Etre bête offre cet avantage, et aussi ce danger, que soi-même on ne s'en aperçoit pas.
Quelle audace, vouloir analyser les hommes, quand on n'ose pas s'analyser soi-même de peur de découvrir que ce qui nous manque est à jamais inaccessible.
Pour croire en soi, il faut que les autres aient confiance en vous.
La nécessité d'exercer un contrôle sur soi, de se soumettre aux lois morales. C'est l'achèvement de l'équilibre.
L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même.
La liberté, c'est l'homme. Même pour se soumettre, il faut être libre ; pour se donner, il faut être à soi.
Il faut s'exprimer uniquement à travers soi-même, ce qui nous vient des autres est encombrant, incertain et surtout inutile.
On n'est jamais sûr de soi dans ce métier. On apprend toujours de nouvelles choses. Et il faut constamment se dépasser.
Grand homme est celui qui laisse après soi les autres dans l'embarras.
Aller droit devant soi tout autour de la terre est le plus court chemin pour atteindre le lieu où l'on se trouve déjà.
On aime toujours un peu plus la vérité quand on la découvre soi-même.
Les poèmes aideront à passer avec soi et d'autres êtres le nécessaire serment de fidélité à la vérité de la vie.
La musique est un monde en soi, avec un langage que nous comprenons tous.
Il vaut mieux garder ses souvenirs d'enfance en soi, plutôt que de tenter de les vérifier.
L'absence de l'être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s'appelle l'oubli.
Comment vivre sans inconnu devant soi ?
On n'est jamais si bien traité que par soi-même.
N'être pour soi pas trop sévère, et n'exiger des autres que la perfection.
Il est très difficile de trouver le bonheur en soi et impossible de le trouver ailleurs.
Chacun est l'ennemi de soi-même.
L'enfant reste un être fait de soi et de celui qu'on a aimé, il a pour mission de transmettre ce qu'il a reçu.
Rêver, c'est se choisir soi-même selon une logique chaque fois particulière.
Un coeur qui veut aimer, et qui sait comme on aime n'en demande jamais licence qu'à soi-même.
A certains moments, il semble qu'on ait besoin d'une âme attentive, étrangère à soi, pour s'assurer de ce que l'on est. Seul, on ne s'entend plus vivre...
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Laisser faire le bien et aider à le faire est chose plus difficile encore que de le faire soi-même.
Le mystère et la richesse du monde de la vie quotidienne sont inégalables. Et les conditions pour accéder aux merveilles de ce monde sont le détachement, mais également l'amour et le don de soi.
Pour être soi-même, il faut être quelqu'un.
La plus grande émotion qu'un être humain puisse ressentir : celle de sa propre naissance. Etre, à nouveau, au commencement de soi. Etre, et que tout soit neuf.
Faire comme si son prochain était un pauvre minable est simplement une façon indirecte d'avouer sans le reconnaître explicitement qu'on est un pauvre minable soi-même.
Le moyen de plaire en société est de laisser chacun parler de soi.
Nul n'est tenu de s'accuser soi-même.
Est-ce qu'il ne faut pas, derrière soi, pour posséder une véritable agilité spirituelle, plusieurs générations d'ancêtres formés à l'étude et à la spéculation ?
Chaque individu a au-dedans de soi une coalition c'est-à-dire une guerre civile. La mort est le grand pacificateur.
Toute phrase doit être en soi un monument bien coordonné, l'ensemble de tous ces monuments formant la ville qui est le Livre.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
Le sex-appeal est une chose que l'on ressent à l'intérieur de soi. Je peux en dégager autant toute habillée, en ramassant des pommes ou debout sous la pluie.
Pas besoin de se presser. Pas besoin de pétiller. Pas besoin d'être quelqu'un d'autre que soi-même.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Etre libre et seul, c'est oublier le temps présent. C'est retrouver en soi un univers à part qui vous appartient en propre et que vous n'avez livré à personne.
Dire de soi plus de mal qu'il n'y en ait, c'est sottise, non modestie.
Le cheval nous apprend ce qu'est la domination de soi.
Se justifier, tel est le premier devoir envers soi-même.
Etre asservi à soi-même est le plus pénible des esclavages.
Il faut aimer la vérité plus que soi-même et les autres plus que la vérité.
Accepter et aimer ce qui est propre à soi.
On ne trouva jamais meilleur messager que soi-même.
Une bonne part de l'altruisme, même parfaitement honnête, repose sur le fait qu'il est inconfortable d'avoir des gens malheureux autour de soi.
Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà.
La passion amoureuse est une énorme baudruche de malentendus. On ne s'éprend pas vraiment de l'autre. Plutôt de quelque chose contenu à l'intérieur de soi.