Chacun porte son bonheur en soi.
Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée.
Le pire danger qu'il y a à tromper autrui, c'est qu'on finit toujours par se tromper soi-même.
Chacun voudrait que son voisin ait un peu de conscience, mais personne n'en veut pour soi-même.
Le désir d'originalité est le père de tous les emprunts, de toutes les limitations. Rien de plus original, rien de plus "soi" que se nourrir des autres.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
De tous les amours, l'amour maternel est le plus harmonieux. C'est le parfait équilibre de soi-même en autrui.
Bénit soi l'homme qui, n'ayant rien à dire, s'abstient de le démontrer à haute voix.
Tout bonheur en ce monde vient de l'ouverture aux autres ; toute souffrance vient de l'enfermement en soi-même.
Personne ne peut tenir la vérité près de soi, fût-ce dans le cachot d'une formule. La vérité, on ne peut l'avoir, seulement la vivre.
A force d'écrire pour soi tout seul, il arrive que, sans l'avoir prémédité, on se trouve avoir aussi écrit pour tout le monde.
Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
Il y a des choses plus importantes que soi-même. Par exemple la patrie.
La sympathie, l'amitié, l'amour rendent vulnérables et nous encouragent à céder là où l'on eût pour soi résisté.
Vieillir seul et pour soi est moins tragique que de vieillir pour un autre.
Toute punition revêt de la méchanceté ; toute punition en soi participe du mal.
La religion ne suit pas plus nécessairement le mouvement de la foi que celle-ci se précipite vers la foi en Dieu. Car si le concept de « religion » implique une institutions séparable, identifiable, circonscriptible, lié dans sa lettre au [...] ► Lire la suite
Quand on a un coeur d'or, il faut le garder pour soi.
La vie, c'est un vaste laboratoire où l'on joue avec soi-même, où tout acte prend la valeur d'une expérience.
Il n'y a qu'une seule partie de l'univers que nous pouvons changer d'une façon certaine : soi-même.
Souvent on est insensible aux problèmes des autres quand, soi-même, on est malheureux.
C'est cela le chemin difficile, incompréhensif, rebutant : renoncer à soi-même quand on n'avait que cela à offrir.
Il faut aimer ses amis comme on aime ses enfants, pour eux et non pour soi.
Pour rester fidèle à un rêve, il faut toujours renier quelque chose ou quelqu'un, à commencer par soi.
Avec de la tendresse autour de soi, on n'est pas incapable de vivre... Il n'y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir...
Briser une femme, c'est encore la meilleure façon de l'attirer à soi.
L'écriture n'est pas une fin en soi, elle est la nostalgie d'un ravissement.
Faire la charité, c'est bien. La faire faire par les autres, c'est mieux. On oblige ainsi son prochain, sans se gêner soi-même.
Pour croire en soi, il faut que les autres aient confiance en vous.
L'amitié : c'est accepter chez les autres ce que l'on ne tolère pas chez soi.
Le hasard n'existe pas. Il y a qu'une suite de pas vers soi ou loin de soi et peu importe la manière d'y arriver.
Ecrire, c'est lire en soi pour écrire en l'autre.
C'est encore croire en soi que de douter de soi.
Est-il possible d'apprécier la vie quand on n'a que soi-même à aimer ?
La liberté, c'est l'homme. Même pour se soumettre, il faut être libre ; pour se donner, il faut être à soi.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
Il faut s'exprimer uniquement à travers soi-même, ce qui nous vient des autres est encombrant, incertain et surtout inutile.
L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même.
Quelle audace, vouloir analyser les hommes, quand on n'ose pas s'analyser soi-même de peur de découvrir que ce qui nous manque est à jamais inaccessible.
Etre bien entre soi, c'est un luxe dont nous payons volontiers le prix.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
On n'est jamais sûr de soi dans ce métier. On apprend toujours de nouvelles choses. Et il faut constamment se dépasser.
Chaque homme renferme en soi un monde à part, étranger aux lois et aux destinées générales des siècles.
Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
La nécessité d'exercer un contrôle sur soi, de se soumettre aux lois morales. C'est l'achèvement de l'équilibre.
Les poèmes aideront à passer avec soi et d'autres êtres le nécessaire serment de fidélité à la vérité de la vie.
La jeunesse est cet heureux temps où l'on devrait plutôt dire qu'on ne doute de rien plutôt que de dire qu'on n'y doute pas de soi.