Plus on est soi, plus on est seul.
Être soi, c'est aller vers les autres. Comme la source va vers la mer.
Il est fort aisé de se tromper soi-même, on pense comme l'on est affecté.
Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s'aimer sans s'abîmer parce qu'ils n'ont pas besoin de se fuir, d'exercer un pouvoir sur l'autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
Les jobs à la con engendrent souvent le désespoir, la dépression et le haine de soi.
Mourir est une chose qui ne se fait que pour soi.
Journaliste : un métier qui consiste à expliquer aux autres ce qu'on ne comprend pas soi-même.
- A quel âge est-on aimé pour soi-même ?- En nourrice.
S'embêter, c'est s'insulter soi-même.
Une haute sympathie pour les autres provient d'un grand degré d'adhérence à soi-même.
On n'acquiert tout pouvoir sur les autres qu'en renonçant à tout pouvoir sur soi-même.
Trahir quelqu'un commence par se trahir soi-même.
Chacun n'est devenu tout à fait soi-même que le jour où ses parents sont morts.
C'est de l'intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n'y a pas de défaite. La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu'un long triomphe aveugle.
L'ambition est comme un torrent et ne regarde pas derrière soi.
Être trop mécontent de soi est une faiblesse, être trop content de soi est une sottise.
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
A quinze ans, ne pas avoir sur l'amour les idées de papa, c'est le meilleur moyen de devenir très vite papa soi-même.
C'est parfois céder à une sorte d'indulgence que de penser de soi le pire.
Il y a plus de pays lointains à découvrir en soi que dans l'univers.
Je pense que les gens qui viennent chez moi se sentent à l'aise, bienvenus et aimés. Et la plus grande chose dans mon salon (la cheminée) est en soi une expression d'amour.
Chaque homme possède en rêve son monde à soi, mais à l'état de veille, tous ont un monde commun.
Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner.
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Se juger, c'est manquer à soi...
Il est difficile, en lisant en soi-même, de voir son propre analphabétisme.
Le masque était une chose en soi, derrière laquelle Jack se cachait, libéré de la honte et de la conscience de soi.
La chose que tout le monde devrait comprendre, c'est que la clé du bonheur est d'être heureux pour soi-même.
Qui ne vit que pour soi n'est pas digne de vivre.
Rien de plus agréable à rencontrer que plus faible que soi.
Un homme sensé doit trouver une compagnie suffisante en soi-même.
L'oeuvre qu'on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu'on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !
La plus difficile des réalisations : soi-même.
Les questions du type « Qui suis-je réellement ? » ou « Que fais-je exactement ? » ont toujours été un frein tant à l'existence qu'à l'activité. En bref, l'exercice de la vie implique une certaine inconscience qu'on pourrait définir comme une insouciance du « Quant à soi ».
Se prêter aux autres, oui. Mais ne se donner qu'à soi.
La dissimulation nous enseigne toujours la dissimulation, et la seule question est de savoir si nous serons les maîtres ou les victimes de cet art. Question à laquelle l'amour de soi a tôt fait de répondre.
Quand un metteur en scène a fini son film, il ne lui appartient plus. Ce qui reste à la fin, c'est comment le film est passé à travers soi.
On va me croire changé, mais il est vrai qu'on fait pour les autres ce qu'on n'oserait pour soi-même.
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même, j'entends notre propre réalité, ce que nous sommes à nos yeux, et non pas en façade.
Parler beaucoup de soi est un moyen de se dissimuler.
Rien de plus difficile que de n'être pas soi-même ou que de ne l'être que jusqu'où l'on veut.
Le bonheur, il est en soi, paraît-il. On le fait soi-même.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
Oui, l'amour est "extase", mais extase non pas dans le sens d'un moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu.
Si le savoir est collecte et ramassage, la culture est travail de l'esprit sur soi-même.
Sur ce qui nous arrive, il ne faut que blâmer soi-même. Oui c'est désagréable.
Comme autrefois le diable, comme aujourd'hui la société, ce n'est jamais notre faute, le coupable est toujours ailleurs, hors de soi. Et très puissant.
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
Être libre, c'est être maître de soi-même et des mouvements de son âme.