Être soi, c'est aller vers les autres. Comme la source va vers la mer.
Après ce qu'on lui a fait, comprenons qu'elle hésite à revenir - la paix.
Notre vie, dit une vague, est trop brève, Mais l'autre lui répond : Ma soeur Sa brièveté fait sa douceur.
Le diable est facile à reconnaître. Il apparaît quand vous êtes très fatigué et ce qu'il vous demande est si raisonnable qu'on ne voit pas comment on pourrait le lui refuser.
Le théâtre doit servir à ça, à aller, toujours, vers un peu plus de communion.
J'aime bien votre côté Elie Kakou quand vous chantez.
Ne t'en vas pas au dehors, rentre en toi-même ; au coeur de la créature habite la vérité.
C'est pour ça qu'on écrit. Ce ne peut être que pour ça, et quand c'est pour autre chose c'est sans intérêt : pour aller les uns vers les autres.
Tout ce que la mer a à offrir ce sont ses grosses bourrasques, et de temps en temps une sensation de puissance. Il est vrai que, je connais pas grand chose à la mer mais ici en tout cas c'est [...] â–º Lire la suite
Mieux vaut laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez.
Le suicide n'est pas une fin en soi. C'est la fin de soi !
On devrait toujours se voir comme des gens qui vont mourir le lendemain. C'est ce temps qu'on croit avoir devant soi qui vous tue.
Le seul véritable service qu'on peut rendre à quelqu'un, c'est de l'envier : l'opportunité lui est ainsi offerte de ressembler, un jour ou l'autre, à l'image avantageuse qu'on se fait de lui.
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
L'opposition systématique se donne bien garde de demander quelque chose qu'elle pourrait obtenir, car alors il lui faudrait être contente ; et être contente pour l'opposition, c'est cesser d'être.
Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens, Du haut de la croix, indique nous le chemin, Toi qui le connais si biiiiien.
Aimer quelqu'un sincèrement, c'est lui montrer nos richesses et nos pauvretés.
C'est encore croire en soi que de douter de soi.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du côté de la forêt.
L'homme n'est pas le maître de son destin et ne le sera jamais ; sa raison même progresse toujours en le poussant vers l'inconnu et l'imprévisible, et c'est là qu'il apprend de nouvelles choses.
La peur est le chemin vers le côté obscur: la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine... mène à la souffrance.
La morale n'est légitime qu'à la première personne. La morale ne vaut que pour soi ; pour les autres, la miséricorde et le droit suffisent.
Dans la carrière d'un esprit qui a liquidé préjugé après préjugé, survient un moment où il lui est tout aussi aisé de devenir un saint qu'un escroc en tout genre.
Le rivage est plus sûr, mais j'aime me battre avec les flots.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage. On engage la personne aimée, on engage aussi ceux qui nous aiment sans qu'on les aime, et ceux qui l'aiment sans qu'elle les aime.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
Au fond du trou, à part le ciel, tu veux qu'j'me tourne vers qui ?
Bon écoutes moi bien espèce de pompe à merde. Quand tu vas chez le dentiste, tu lui dis pas comment faut faire, tu lui fais confiance. Et bien là c'est pareil, tu nous fais confiance !
Si l'on donne à quelqu'un le conseil qu'il a déjà l'intention de ne pas suivre, il vous en veut tout de suite, et si l'on lui donne le conseil qu'il suivra certainement, il vous en veut plus tard.
C'est le monde qui est divin car il renferme en lui toutes les oppositions : la lumière et la nuit, le bien et le mal, la vie et la mort...