Le renoncement à soi conduit au mépris.
On n'a jamais assez de temps c'est vrai, rien que pour penser à soi-même.
Il y a une folie d'écriture qui est en soi-même, une folie d'écrire furieuse mais ce n'est pas pour cela qu'on est dans la folie. Au contraire.
A tromper autrui, l'on risque de se duper soi-même.
Un sommet n'est le terme qu'en apparence et le chemin vrai n'a de sens que s'il mène au coeur de soi.
La mort du présent n'est rien ; c'est la perte de l'avenir en soi qui est déchirante.
Il vaut toujours mieux trouver de soi-même les choses qu'on trouverait dans les livres.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
Plus on est monté haut, plus on est descendu profond à l'intérieur de soi-même.
Quand on est honnête avec soi, on l'est aussi envers les autres.
En fin de compte, on ne peut attendre le salut que de soi-même. Mais vaut-il la peine de se sauver ?
Être propre, c'est être en propre, être soi, clairement séparé de la souillure et du non-soi : se défaire de la saleté dessine la première frontière existentielle.
Eduquer un enfant consiste d'abord à s'éduquer soi-même.
Ecrire est une tentation de diversion et un acte insensé d'oubli de soi.
Le principe de toute société est de se rendre justice à soi-même et aux autres. Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
Il vaut mieux détruire soi-même ce qu'on aime que de laisser les autres le faire...
La mode consiste à s'habiller selon ce qui est à la mode. Le style consiste davantage à être soi-même.
Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.
Face à l'événement, c'est à soi-même que recourt l'homme de caractère.
Lorsqu'on perd le contrôle de soi, on perd sa liberté.
Aller au bout de soi-même, c'est toujours ce que j'ai voulu.
Personne n'imagine encore qu'on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.
Pour savoir la moindre chose sur soi-même, il faut tout savoir sur les autres.
La vie sans risques n'a aucun goût. Être artiste, ce n'est pas devenir une caricature de soi-même ou de s'inscrire dans une forme d'insécurité.
C'est chouette cette prolongation de soi par un enfant, c'est pas la peine pour autant de se prolonger par cinq ou huit enfants.C'est ridicule...
Quand on veut gouverner les hommes, il ne faut pas les chasser devant soi. Il faut les faire suivre.
Il faut être bien fort et bien maître de soi, pour pénétrer dans tous les coins de la pensée humaine.
Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l'on ait besoin de les emporter avec soi.
Vieillir c'est voir de plus en plus le monde comme extérieur à soi.
La maison est un appareil à transporter avec soi, et la ville est une machine sur laquelle on vient se brancher.
La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle.
On peut connaître tout, excepté soi-même.
L'amour de soi passe chez tout le monde avant l'amour du prochain.
On a beau avoir son coeur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair.
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
C'est n'être bon à rien de n'être bon qu'à soi.
Penser, c'est parler avec soi-même.
L'intelligence, c'est de se diriger soi-même ; la sagesse, c'est de faire faire par d'autres ce que je rêve.
Les statues sont plus belles que l'homme et les poèmes aussi. Il n'y a donc qu'à penser aux morts pour penser plus haut que soi.
A propos du voyage : on peut très bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-même, s'attardant encore là depuis la dernière fois.
Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi.
Nous deviendrons réellement libres lorsque nous aurons réappris à dépasser la mort, lorsque nous aurons franchi cette frontière mentale qui permet l'harmonie avec soi-même.
Mieux vaut être soi-même, impérial, simple et vrai.
Un couple, à moins d'un très grand amour, cela devient deux fois soi-même, et c'est insupportable.
Pour bien arriver, il faut d'abord arriver soi-même, puis, que les autres n'arrivent pas.
On a beau chercher, on ne trouve jamais que soi-même.
La colère, le ressentiment, l'envie et l'apitoiement sur soi sont des réactions inutiles. Ils épuisent grandement le temps. Ils sapent l'énergie mieux consacrée aux efforts productifs.
Il faut définir l'orgueil : une passion qui fait que, de tout ce qui existe au monde, l'on estime que soi.
C'est plus facile d'avoir chacun son dieu, ça permet d'être Dieu soi-même.