Mener quelque chose ? C'est peut-être un but. Se mener soi-même paraît l'essentiel.
La perfection totale de l'oeuvre qui est un tout, un univers en soi et qui vous fait écrier : "Il doit y avoir un Dieu ! C'est Dieu qui s'exprime par cette oeuvre !" C'est si totalement inexplicable, la perfection...
Comme nous le savons, le pardon de soi-même est le plus difficile de tous les pardons.
Plus vous êtes engagé, plus vous perder votre conscience de soi.
Est-il possible de détruire autrui sans détruire au moins une partie de soi ?
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
La seule révolution possible, c'est essayer de s'améliorer soi-même... en espérant que les autres fassent la même démarche.
Le luxe des femmes est monté à de telles proportions, qu'il faut être bien riche pour en avoir une à soi. Il n'y a plus moyen que d'aimer les femmes des autres.
Nous sommes devenus une civilisation fondée sur le travail, mais pas le travail « productif » : le travail comme fin et sens en soi.
Etre heureux, c'est d'abord de jouir de soi-même.
C'est parfois sur le plus faible que soi qu'on doit prendre appui pour aller plus loin.
Les ruptures ont ça de bon qu'on redevient soi-même.
La télé donne l'image la plus caricaturale de soi. Il n'y a ni réflexion ni pensée.
Et la vie c'est soi-même et soi-même c'est les autres.
Tous les chemins mènent à soi.
Religion : dernier refuge de l'amour de soi.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
Le but d'entreprendre est là : changer le monde sans doute, mais déjà se changer soi, apprendre sur soi, de ses erreurs comme de ses bonnes décisions, de se réaliser à travers un projet qui fait sens et qui nous porte au quotidien.
Le devoir envers soi est le premier, le plus sacré ; c'est de lui que découlent les autres.
On ne pardonne pas à un ami d'être l'envers de soi.
La vérité va de soi, la non-violence est son fruit le plus mûr. Elle est contenue dans la vérité, mais ne va pas de soi.
Etre en bonne harmonie avec soi-même c'est travailler à une meilleure harmonie dans le monde.
J'ai écrit que la charité chrétienne souffrira un peu devant les réponses à apporter face à l'afflux de migrants. Il faudra se durcir le coeur et supprimer en soi toute sorte de compassion. Sinon quoi, nos pays seront submergés.
Il n'y a pas de répression de l'espoir ; à moins de l'étouffer soi-même.
Ta lettre m'a rempli d'une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m'y était donnée en une sorte d'éblouissement. Et rien n'est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D'ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas ; ce qui importe uniquement, c'est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.
Être libre, c'est avoir en soi la conscience d'un pouvoir moral.
Il y a un grand plaisir à sentir au-dedans de soi, qu'on est bien meilleur que ne le pensent les autres.
Le bonheur n'a décidément rien à voir avec le confort : aujourd'hui, on est de mieux en mieux chez soi et de moins en moins bien dans sa peau. Il ne faut pas confondre vie intérieure et vie à domicile.
Mourir. Cette innombrable transformation de soi.
Peut-on être un père quand on n'a pas le sentiment d'en avoir eu vraiment un soi-même ?
C'est très séduisant de voir quelqu'un de passionné. On est toujours attiré par quelqu'un qui est attiré par quelque chose d'autre que soi.
L'histoire d'une famille, c'est l'élément d'une chaîne qui déroule ses maillons jusqu'à nous, c'est l'assise de nos intuitions, l'affirmation de soi dans le choix d'un moyen d'expression.
De soi aussi On a besoin.
Penser sur des maximes c'est se reconnaître et reprendre le gouvernement de soi.
La mémoire est un geste en soi.
Quiconque s'attache à écouter la réponse des enfants est un esprit révolutionnaire. Les autres soi-disant révolutions ne changeront rien.
Si on meurt ici plus vite qu'ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
L'amour est une affaire intime, étrange et pleine de contradictions. On peut aimer quelqu'un parce qu'on s'aime soi-même, par égoïsme, convoitise, par désir ou par besoin de dominer l'objet de cet amour, le soumettre ou, à l'inverse, se livrer à lui.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Il neige au fond de soi, dans un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd.
Faire don de la culture, disait mon père,c'est faire don de la soif. Le reste viendra de soi-même.
L'amour de soi est à l'amour de Dieu ce que le blé en herbe est au blé mûr. Il n'y a pas de rupture de l'un à l'autre - juste un élargissement sans fin.
On n'a qu'une chose à soi, c'est son désir.
C'est assez doux, vous le verrez un jour, d'être l'ombre de soi-même. De se dire que les autres n'ont pas réussi à vous modifier.
Il faut mettre de l'argent de côté pour en avoir devant soi.
Les autres ne sont pas seulement le lieu où l'on s'aime soi-même mais aussi celui où l'on se hait.
On imagine les autres comme on est soi !
La vertu. Un effort sur soi-même en faveur des autres.
L'écriture, en Chine, est la manifestation la plus élevée de la conscience. Écrire sur un objet, c'est lui accorder toute son âme, le dédier à soi-même.