Composer, jouer, écrire provient toujours d'une partie de soi.
Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge.
Quand on veut amuser les autres, on se doit d'être douloureux soi-même.
A quarante ans, l'homme ne sait plus que travailler. Travailler, c'est marcher vers soi-même.
Être trop mécontent de soi est une faiblesse, être trop content de soi est une sottise.
On ne possède pas les autre. On ne détient jamais le secret des autres avec soi.
Si on ne s'aimait pas tant soi-même on serait toujours seul.
Je pense à cet étrange exercice de soumission et de liberté qui consiste à persister de vouloir en sachant qu'on n'est maître ni de soi ni du monde.
L'admirable avantage d'être politicien c'est de toujours pouvoir se convaincre qu'en avançant soi-même on fait automatiquement progresser le peuple.
L'université est un lieu d'étude important, mais pas une école pour écrivains. L'apprentissage littéraire se passe entre soi et soi, ou entre soi et les êtres dont l'âme provient de la même racine.
Commencer déjà à se regarder en soi-même.
Ah ! celui-là vit mal qui ne vit que pour soi !
Le mot -enthousiasme- vient de la Grèce antique et signifiait : - Avoir les dieux en soi.
Tu as beau le nier, mais qui demeure en soi entend Dieu lui parler, même en dehors du temps en dehors de l'espace.
Se posséder soi-même : voilà l'un des plus grands biens.
On peut seulement craindre que cette culture de la conscience, ce noble souci de sa dignité ne donnent à un être une trop haute idée de sa personne morale, et par là une vision de soi-même disproportionnée avec sa place dans le monde.
Trouver Dieu, c'est se trouver soi-même.
Qui dit conservateur dit surtout conservateur de soi-même.
Malgré soi, on est de son siècle.
On a peu d'estime pour soi-même quand on la refuse aux autres.
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
Le grand don de la conversation consiste moins à la déployer soi-même qu'à la tirer des autres. Celui qui quitte votre entreprise satisfait de lui-même et de sa propre intelligence est parfaitement satisfait de vous.
C'est bien souvent en allant au fond de soi que l'on refait surface.
Parfois, vous devez tout laisser aller - purgez-vous. Si vous n'êtes pas satisfait de quoi que ce soit - quoi que ce soit qui vous abatte - éliminez-le. Parce que vous découvrirez que lorsque vous êtes libre, votre véritable créativité, votre vrai soi sort.
Se sentir soi-même - se penser soi-même - sensation active. On place l'organe de la sensation, comme l'organe de la pensée, sous son emprise.
La plus importante et la plus négligée de toutes les conversations, c'est la conversation avec soi-même.
Le bonheur lié au sentiment d'être aimé a pour consistance majeure le fait de se trouver soudain nanti, par l'entremise de l'amour obtenu, d'un soi propre, d'une identité personnelle.
Accepter que l'être qui a été et sera encore pour soi un refuge et un bien devienne parfois une chaîne, peut-être est-ce l'unique moyen de rendre au couple une certaine grandeur ?
La guerre, le commerce sont les deux activités principales de l'homme sur terre, deux manières sûres d'étendre son nom bien au-delà de soi.
La politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
Les Français se transforment en gamins hargneux dès qu'ils se trouvent trop nombreux dans un espace restreint, et plutôt qu'essayer collectivement d'imposer un ordre à la situation, tout vire soudain au chacun pour soi.
La mode est un tel conte de fées et c'est un tel fantasme. Et il s'agit de métamorphose et d'une sorte de changement de soi et de jouer un rôle que vous voulez que les gens voient.
Mais on supporte moins facilement pour autrui ce qu'on accepte assez convenablement pour soi-même.
Le mot "connerie" a dérivé loin de ses racines physiologiques et il a plus de force que le mot "bêtise" ou "stupidité". Mais juger de la connerie des autres supposerait qu'on est soi-même dénué de toute connerie. Donc, son usage doit inciter à l'auto-examen préalable.
Quoique notre esprit ne puisse pas comprendre en soi le rapport de causalité qui existe entre les phénomènes et la matière, la science exige que nous admettions la nécessité d'un déterminisme dans cette causalité.
On a l'air de craindre les autres, et l'on ne craint que soi-même.
Seules importent les vérités qu'on (re)découvre soi-même.
On est quelquefois aussi différent de soi-même que des autres.
Manger un fruit, c'est faire entrer en soi un bel objet vivant, étranger, nourri et favorisé comme nous par la terre ; c'est consommer un sacrifice où nous nous préférons aux choses.
Il est des êtres pour qui la réussite, toujours, va de soi et pour qui l'insuccès demeure inconcevable. La comtesse de Castiglione était de ceux-là.
Se voir soi-même (autrement que dans un miroir).
Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.
La plupart des intolérants se recrutent parmi les ignorants de soi.
Car au-delà de la difficulté de se communiquer, il y a la suprême difficulté d'être soi.
On n'est pas un homme quand on n'aime que soi.
Qu'est-ce qu'une opinion ? Une limite imposée à soi-même.
Le chagrin est égoïste, il ne parle que de soi.
Toutes les choses sont entièrement de nous. Il n'y a pas de plus grand délice que de découvrir cela en se cultivant soi-même.
Pourquoi pas ? Tu pourrais te contenter de déambuler dans la zone superficielle de ta conscience. Heureux les simples d'esprit. Exister pour soi, rien que pour soi, se servir sans réfléchir, profiter. La vie passe tellement vite, c'est peut-être la solution.