Parler de soi est une impasse absolue.
C'est dans le rapport à autrui que l'on prend conscience de soi ; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Il faut être rameur avant de tenir le gouvernail, avoir gardé la proue et observé les vents avant de gouverner soi-même le navire.
On doit toujours être mal satisfait de soi-même, quelque contents que les autres paraissent de nous.
Moins on peut penser à soi-même, plus on devient intéressant et attirant..
Il y a beaucoup à apprendre des sots, à condition que ce soit soi-même qu'on étudie en eux.
S'élever au-dessus de soi et saisir le monde.
La vie n'est pas une chose raisonnable. On ne peut, sauf à se mentir, la disposer devant soi sur plusieurs années comme une chose calme, un dessin d'architecte.
L'expérience étant une habitude, ne s'acquiert qu'avec les années. Aussi se plait-on volontiers à confondre, en parlant de soi, l'âge et l'expérience. Et l'on donne le nom d'expérience à l'égoïsme, à la crainte, au goût de l'inaction, à tout ce [...] ► Lire la suite
Faciles à voir sont les fautes d'autrui ; celles du soi sont difficiles à voir.
Pour parler de soi, il faut être irréprochable sur tous les plans.
Une maison n'est pas un chez-soi à moins qu'il n'y aie de la nourriture et du feu pour l'esprit aussi bien que pour le corps.
La fréquentation des hommes induit à s'observer soi-même.
On ne peut pas transporter partout avec soi le cadavre de son père.
Mentir à sa façon à soi, c'est presque mieux que de dire la vérité à la façon des autres.
On s'égare rarement en s'imposant soi-même des règles sévères.
Couper le téléphone chez soi, de temps en temps, est une jouissance comparable à celle de la ballerine qui enlève ses chaussons et son tutu.
Il n'y a pas d'acte qui soit tout à fait gratuit ; même pas le don de soi-même.
Un bouffon est un sage qui a découvert très jeune que savoir rire de soi, c'est commencer à se découvrir.
Avoir de la considération pour soi vous attire quelquefois celle des autres.
Se refaire soi-même, c'est refaire le monde.
Mon conseil pour réussir une relation amoureuse ? Etre honnête avec l'autre et avec soi-même. Ne pas être un trou du cul.
On est toujours reconnaissant envers les gens qui ne s'effarouchent pas devant la part de soi qui sombre.
L'éternelle jeunesse est impossible : même s'il n'y avait aucun obstacle, l'observation de soi-même la rendrait impossible.
D'abord se prouver à soi-même qu'on est bien, aller au bout de ses forces, mais sans les dilapider ; ne jamais rêver : agir.
Le don de soi est un achèvement.
Qui observe la rectitude, quel mal aurait-il à gouverner ? Qui ne sait se gouverner soi-même, comment pourrait-il gouverner les autres ?
Il n'est meilleur ami ni parent que soi-même.
Danser est le fin mot de vivre et c'est par danser aussi soi-même qu'on peut seulement connaître quoi que ce soit : il faut s'approcher en dansant.
Petite fille on regarde le monde comme un grand magasin de friandises, plein de guimauves et de sucreries... Mais un jour, on regarde autour de soi et on voit une prison, et on est dans le couloir de la mort. [...] ► Lire la suite
Chaque geste entraîne après soi une responsabilité éternelle. Il y a des gestes omis qui condamneront.
La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence.
Etre aimé comporte au moins l'avantage de pouvoir s'exprimer librement sans crainte de faire rire de soi.
Il n'y a que deux endroits Où l'on n'a pas à se gêner : Chez soi et chez les autres.
Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue jour et nuit à a vous rendre comme n'importe qui, il faut gagner la plus rude bataille qu'un humain puisse livrer ; et cette bataille n'a pas de fin...
Le plus important est d'être toujours en mesure de se protéger soi-même.
L'amour, c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde, pour l'amour de l'être aimé.
On ne peut pas gagner tout le temps. On trouve toujours autour de soi des gens meilleurs.
Le péché c'est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l'aide divine. C'est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l'on peut accéder au salut par soi-même.
Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu'il y a d'indestructible en soi et ne pas s'efforcer de l'atteindre.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi-même ; celui qui l'a, s'il ne la partage ne fait que la toucher et la perdre.
Il existe une vieille et sûre recette pour conserver toujours la paix en soi : c'est d'accuser toujours les autres.
L'inaccessible, on le fabrique soi-même.
Prier pour soi-même est un instinct de nature ; prier pour les autres est un instinct de grâce.
La promenade est essentiellement une manière de converser avec soi.
L'insulte est un dénigrement de l'autre. La proférer comme l'entendre est néfaste pour l'estime de soi-même.
L'amour de l'aventure nous conduit parfois à rechercher au loin des malheurs qui peuvent fort bien nous frapper chez soi.
Il est si facile de perdre la mémoire de soi-même.
Le travail est un trésor. Le travail des autres, cela va de soi.
Aucun n'est prophète chez soi.