Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.
Faire comme si son prochain était un pauvre minable est simplement une façon indirecte d'avouer sans le reconnaître explicitement qu'on est un pauvre minable soi-même.
Est-ce qu'il ne faut pas, derrière soi, pour posséder une véritable agilité spirituelle, plusieurs générations d'ancêtres formés à l'étude et à la spéculation ?
La plus grande émotion qu'un être humain puisse ressentir : celle de sa propre naissance. Etre, à nouveau, au commencement de soi. Etre, et que tout soit neuf.
Qui n'est pas bien chez moi qu'il retourne chez soi.
Etre libre et seul, c'est oublier le temps présent. C'est retrouver en soi un univers à part qui vous appartient en propre et que vous n'avez livré à personne.
Entrer en pleine solitude, c'est un peu se tenir soi-même dans sa main et s'offrir au néant.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
La passion amoureuse est une énorme baudruche de malentendus. On ne s'éprend pas vraiment de l'autre. Plutôt de quelque chose contenu à l'intérieur de soi.
L'amour de soi passe chez tout le monde avant l'amour du prochain.
Les poèmes aideront à passer avec soi et d'autres êtres le nécessaire serment de fidélité à la vérité de la vie.
Le mépris de soi-même justifié est une maladie dont personne ne se relève.
La nécessité d'exercer un contrôle sur soi, de se soumettre aux lois morales. C'est l'achèvement de l'équilibre.
Je pense que parfois la différence entre gagner et perdre, succès et échec, c'est cette ligne grise entre la volonté, la passion et la confiance en soi qui dit : « Je vais le faire ».
Laisser faire le bien et aider à le faire est chose plus difficile encore que de le faire soi-même.
Tout crime porte en soi une incapacité radicale et un germe de malheur : pratiquons donc le bien pour être heureux, et soyons justes pour être habiles.
L'honneur, c'est la conscience, mais la conscience exaltée. C'est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu'à la plus pure élévation et jusqu'à la passion la plus ardente.
Se justifier, tel est le premier devoir envers soi-même.
Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
On n'a jamais assez de temps c'est vrai, rien que pour penser à soi-même.
Toute évolution technique n'est pas forcément un progrès humain et le nouveau n'est pas une valeur en soi.
On suit toujours le sens de l'histoire quand on la pousse devant soi.
La vraie beauté est d'être fidèle à soi-même. C'est ce qui me fait du bien.
Nul n'est tenu de s'accuser soi-même.
L'estime de soi vient des réalisations. Pas à cause de normes laxistes et de faux éloges.
Rêver, c'est se choisir soi-même selon une logique chaque fois particulière.
Ce qu'exprime le racisme est essentiellement un mépris; mépris envers telle personne justifié, non par ses caractéristiques, mais par son appartenance à un groupe : l'origine de ce mépris est une absence de confiance en soi; son aboutissement est une destruction de soi-même.
L'intelligence, c'est de se diriger soi-même ; la sagesse, c'est de faire faire par d'autres ce que je rêve.
Un sommet n'est le terme qu'en apparence et le chemin vrai n'a de sens que s'il mène au coeur de soi.
Etre asservi à soi-même est le plus pénible des esclavages.
N'être pour soi pas trop sévère, et n'exiger des autres que la perfection.
On peut faire des choses très belles en étant soi-même assez moche.
Beaucoup parler de soi passe pour bête. L'humanité a trouvé une manière originale de tourner cet interdit : l'écrivain !
Toutes les tendances égoïstes qu'on trouve chez les hommes, le culte de soi et le mépris des autres, prennent leur source dans l'organisation actuelle des relations entre les hommes et les femmes.
Tout exercice du pouvoir aujourd'hui est un vol et une duperie où l'on se floue soi-même.
C'est en soi qu'il faut cultiver la flamme qui réchauffe. C'est sur soi seul qu'il faut s'appuyer.
Pour être soi-même, il faut être quelqu'un.
Il en est des gens qui bâtissent des systèmes comme d'un homme qui construit un immense château, mais qui loge soi-même dans une grange.
Eduquer un enfant consiste d'abord à s'éduquer soi-même.
On est toujours trompé par quelque chose, l'important est de ne pas se tromper soi-même.
Le cheval nous apprend ce qu'est la domination de soi.
Le vrai bonheur est un mythe. Mieux vaut alors se leurrer en se jouant à soi-même et aux autres un bonheur factice.
La terre, cela ne se vend pas, car rien ne peut-être vendu que l'on ne peut emporter avec soi.
On est accessible à la flatterie dans la mesure où soi-même on se flatte.
De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
Poussé par une irrésistible injonction à être soi, l'individu se rêve de plus en plus maître de sa vie.
Pas besoin de se presser. Pas besoin de pétiller. Pas besoin d'être quelqu'un d'autre que soi-même.
Santé et développement physique : Exercices physiques et le pourquoi de chacun d'eux, habitudes d'hygiène, jeux, prévention des maladies, tempérance et continence, tabac, maîtrise de soi.