On ne révèle jamais le fond de soi-même, sauf quand on pleure ses parents.
Le désir d'originalité est le père de tous les emprunts, de toutes les limitations. Rien de plus original, rien de plus "soi" que se nourrir des autres.
On fait des règles pour les autres et des exceptions pour soi.
Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
La vie la plus belle est celle que l'on passe à se créer soi-même, non à procréer.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
Vieillir seul et pour soi est moins tragique que de vieillir pour un autre.
Quand on a un coeur d'or, il faut le garder pour soi.
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime ; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même.
La religion ne suit pas plus nécessairement le mouvement de la foi que celle-ci se précipite vers la foi en Dieu. Car si le concept de « religion » implique une institutions séparable, identifiable, circonscriptible, lié dans sa lettre au [...] ► Lire la suite
Faire la charité, c'est bien. La faire faire par les autres, c'est mieux. On oblige ainsi son prochain, sans se gêner soi-même.
Avec de la tendresse autour de soi, on n'est pas incapable de vivre... Il n'y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir...
L'écriture n'est pas une fin en soi, elle est la nostalgie d'un ravissement.
C'est encore croire en soi que de douter de soi.
Briser une femme, c'est encore la meilleure façon de l'attirer à soi.
La nécessité d'exercer un contrôle sur soi, de se soumettre aux lois morales. C'est l'achèvement de l'équilibre.
Il faut s'exprimer uniquement à travers soi-même, ce qui nous vient des autres est encombrant, incertain et surtout inutile.
Il n'y a qu'une seule partie de l'univers que nous pouvons changer d'une façon certaine : soi-même.
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
Pour croire en soi, il faut que les autres aient confiance en vous.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
La vie, c'est un vaste laboratoire où l'on joue avec soi-même, où tout acte prend la valeur d'une expérience.
C'est cela le chemin difficile, incompréhensif, rebutant : renoncer à soi-même quand on n'avait que cela à offrir.
Ecrire, c'est lire en soi pour écrire en l'autre.
Pour rester fidèle à un rêve, il faut toujours renier quelque chose ou quelqu'un, à commencer par soi.
Est-il possible d'apprécier la vie quand on n'a que soi-même à aimer ?
On n'est jamais sûr de soi dans ce métier. On apprend toujours de nouvelles choses. Et il faut constamment se dépasser.
Il faut aimer ses amis comme on aime ses enfants, pour eux et non pour soi.
La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence.
La liberté, c'est l'homme. Même pour se soumettre, il faut être libre ; pour se donner, il faut être à soi.
Etre bien entre soi, c'est un luxe dont nous payons volontiers le prix.
A force d'écrire pour soi tout seul, il arrive que, sans l'avoir prémédité, on se trouve avoir aussi écrit pour tout le monde.
Quelle audace, vouloir analyser les hommes, quand on n'ose pas s'analyser soi-même de peur de découvrir que ce qui nous manque est à jamais inaccessible.
Le hasard n'existe pas. Il y a qu'une suite de pas vers soi ou loin de soi et peu importe la manière d'y arriver.
La vraie liberté, c'est de pouvoir toute chose sur soi.
Toutes les choses sont contradictoires en soi.
L'absence de l'être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s'appelle l'oubli.
L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même.
L'amitié : c'est accepter chez les autres ce que l'on ne tolère pas chez soi.
Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
Je ressens si intensément les délices de s'enfermer dans un petit monde à soi, avec des images et de la musique et tout ce qui est beau.
La malchance est un oiseau déplaisant et il faut l'empêcher de se percher sur soi...
Chaque homme renferme en soi un monde à part, étranger aux lois et aux destinées générales des siècles.
Les poèmes aideront à passer avec soi et d'autres êtres le nécessaire serment de fidélité à la vérité de la vie.
Pas besoin de se presser. Pas besoin de pétiller. Pas besoin d'être quelqu'un d'autre que soi-même.
Laisser faire le bien et aider à le faire est chose plus difficile encore que de le faire soi-même.
En banlieue, soi tu as la force, soi tu as la tchache.