La douleur est une chose que l'on n'a le droit d'infliger qu'à soi-même.
Aujourd'hui, le christianisme est en péril. Il s'est encombré de trop de choses. Il traîne avec soi toutes les fables orientales de l'Ancien Testament, comme s'i l'on devait sauver tout ce sublime bric à brac. C'est une grande faute. Il [...] ► Lire la suite
Chaque homme, même le plus laid, nourrit en soi une amorce et un secret par lequel il se relie directement à la beauté même.
A vingt ans on ne doute de rien, surtout pas de soi-même !
Nuire à son bienfaiteur, c'est se nuire à soi-même.
C'est à soi-même que chacun prétend le moins ressembler. Chacun se propose un patron, puis l'imite.
Au théâtre, personne n'obtient rien de ce qu'il veut, ni des acteurs, ni du décorateur, ni du public, ni de soi-même. Et ça peut finir par de l'enthousiasme.
La liberté est pouvoir sur soi-même, et les richesses ne sont que pouvoir sur les autres.
L'ami est rare, en soi. C'est plutôt une figure abstraite, une projection imaginaire ou une mythologie adaptée tant bien que mal à la vie ordinaire. L'ami n'existe pas, en fait, c'est un nom commode donné à quelques-uns.
Mille victoires sur mille ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même.
Tous ces gens sympas qui disent que je vais être champion du monde ne me feront pas avancer plus vite, il faut y croire soi-même.
Être supérieur aux autres n'a jamais représenté un grand effort si l'on n'y joint pas le beau désir d'être supérieur à soi-même.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
Perdre son temps avec soi-même est aussi une manière de s'aimer.
Quel que soit le sport et même quel que soit l'effort, le don de soi suscite toujours l'admiration.
Celui qui réclame pour tous, reçoit pour soi. Et celui qui réclame pour soi, est frustré de tous. C'est la loi.
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.
L'aventure, c'est aller plus loin. Et avant tout en soi-même. C'est un chemin à l'envers.il faut passer un sas en soi. Pour être plus libre encore.
Ce qu'on dit de soi est toujours poésie.
Il faut, bien sûr, avoir toute son expérience derrière soi et ne pas avoir perdu la fraîcheur de l'instinct.
On ne peut trouver de poésie nulle part quand on n'en porte pas en soi.
Je ne connais qu'une distraction dans la vieillesse : être utile. C'est sortir de soi.
Pour être en harmonie avec les autres, il faut être en harmonie avec soi.
Lorsque l'esprit est libre, tout est libre autour de soi.
Quelquefois, hasarder des réponses est seulement une manière d'éclaircir pour soi-même des questions.
On ne devrait travailler que le soir quand on a pour soi l'excitation de toute la journée.
Il est difficile d'avoir tort quand on a fait soi-même les questions et les réponses.
Si on veut qu'une chose soit faite, il y a trois façons de s'y prendre : le faire soi-même, demander à quelqu'un de le faire, ou interdire à ses enfants de le faire.
Pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même.
Etre libre, c'est se posséder soi-même.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
L'on n'estime guère dans les autres que les qualités que l'on croit posséder soi-même.
Pas de connaissance de soi qui ne passe par le corps.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
On n'a jamais rien à gagner à tenter de créer soi-même un événement. L'événement c'est comme la plomberie, une affaire de spécialiste.
Battre les records, c'est l'idée fixe d'un véritable sportif, et il y a là comme une usurpation par le corps de cette vocation spirituelle du chrétien : se dépasser soi-même.
Etre intelligent, c'est être méfiant, même à l'égard de soi-même.
Se connaître soi-même. Après quoi, il devient impossible de coexister avec soi.
Ce n'est pas parce qu'on donne des conseils aux autres qu'on agit bien soi-même.
La nature fournit tout ce qui est nécessaire, mais elle ne donne rien ; il faut se servir soi-même.
Tout s'accomplit au-dedans de soi. Le monde n'existe pas.
C'est juste fantastique de sentir la vitesse et le freinage. C'était un travail acharné - tenir une voiture de F1 sur le circuit est un travail en soi. Rouler vite c'est autre chose.
A cause des choses terrestres qui vous absorbent, vous forcez Dieu à retenir en soi l'amour qu'il ne peut répandre sur vous.
Toutes les idées qui triomphent courent à leur perte, et les autres ne valent que par ce que l'on y aura mis soi-même de fièvre et d'espérance.
Une religion lucide est un peu celle que l'on se fait et avant tout une question de sincérité envers soi-même.
Tout serait tellement plus facile, s'il n'y avait cette obligation d'expliquer, et l'expérience toujours renouvelée que rien ne s'explique, et pas même à soi.
Qu'est-ce que la fiction sinon ce retour sur soi et, par conséquent, cette nouvelle histoire des rapports avec les autres tels que le récit les découvre. Ainsi gagne sur la vie la littérature.
Faire le bien autour de soi. Question de périmètre. Moins il est étendu et plus on se fait de bien à soi-même.
Aimer, c'est servir un autre que soi-même et en faire un maître.
Il y a des gens qui n'ont ni droit ni raison d'être heureux, comme si le bonheur existait indépendamment de soi.