Face à l'événement, c'est à soi-même que recourt l'homme de caractère.
Un trait fondamental de la modernité : les barbares sont au-dedans. Le dehors est devenu interne.
La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient.
Ce qui élève l'homme par rapport à l'animal, c'est la conscience qu'il a d'être un animal... Du fait qu'il sait qu'il est un animal, il cesse de l'être.
On ne peut parler de la fête de tabaski sans faire allusion à Abraham le père des croyants, l'ami intime de Dieu.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
Il serait temps que l'homme reconnaisse que la relation avec l'autre est bien plus essentielle qu'un monde fermé, reposant sur la seule conscience de soi.
La loi d'amour est la seule loi de vie ; la loi qui fait que chacun sent en soi l'immense unité humaine, et devient fort autant que tous ensemble.
Peut-être l'art n'est-il que la volonté quotidienne de se tenir serré contre l'impossible perfection.
C'est une erreur fatale d'entrer en guerre sans la volonté de gagner.
Je veux encourager les femmes à adopter leur propre caractère unique. Parce que tout comme une rose est belle, il en est de même d'un tournesol, tout comme une pivoine. Je veux dire, toutes les fleurs sont belles à leur manière, et les femmes aussi.
Quand on sort de chez soi on s'enquiert de la route, quand on entre dans une région on s'enquiert des coutumes.
"Blacks, Blancs, Beurs", si ça allait de soi dans la société française, on n'aurait pas besoin d'en faire un slogan.
La simplicité n'est pas un but dans l'art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s'approchant du sens réel des choses.
La personnalité est à l'homme ce que le parfum est à la fleur.
On avait envie de lui dire, comme une mère à un enfant qui se gratte la tête : "Veux-tu bien laisser ta conscience tranquille !".
Les choses sont uniques, le plus petit événement ne peut se répéter.
La volonté du mal ruine souvent le mal.
Qui ne vit que pour soi n'est pas digne de vivre.
Le respect de la personne humaine se fonde sur son caractère irremplaçable.
J'ai une volonté de fer. Mais c'est toujours la même histoire, le fer... ça rouille.
L'esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié.
La tendresse sans la raison constitue un caractère faible et impuissant, mais la raison sans la tendresse rend l'âme aigre et rude.
On n'a pas trop de soi pour penser à soi.
Rien ne sert d'être vivant le temps qu'on travaille. L'évènement dont chacun est en droit d'attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n'ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n'est pas au prix du travail.
On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d'erreur sur soi et sur le monde, sans une paille d'innocence aux premiers mots.
On ne fait bien que ce qu'on aime. Ni la science ni la conscience ne modèlent un grand cuisinier.
L'homme doit prendre conscience de ses abîmes pour mieux les contourner.
Imposer sa volonté aux autres, c'est force. Se l'imposer à soi-même, c'est force supérieure.
A cause des choses terrestres qui vous absorbent, vous forcez Dieu à retenir en soi l'amour qu'il ne peut répandre sur vous.
En tant qu'écrivain, votre estime de soi est littéralement basée sur la dernière chose que vous avez écrite.