L'absence de ceux que nous aimons est le moi de soi - un bannissement mortel.
Je lui aurais volontiers pardonné son orgueil s'il n'avait pas blessé le mien.
Si, ayant frappé ton prochain sur une joue, il te tend l'autre, frappe-le sur la même, ça lui apprendra à faire le malin.
L'homme sage trouve en lui-même une seule arme défensive, commune à chacun, utile et salutaire à tous, et quelle est cette arme ? La défiance. Portez-la toujours avec vous, ayez soin de vous en couvrir ; tant que vous ne la quitterez pas, vous n'aurez rien à craindre.
Une jeune branche prend les formes qu'on lui donne.
L'argent ne fait pas le bonheur, mais son absence fait le malheur.
L'homme en naissant porte en lui des droits sur la portion des fruits de la terre nécessaires à son existence.
Chaque fois que nous mentons à quelqu'un, nous lui faisons le compliment de reconnaître sa supériorité.
Nous écrivons des livres parce que nos enfants se désintéressent de nous. Nous nous adressons au monde anonyme parce que notre femme se bouche les oreilles quand nous lui parlons.
Aimer ce n'est pas renoncer à sa liberté, c'est lui donner un sens.
La passion s'accroît en raison des obstacles qu'on lui oppose.
Et il réussit, par un effort surhumain, à entendre la part de souffrance exprimée par cet homme, comme par n'importe lequel de ses patients, cette part qu'il lui est intolérable d'écouter.
On n'est jamais si fortement tenté de croire aux dieux que lorsqu'on devient dieu soi-même. Mais celui qui fait croire en lui a tout à gagner et le dieu tout à perdre.
Parler de soi aux autres, c'est se suicider un peu.
Jean-Pierre Chevènement un garçon très bien. Mais ce n'est pas un socialiste. Il l'est par hasard. Ça lui a servi à arriver. Il croit qu'il croit.
Sans jouissance rien ne subsisteSans jouissance rien ne dure, Dieu doit jouir de soi ;Sinon son essence comme l'herbe sécherait.
Pauvre papa : lui qui rêvait de la domination mondiale de la race aryenne, du règne de la Bête de proie, il fut soigné à l'hôpital par des Africaines ou des Maghrébines, sa petite-fille Anna était juive, sa dernière belle-fille d'origine rwandaise.
Quand un homme est amoureux, il ne lui vient pas à l'idée que la femme ne s'en est pas aperçu : il croit l'avoir dit nettement par un ton de voix, un frôlement de main.
Juppé ? Qu'est-ce qu'il a à voir avec Nicolas Sarkozy? Lui est très, très froid. Il n'attire pas les gens, les amis, les électeurs éventuels...
Il n'y a pas d'homme qui puisse être, à lui tout seul, aussi méprisable qu'un corps. Il n'y a point de corps qui puisse être aussi méprisable que le public.
J'ai toujours un faible pour la Russie, particulièrement pour la Sibérie. C'est une région vraiment à part. Quand vous roulez et que vous croisez une personne, vous vous arrêtez pour lui demander s'il a besoin de quelque chose. Les gens sont vraiment solidaires.
Une connaissance est quelqu'un que nous connaissons assez pour lui emprunter de l'argent, mais pas assez pour lui en prêter.
C'est ridicule de situer une intrigue policière à New York. New York est en soi une intrigue policière.
La vie est comme un miroir. Si tu lui souris, elle te renvoie ton image.
On m'a appris à lutter non pas parce qu'il y avait des garanties de succès, mais parce que l'acte de lutter est en soi le seul moyen de garder foi en la vie.
Petite fille on regarde le monde comme un grand magasin de friandises, plein de guimauves et de sucreries... Mais un jour, on regarde autour de soi et on voit une prison, et on est dans le couloir de la mort. [...] â–º Lire la suite
Le romancier s'inspire de sa vie ou de celle des autres, il raconte des histoires vécues en lui ou autour de lui. Le reste est littérature, syntaxe et stylistique.
Le véritable égoïste est celui qui ne pense qu'à lui quand il parle d'un autre.
Hier, quand le Premier Ministre ne voulait pas se mouiller, on lui donnait un parapluie. Aujourd'hui, quand il se mouille, on lui prête un impair !
Celui qui exige beaucoup de lui-même se sent naturellement porté à beaucoup exiger d'autrui.
Un mauvais fils, laisse-le nager sans lui tendre la main.