Nous deviendrons réellement libres lorsque nous aurons réappris à dépasser la mort, lorsque nous aurons franchi cette frontière mentale qui permet l'harmonie avec soi-même.
Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.
Le plaisir qu'on éprouve à parler de soi-même est rarement partagé.
La conscience de soi est en même temps la conscience du tout.
Personne n'imagine encore qu'on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi.
Les statues sont plus belles que l'homme et les poèmes aussi. Il n'y a donc qu'à penser aux morts pour penser plus haut que soi.
L'amour est une lutte contre la partie de soi-même que l'on voit réfléchie dans l'autre.
On a beau chercher, on ne trouve jamais que soi-même.
Il en est des gens qui bâtissent des systèmes comme d'un homme qui construit un immense château, mais qui loge soi-même dans une grange.
Mieux vaut être soi-même, impérial, simple et vrai.
Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l'on ait besoin de les emporter avec soi.
Rien n'est plus important pour soi que soi-même.
Il faut être bien fort et bien maître de soi, pour pénétrer dans tous les coins de la pensée humaine.
La mode consiste à s'habiller selon ce qui est à la mode. Le style consiste davantage à être soi-même.
Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.
En fin de compte, on ne peut attendre le salut que de soi-même. Mais vaut-il la peine de se sauver ?
Entrer en pleine solitude, c'est un peu se tenir soi-même dans sa main et s'offrir au néant.
Marcher en soi-même est comme un châtiment : l'on ne va pas loin.
La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle.
La beauté est la meilleure version possible de soi-même, à l'intérieur et à l'extérieur.
C'est plus facile d'avoir chacun son dieu, ça permet d'être Dieu soi-même.
A propos du voyage : on peut très bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-même, s'attardant encore là depuis la dernière fois.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
Les petits renoncements de l'enfance préparent l'adolescent à repousser les tentations qui se dressent sur son chemin. L'oubli de soi ne s'apprend pas en un jour.
On aime toujours un peu plus la vérité quand on la découvre soi-même.
Dire non sans donner la raison ! N'est-ce pas affirmer dans l'être ? Sa raison, c'est soi.
Je refuse de suivre les règles où la société essaie de contrôler les personnes ayant une faible estime de soi.
Il faut définir l'orgueil : une passion qui fait que, de tout ce qui existe au monde, l'on estime que soi.
Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.
C'est n'être bon à rien de n'être bon qu'à soi.
Écrire est une souffrance, car l'on est confronté sans cesse à soi.
On n'est jamais si bien asservi que par soi-même.
A quoi ça sert les émotions pour soi tout seul ?
Personne ne peut tenir la vérité près de soi, fût-ce dans le cachot d'une formule. La vérité, on ne peut l'avoir, seulement la vivre.
Plaire à soi est orgueil ; aux autres, vanité.
On ne pense réellement à soi et l'on est soi que quand on ne pense à rien.
Ce n'est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu'on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l'air et écume dans l'eau.
Mieux vaut profiter des expériences faites par d'autres que de les faire soi-même. Mieux vaut croire que voir.
Se quitter soi-même, la seule manière de tout quitter.
Vieillir c'est voir de plus en plus le monde comme extérieur à soi.
On n'est jamais si bien traité que par soi-même.
N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ?
A travers le couple se réalise la jouissance de soi dans l'infinité ; c'est l'extase.
L'estime de soi est essentielle pour avoir un cerveau heureux.
Faire des textes de chansons, c'est comme si on avait un petit filon en soi, et j'ai toujours su qu'un jour ce filon serait épuisé.
La douceur envers soi est la source de toute politesse.
On a beau avoir son coeur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair.
Dépendre de soi-même, c'est parfois la pire dépendance.