Mieux vaut mourir chez soi qu'ailleurs.
Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
Plus vous êtes engagé, plus vous perder votre conscience de soi.
Tous les chemins mènent à soi.
Celui qui sera maître de soi-même le sera bientôt des autres.
On n'a qu'une chose à soi, c'est son désir.
Nous sommes devenus une civilisation fondée sur le travail, mais pas le travail « productif » : le travail comme fin et sens en soi.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre entièrement.
Être libre, c'est avoir en soi la conscience d'un pouvoir moral.
Les ruptures ont ça de bon qu'on redevient soi-même.
Ce n'est pas pour l'amour des êtres qu'on chérit les êtres : c'est pour l'amour de soi qu'on chérit les êtres.
Religion : dernier refuge de l'amour de soi.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Mourir. Cette innombrable transformation de soi.
La perfection totale de l'oeuvre qui est un tout, un univers en soi et qui vous fait écrier : "Il doit y avoir un Dieu ! C'est Dieu qui s'exprime par cette oeuvre !" C'est si totalement inexplicable, la perfection...
Il y a un grand plaisir à sentir au-dedans de soi, qu'on est bien meilleur que ne le pensent les autres.
Le but d'entreprendre est là : changer le monde sans doute, mais déjà se changer soi, apprendre sur soi, de ses erreurs comme de ses bonnes décisions, de se réaliser à travers un projet qui fait sens et qui nous porte au quotidien.
On imagine les autres comme on est soi !
De soi aussi On a besoin.
L'ennui avec les interviews, c'est qu'il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu'on n'a pas su se répondre à soi-même toute sa vie.
J'ai écrit que la charité chrétienne souffrira un peu devant les réponses à apporter face à l'afflux de migrants. Il faudra se durcir le coeur et supprimer en soi toute sorte de compassion. Sinon quoi, nos pays seront submergés.
Penser sur des maximes c'est se reconnaître et reprendre le gouvernement de soi.
Etre en bonne harmonie avec soi-même c'est travailler à une meilleure harmonie dans le monde.
L'histoire d'une famille, c'est l'élément d'une chaîne qui déroule ses maillons jusqu'à nous, c'est l'assise de nos intuitions, l'affirmation de soi dans le choix d'un moyen d'expression.
La mémoire est un geste en soi.
On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même.
Et la vie c'est soi-même et soi-même c'est les autres.
Les autres ne sont pas seulement le lieu où l'on s'aime soi-même mais aussi celui où l'on se hait.
Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D'ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas ; ce qui importe uniquement, c'est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.
Peut-on être un père quand on n'a pas le sentiment d'en avoir eu vraiment un soi-même ?
Quand on est soi-même en train de changer, on ne s'en aperçoit pas avant d'avoir changé.
Il faut parfois puiser sa fortune au-dedans de soi.
C'est être sage que de n'accuser que soi de ses malheurs.
Il n'y a qu'une souffrance, une seule, il n'en existe autre qui lui soit comparable. C'est de ne pas être libre de disposer de soi-même!
Blâmer ceux qui désertent c'est se blâmer soi-même de n'avoir pas su les retenir.
Une vie réduite à soi n'est pas une vie. Elle est une amputation de la vie. Et elle ne conduit qu'aux gouffres de la solitude et du sentiment.
Le bonheur n'a décidément rien à voir avec le confort : aujourd'hui, on est de mieux en mieux chez soi et de moins en moins bien dans sa peau. Il ne faut pas confondre vie intérieure et vie à domicile.
Faire don de la culture, disait mon père,c'est faire don de la soif. Le reste viendra de soi-même.
L'amour de soi est à l'amour de Dieu ce que le blé en herbe est au blé mûr. Il n'y a pas de rupture de l'un à l'autre - juste un élargissement sans fin.
La vertu. Un effort sur soi-même en faveur des autres.
La télé donne l'image la plus caricaturale de soi. Il n'y a ni réflexion ni pensée.
On ne venge jamais un autre que soi.
Est-ce qu'il ne faut pas être rejeté pour devenir soi-même ?
L'amour est une affaire intime, étrange et pleine de contradictions. On peut aimer quelqu'un parce qu'on s'aime soi-même, par égoïsme, convoitise, par désir ou par besoin de dominer l'objet de cet amour, le soumettre ou, à l'inverse, se livrer à lui.
L'écriture, en Chine, est la manifestation la plus élevée de la conscience. Écrire sur un objet, c'est lui accorder toute son âme, le dédier à soi-même.
Dans les ennuis, les tracas, l'homme est seul. Une fois que l'on est dedans, on doit s'en sortir par soi-même, pas de sauveur pour s'occuper de ces vétilles.
La seule révolution possible, c'est essayer de s'améliorer soi-même... en espérant que les autres fassent la même démarche.
C'est très séduisant de voir quelqu'un de passionné. On est toujours attiré par quelqu'un qui est attiré par quelque chose d'autre que soi.
Qui a pitié des autres a pitié de soi.
Il neige au fond de soi, dans un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd.