Rien n'est plus important pour soi que soi-même.
Toute société est basée sur l'aristocratie, car celle-ci, la vraie, est exigence à l'égard de soi-même et sans cette exigence toute société meurt.
A quoi ça sert les émotions pour soi tout seul ?
On n'est jamais trompé, on se trompe soi-même.
Il faut aimer ses amis comme on aime ses enfants, pour eux et non pour soi. Le moi cause les malheurs et les chagrins.
Une vie réussie est un acte de foi perpétuellement renouvelé. De foi en soi d'abord...
L'amour est une lutte contre la partie de soi-même que l'on voit réfléchie dans l'autre.
Une bonne règle est de ne pas faire faire par d'autres ce qu'on aurait honte de faire soi-même.
Chez les miens, on a toujours jeûné le ramadan. C'était naturel, ça allait de soi, on n'en faisait pas toute une histoire. De nos jours, il ne suffit plus de jeûner, il faut aussi montrer à tout le monde que l'on jeûne, et il faut surveiller de près ceux qui ne jeûnent pas.
Mieux vaut profiter des expériences faites par d'autres que de les faire soi-même. Mieux vaut croire que voir.
On n'est jamais si bien asservi que par soi-même.
Les petits renoncements de l'enfance préparent l'adolescent à repousser les tentations qui se dressent sur son chemin. L'oubli de soi ne s'apprend pas en un jour.
Je refuse de suivre les règles où la société essaie de contrôler les personnes ayant une faible estime de soi.
On écrit pour en finir avec soi-même mais dans le désir d'être lu, pas moyen d'échapper à cette contradiction.
Habiter à la gare, ce n'est pas une raison pour avoir beaucoup d'étrangers chez soi.
Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.
Toute évolution technique n'est pas forcément un progrès humain et le nouveau n'est pas une valeur en soi.
Ce n'est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu'on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l'air et écume dans l'eau.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
Il faut vivre avec soi-même, non contre soi. S'assombrir l'âme avec des chimères, c'est un péché.
Plaire à soi est orgueil ; aux autres, vanité.
Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
À long terme, on ne progresse qu'à condition d'avoir autour de soi des gens d'exception.
Écrire est une souffrance, car l'on est confronté sans cesse à soi.
Dépendre de soi-même, c'est parfois la pire dépendance.
On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.
Nul, moralement, ne peut être jugé que par Dieu, s'il existe, ou par soi, et cela fait une existence suffisante.
L'estime de soi est essentielle pour avoir un cerveau heureux.
Intégrer, cela veut dire absorber en soi un peuple jusqu'à ce que rien ne subsiste de lui qu'un souvenir et les mensonges odieux des manuels d'histoire.
Celui qui réclame pour tous, reçoit pour soi. Et celui qui réclame pour soi, est frustré de tous. C'est la loi.
Se quitter soi-même, la seule manière de tout quitter.
Savez-vous bien que c'est qu'aimer ? C'est mourir en soi pour revivre en autrui.
On ne pense réellement à soi et l'on est soi que quand on ne pense à rien.
La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
A travers le couple se réalise la jouissance de soi dans l'infinité ; c'est l'extase.
Nuire à son bienfaiteur, c'est se nuire à soi-même.
Quand la violence s'installe dans un couple, la vie en commun n'est plus possible ; tout le reste n'est que rafistolage et mensonge à soi. Divorcer, alors, est la seule solution.
N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ?
Il ne faut pas donner au comédien un rôle où il est soi, mais lui donner le goût et la possibilité d'être quelqu'un d'autre.
Qui livre un plus rude combat que celui qui s'efforce de se vaincre soi-même ?
Un des secrets du bonheur est de demander beaucoup à soi-même et peu aux autres.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même
Il faut être bien féroce, ou bien loyal envers soi, pour n'être pas égalitaire quand on est riche.
Tout prend, à mesure qu'on vieillit, l'allure du souvenir, même le présent. On se considère soi-même comme déjà passé.
Un homard, c'est autre chose qu'un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
La joie doit être l'un des pivots de notre vie. C'est le gage d'une personnalité généreuse. Parfois, c'est aussi un manteau qui revêt une vie de sacrifice et de don de soi.
Il est doux d'être aimé pour soi-même.
Expliquer toute la nature est une tâche trop ardue pour un seul homme ou une seule époque. Il est plus sage de faire peu en étant sûr de soi et laisser le reste à ceux qui viendront après, que présumer de tout sans être sûr de rien.