne pas avoir trop de rivaux.
On ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
Sans jouissance rien ne subsisteSans jouissance rien ne dure, Dieu doit jouir de soi ;Sinon son essence comme l'herbe sécherait.
Si on n'a pas la conviction qu'autrui est dans des embêtements sans nombre, on n'est pas soi-même très heureux.
Dans la science de soi, nul n'est passé maître.
On plaint plus souvent qu'on admire, même si l'on aime mieux soi-même être admiré que plaint.
L'hypocondrie fraye la voie à la connaissance corporelle de soi-même - à la domination sur soi-même - à l'animation de soi-même.
Quand on court de soi-même à sa perte, les dieux y mettent la main aussi.
Je pense qu'il est toujours difficile d'avoir de grandes attentes de soi ou de quelqu'un d'autre.
On m'a appris à lutter non pas parce qu'il y avait des garanties de succès, mais parce que l'acte de lutter est en soi le seul moyen de garder foi en la vie.
La démocratie commence chez soi.
L'homme ne place presque jamais son bonheur dans les biens réels; il le met presque toujours dans la vanité, dans le sot plaisir d'attirer sur soi les regards et par conséquent l'envie.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donner l'un à l'autre entièrement.
La création est d'abord une lutte contre soi, ensuite contre tous et contre tout.
On se comporte autrement lorsque l'on est artiste. On réclame autre chose. On est toujours conscient d'être à part. On décide seul de nourrir cette demande en soi.
Un homme qui ne se fie pas à soi-même ne se fie véritablement à personne.
Je plains les gens qui travaillent tranquillement et froidement. Il faut être hors de soi pour être tout ce qu'on peut être.
Être libre, c'est devenir quelque peu étranger à soi-même.
Il y a un courage de la tête comme du coeur, et le manque de génie n'est parfois que le manque de courage. Se fier à soi, c'est doubler ses forces.
Il est plus facile de réformer autrui que soi-même.
Au fond, on n'aime pas le bonheur. On tricote soi-même son désespoir, on se donne un mal pour ça !
Quand on rit, c'est toujours de soi. Seulement on ne s'en aperçoit qu'après.
Si le diable pouvait sortir de son "soi",Tu Le verrais assis bien droit au trône de Dieu.
Comment l'esprit peut accéder à la conscience de soi. En contemplant ses oeuvres en lesquelles sont inscrits les procédés, les méthodes et les lois auxquels il s'est soumis sans en avoir d'abord conscience.
Le caractère, c'est-à-dire la passion d'être soi, à tout prix.
Il s'était éloigné de sa maison, de sa mère, de christina. Mais on en quitte pas l'enfance. On en garde la blessure, l'exigence, et des visages restent là, inflexibles témoins de ce qu'il faut donner pour essayer de se mériter soi-même.
La relation du Même et de l'Autre - ou métaphysique - se joue originellement comme discours, où le Même, ramassé dans son ipséité de « je » - d'étant particulier unique et autochtone - sort de soi.
La gouverne des autres, c'est la mort. Vivre, c'est travailler pour soi.
En écrivant des livres, on est en dehors du monde pour être plus à soi.
Lorsque j'ai accepté d'enseigner à Sarajevo pendant la guerre, ce n'était pas par générosité ou don de soi. Plutôt une sorte d'excès par quoi je me définissais et où je pensais que je finirais par me perdre ou mieux m'aimer.
Consolation. Lorsque l'on constate qu'un homme meilleur est plus infortuné que soi.
Sortir, de nos jours, c'est le suicide assuré. Mais rester chez soi, monsieur Tyler, qu'est-ce que c'est ? S'éteindre à petit feu.
L'homme nie essentiellement ses besoins animaux, c'est le point sur lequel portèrent la plupart de ses interdits, dont l'universalité est si frappante et qui vont en apparence si bien de soi qu'il n'en est jamais question.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi.
La popularité n'est pas un objectif en soi. Je ne suis pas dans ce jeu.
Que nul n'attribue à soi-même les victoires qu'il doit à la grâce. Nous n'avons de force que pour le mal : tout le bien vient de Dieu en acte ou en volonté.
Je ne m'embête nulle part, car je trouve que, de s'embêter, c'est s'insulter soi-même.
Il faut être deux pour être un dans l'oubli du monde, de soi pour l'autre, et se fondre dans la lumière, sans ombre.
On est franc malgré soi, on est vrai quand on le veut.
Zeus et Apollon disputaient du tir à l'arc. Apollon banda son arc et décocha un trait ; Zeus fit alors une enjambée qui porta aussi loin que la flèche d'Apollon.Ainsi, à rivaliser avec plus fort que soi, non seulement on ne l'égale pas, mais on fait rire à ses dépens.
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime ; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même. Notre propre réalité, ce que nous sommes à nos yeux, et non pas pour les autres, ce que personne ne peut savoir.