Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi.
L'art, c'est de franchir une frontière pour aller à soi.
Quiconque s'attache à écouter la réponse des enfants est un esprit révolutionnaire. Les autres soi-disant révolutions ne changeront rien.
Les objectifs réalisables sont la première étape vers l'amélioration de soi.
La perfection totale de l'oeuvre qui est un tout, un univers en soi et qui vous fait écrier : "Il doit y avoir un Dieu ! C'est Dieu qui s'exprime par cette oeuvre !" C'est si totalement inexplicable, la perfection...
Dans les ennuis, les tracas, l'homme est seul. Une fois que l'on est dedans, on doit s'en sortir par soi-même, pas de sauveur pour s'occuper de ces vétilles.
A force de changer de femme, on finit par changer soi-même !
On se fait rarement rire seul parce qu'on se surprend difficilement soi-même.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Est-il possible de détruire autrui sans détruire au moins une partie de soi ?
Etre en bonne harmonie avec soi-même c'est travailler à une meilleure harmonie dans le monde.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
Mener quelque chose ? C'est peut-être un but. Se mener soi-même paraît l'essentiel.
Le luxe des femmes est monté à de telles proportions, qu'il faut être bien riche pour en avoir une à soi. Il n'y a plus moyen que d'aimer les femmes des autres.
Comme nous le savons, le pardon de soi-même est le plus difficile de tous les pardons.
Le but d'entreprendre est là : changer le monde sans doute, mais déjà se changer soi, apprendre sur soi, de ses erreurs comme de ses bonnes décisions, de se réaliser à travers un projet qui fait sens et qui nous porte au quotidien.
Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D'ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas ; ce qui importe uniquement, c'est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.
Être libre, c'est avoir en soi la conscience d'un pouvoir moral.
Le bonheur n'a décidément rien à voir avec le confort : aujourd'hui, on est de mieux en mieux chez soi et de moins en moins bien dans sa peau. Il ne faut pas confondre vie intérieure et vie à domicile.
C'est assez doux, vous le verrez un jour, d'être l'ombre de soi-même. De se dire que les autres n'ont pas réussi à vous modifier.
Et la vie c'est soi-même et soi-même c'est les autres.
C'est parfois sur le plus faible que soi qu'on doit prendre appui pour aller plus loin.
Tous les chemins mènent à soi.
On ne pardonne pas à un ami d'être l'envers de soi.
Peut-être la vie n'est-elle qu'une série d'expériences, inexplicables même pour soi ?
La télé donne l'image la plus caricaturale de soi. Il n'y a ni réflexion ni pensée.
Il y a un grand plaisir à sentir au-dedans de soi, qu'on est bien meilleur que ne le pensent les autres.
Ta lettre m'a rempli d'une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m'y était donnée en une sorte d'éblouissement. Et rien n'est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
Peut-on être un père quand on n'a pas le sentiment d'en avoir eu vraiment un soi-même ?
J'ai écrit que la charité chrétienne souffrira un peu devant les réponses à apporter face à l'afflux de migrants. Il faudra se durcir le coeur et supprimer en soi toute sorte de compassion. Sinon quoi, nos pays seront submergés.
Religion : dernier refuge de l'amour de soi.
L'histoire d'une famille, c'est l'élément d'une chaîne qui déroule ses maillons jusqu'à nous, c'est l'assise de nos intuitions, l'affirmation de soi dans le choix d'un moyen d'expression.
Etre heureux, c'est d'abord de jouir de soi-même.
Il n'y a pas de répression de l'espoir ; à moins de l'étouffer soi-même.
Il neige au fond de soi, dans un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Si on meurt ici plus vite qu'ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
Le devoir envers soi est le premier, le plus sacré ; c'est de lui que découlent les autres.
La mémoire est un geste en soi.
Il faut mettre de l'argent de côté pour en avoir devant soi.
On ne possède pas les autre. On ne détient jamais le secret des autres avec soi.
L'amour est une affaire intime, étrange et pleine de contradictions. On peut aimer quelqu'un parce qu'on s'aime soi-même, par égoïsme, convoitise, par désir ou par besoin de dominer l'objet de cet amour, le soumettre ou, à l'inverse, se livrer à lui.
C'est très séduisant de voir quelqu'un de passionné. On est toujours attiré par quelqu'un qui est attiré par quelque chose d'autre que soi.
Penser sur des maximes c'est se reconnaître et reprendre le gouvernement de soi.
L'amour de soi est à l'amour de Dieu ce que le blé en herbe est au blé mûr. Il n'y a pas de rupture de l'un à l'autre - juste un élargissement sans fin.
Mourir. Cette innombrable transformation de soi.
Faire don de la culture, disait mon père,c'est faire don de la soif. Le reste viendra de soi-même.
L'objet de l'esprit est d'être content de soi devant soi-même. Cela ne dure guère.
Un programme quotidien bien réalisé : voilà qui rehausse l'estime de soi.
Il est indécent de se vanter soi-même, surtout de ce qu'on n'a pas fait.