On ne tire de soi la vie et la beauté qu'au détriment de sa chair...
Les moqueries et les insultes sont comparables à de la pluie ; elles ne sont pas dangereuses en soi, cependant personne n'aime se faire mouiller.
On ne peut éviter d'avoir mal. Il dépend de soi de souffrir ou non.
L'action politique est de soi impure parce qu'elle est action de l'un sur l'autre et parce qu'elle est action à plusieurs.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
La vie des écrivains, c'est plus important que les livres. On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et on est hors de soi.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.
Un mur peut se sauter, mais comment s'évader de soi ?
Il faut plutôt trouver son naturel quand on est un mec comme moi, d'être soi-même le plus possible.
L'aventure, c'est aller plus loin. Et avant tout en soi-même. C'est un chemin à l'envers.il faut passer un sas en soi. Pour être plus libre encore.
Haïr quelqu'un c'est encore le porter en soi...
On hait les autres parce qu'on se hait soi-même.
Un message ne vaut jamais l'information personnelle qu'on va prendre soi-même.
Qu'il est bon de se dévêtir de soi jusqu'à ne plus se reconnaître pour aller vers celui qui vous aime !
La passion, la douleur, sont des éléments qui contiennent un peu d'absolu, qui font qu'il y a plus que le soi de tous les jours.
Chacun sa mort, on a celle qu'on mérite, ça ne sert à rien de vouloir la reconnaître, elle n'a jamais le même visage, et au fond pour chacun elle ne peut ressembler qu'à soi-même.
L'enjeu n'est pas le public, c'est soi, c'est la peur. Une véritable mise en danger.
L'essentiel n'est pas d'acquérir ce qui nous manque - la sagesse, la maîtrise de soi, l'amour universel, la supra-conscience - mais de faire disparaître ce qui est en trop.
Aimer l'amour, c'est s'aimer soi.
La vie humaine n'est faite que de souffrances et les souffrances de la vie ne dépendent que de soi.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Qu'est-ce que l'on est quand on ne peut plus être soi-même ?
Mais la beauté de l'amour, c'est l'interpénétration de la vérité de l'autre en soi, de celle de soi en l'autre, c'est de trouver sa vérité à travers l'altérité.
C'est peut-être ça, l'amour : un visage autour de soi, qui se multiplie, alors qu'on est seul !
Il faut une grande hardiesse pour oser être soi : c'est surtout dans nos temps de décadence que cette qualité est rare.
Il faut apprendre à souffrir de soi comme des autres.
Les moments où l'on ne peut pas mentir sont précisément ceux où l'on ment le plus et surtout à soi-même.
Le don qu'une femme fait de soi-même est aux yeux de celui qui l'aime quelque chose de grave, digne de respect. Quand c'est une autre personne qui en parle, cela paraît tout autre chose.
Ils nous faut écouter l'oiseau au fond des bois, le murmure de l'étè, le sang qui monte en soi...
Lorsqu'on respecte autrui, comme son environnement, on se respecte aussi soi-même.
On n'est responsable que par-devers soi. On ne peut pour les autres que ce que l'on peut pour soi.
Il faut n'aimer que Dieu et ne haïr que soi.
Marcher ne serait rien en soi, fût-ce pendant près de mille kilomètres, s'il ne fallait emporter un certain nombre de choses indispensables.
L'amour, c'est l'oubli de soi.
L'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin.
Si l'oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c'est qu'elle est tout entière utile au salut de l'homme ; elle n'est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l'usage que nous en faisons.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
Je ne souffre pas de la solitude ; il est déjà suffisamment difficile de se supporter soi-même et ses manies.
Ce n'est pas l'injustice en soi qui nous blesse, c'est d'en être l'objet.
La douleur est un feu que chacun alimente en soi.
Dès que l'on parle de poux, tout le monde cherche à les attraper, si l'on craint soi-même d'en être un, comment faire ?
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Toute connaissance vient de soi et non des autres.
Le bonheur est la seule chose que l'on puisse donner sans l'avoir soi-même.
Dès que l'on pénètre le bouddhisme, on sent s'éveiller en soi une sensation d'euphorie permanente comparable à celle que l'on ressent après avoir bu un vin délicat.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
La foi n'est pas seulement religieuse. La foi est surtout une fidélité à soi-même.
On porte en soi le germe de ses hontes, de ses lâchetés, de ses démissions, on les lègue aussi sûrement que les gènes.
Une présence peut infuser en soi avec insistance.
La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu'avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d'agréables mensonges selon qu'on s'analyse ou qu'on s'imagine.