Il y a une folie d'écriture qui est en soi-même, une folie d'écrire furieuse mais ce n'est pas pour cela qu'on est dans la folie. Au contraire.
D'où nous venons, où nous allons, cela n'a guère de sens de se le demander car nous sommes l'histoire de l'univers à l'horloge infidèle de notre conscience présente.
Certaines personnes ont tellement peur d'être malades qu'elles attendent, pour aller voir le médecin, d'être guéries.
Dans les jeunes étreintes on a peur de donner la vie ; dans les dernières, on redoute de donner la sienne.
Faire des affaires en toute bonne conscience est une attitude payante.
Je suis soldat. Je n'ai pas peur des hommes. Je ne crains que Dieu. S'il faut mourir, je mourrai comme un soldat qui n'a rien à se reprocher.
Je pense que la vie est une obsession irrationnelle.
C'est ça qui me fait peur dans le bonheur : l'usure, la lassitude, l'effilochage.
Pour un psychiatre, le signe le plus probant de la folie chez un patient réside dans sa prétention à être sain d'esprit.
Citer peu et fondre toujours la citation dans le discours, de peur d'en couper le fil et de le refroidir.
Si vous voulez être respecté par les autres, le mieux est de vous respecter vous-même. Ce n'est que par cela, ce n'est que par le respect de soi que vous obligerez les autres à vous respecter.
La meilleure raison, pour se suicider, c'est la peur de la mort.
Le divan, c'est sans doute formidable, mais pas pour moi. Sans ma névrose, j'ai trop peur de ne plus pouvoir créer.
S'il t'est pénible de critiquer tes amis, tu peux le faire la conscience tranquille. Mais si tu éprouves le moindre plaisir, alors tais-toi !
- Vous n'avez pas peur ? Tous ces hommes en face de vous qui ne pense qu'à une seule chose ! - Ne vous inquiétez pas. Je ne les laisserai pas vous violer.
Qui va apaiser nos maux ? J'ai vu la peur apparaître dans les yeux des gens normaux.
Tous les gens sont pareils : crevant de peur à la pensée de la mort et obsédés par le sexe.
On ne devrait avoir peur de rien d'autre que des choses qui ont le pouvoir de nous faire du mal, mais il ne faut pas craindre les choses anodines.
Le conteur, qui veut faire paraître des choses absentes, y réussit bien mieux par le frisson de la peur que par une suite raisonnable de causes et d'effets.
Chacun pour soi et Dieu pour tous !
La prise de conscience d'une femme semble commencer par son affrontement avec les méfaits de son mari.
La peur est une chose terrible. Cela vous fait faire des choses affreuses.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
Si vous touchez une chose avec une conscience profonde, vous touchez tout.
La curiosité est indispensable, elle diminue la peur de la Mort.
Vivre, c'est avoir la conscience d'être.
Je sais que la littérature ne nourrit pas son homme. Par bonheur, je n'ai pas très faim.
Notre repentir, ce n'est pas tellement pour le mal que nous avons fait, mais pour la peur de ses conséquences.
La peur est bien souvent plus grande que le danger.
Un père ? Eh bien, celui qui te prend sur ses genoux quand tu pleures, et qui s'assied près de toi le soir lorsque tu as peur de t'endormir, pour te raconter une histoire.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.