Être soi, c'est aller vers les autres. Comme la source va vers la mer.
Trahir quelqu'un commence par se trahir soi-même.
Toute personne qui est vraiment artiste désire créer en soi une autre vie, plus profonde, plus intéressante que celle qui l'entoure.
Les choses qu'un homme doit avoir sont l'espoir et la confiance en soi contre tout, et parfois il a besoin de quelqu'un, de son pote ou de sa mère ou de sa femme ou de Dieu, pour lui donner cette confiance.
La plus grande victoire, c'est la victoire sur soi.
- A quel âge est-on aimé pour soi-même ?- En nourrice.
C'est de l'intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n'y a pas de défaite. La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu'un long triomphe aveugle.
Il y a plus de pays lointains à découvrir en soi que dans l'univers.
Une haute sympathie pour les autres provient d'un grand degré d'adhérence à soi-même.
Il n'est pas besoin à l'homme d'autre chose que ses pieds pour qu'il trébuche... car sa misérable pierre d'achoppement, chacun la porte en soi.
Journaliste : un métier qui consiste à expliquer aux autres ce qu'on ne comprend pas soi-même.
Se juger, c'est manquer à soi...
L'ambition est comme un torrent et ne regarde pas derrière soi.
Il est difficile, en lisant en soi-même, de voir son propre analphabétisme.
Je pense que les gens qui viennent chez moi se sentent à l'aise, bienvenus et aimés. Et la plus grande chose dans mon salon (la cheminée) est en soi une expression d'amour.
C'est parfois céder à une sorte d'indulgence que de penser de soi le pire.
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
Chaque homme possède en rêve son monde à soi, mais à l'état de veille, tous ont un monde commun.
Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner.
A quinze ans, ne pas avoir sur l'amour les idées de papa, c'est le meilleur moyen de devenir très vite papa soi-même.
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Chacun n'est devenu tout à fait soi-même que le jour où ses parents sont morts.
Qui ne vit que pour soi n'est pas digne de vivre.
La chose que tout le monde devrait comprendre, c'est que la clé du bonheur est d'être heureux pour soi-même.
S'embêter, c'est s'insulter soi-même.
Plus on est soi, plus on est seul.
Les questions du type « Qui suis-je réellement ? » ou « Que fais-je exactement ? » ont toujours été un frein tant à l'existence qu'à l'activité. En bref, l'exercice de la vie implique une certaine inconscience qu'on pourrait définir comme une insouciance du « Quant à soi ».
On va me croire changé, mais il est vrai qu'on fait pour les autres ce qu'on n'oserait pour soi-même.
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même, j'entends notre propre réalité, ce que nous sommes à nos yeux, et non pas en façade.
Rien de plus difficile que de n'être pas soi-même ou que de ne l'être que jusqu'où l'on veut.
Rien de plus agréable à rencontrer que plus faible que soi.
Le masque était une chose en soi, derrière laquelle Jack se cachait, libéré de la honte et de la conscience de soi.
L'oeuvre qu'on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu'on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !
Se prêter aux autres, oui. Mais ne se donner qu'à soi.
La plus difficile des réalisations : soi-même.
Un homme sensé doit trouver une compagnie suffisante en soi-même.
Quand un metteur en scène a fini son film, il ne lui appartient plus. Ce qui reste à la fin, c'est comment le film est passé à travers soi.
La dissimulation nous enseigne toujours la dissimulation, et la seule question est de savoir si nous serons les maîtres ou les victimes de cet art. Question à laquelle l'amour de soi a tôt fait de répondre.
Comme autrefois le diable, comme aujourd'hui la société, ce n'est jamais notre faute, le coupable est toujours ailleurs, hors de soi. Et très puissant.
Sur ce qui nous arrive, il ne faut que blâmer soi-même. Oui c'est désagréable.
Le bonheur, il est en soi, paraît-il. On le fait soi-même.
Être libre, c'est être maître de soi-même et des mouvements de son âme.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
Oui, l'amour est "extase", mais extase non pas dans le sens d'un moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu.
Si le savoir est collecte et ramassage, la culture est travail de l'esprit sur soi-même.
Parler beaucoup de soi est un moyen de se dissimuler.
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
Vivre à deux, c'est prouver à l'autre l'existence de soi-même.