La vertu. Un effort sur soi-même en faveur des autres.
L'homme est un animal assez effrayant pour faire fuir ou se terrer les autres bêtes à son approche.
Je sais que mes droits s'arrêtent là où commencent ceux des autres. Mais est-ce ma faute si les droits des autres commencent si loin ?
Cherche en les autres pour leurs vertus, en toi pour les vices.
Sans effort conscient et délibéré, l'inertie l'emporte toujours.
Il faut s'exprimer uniquement à travers soi-même, ce qui nous vient des autres est encombrant, incertain et surtout inutile.
L'expression du soi est sacrée et fatale. C'est une nécessité.
La question la plus persistante et urgente de la vie est : Que faites-vous pour les autres ?
La vie n'est pas une chose raisonnable. On ne peut, sauf à se mentir, la disposer devant soi sur plusieurs années comme une chose calme, un dessin d'architecte.
Si on ne voulait qu'être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu'ils ne sont.
La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
A force d'écrire pour soi tout seul, il arrive que, sans l'avoir prémédité, on se trouve avoir aussi écrit pour tout le monde.
Vivre de ce que l'on pense et non de ce que pensent les autres de nous est la meilleure façon de vivre.
La Parisienne est une légende, donc, elle existe plus que les autres femmes, et ce pour l'éternité.
Comme Cyrano de Bergerac qui choisissait de se moquer lui-même de son nez, je me moque moi-même de mes enfants. C'est mon privilège de père.
Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d'ensemble.
Le mot "connerie" a dérivé loin de ses racines physiologiques et il a plus de force que le mot "bêtise" ou "stupidité". Mais juger de la connerie des autres supposerait qu'on est soi-même dénué de toute connerie. Donc, son usage doit inciter à l'auto-examen préalable.
C'est peut-être au dehors que l'on guette, mais c'est toujours au fond de soi que l'on attend.
L'homme est l'être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu'en soi, et, en disant le contraire, ment.
Je te rencontre. Je me souviens de toi. Qui es-tu ? Tu me tues. Tu me fais du bien. Comment me serais-je doutée que cette ville était faite à la taille de l'amour ? Comment me serais-je doutée que tu étais fait [...] â–º Lire la suite
Les malchanceux ne sont pas autres choses qu'un point de référence pour les chanceux... Vous êtes malchanceux afin que, je sache que je ne le suis pas ! Malheureusement, les chanceux ne connaissent leur chance que lorsqu'il est trop tard. Dans [...] â–º Lire la suite
Je suis doué d'une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire.
Au contraire des autres arts, l'oeuvre chorégraphique n'existe jamais comme objet. La scène est l'endroit de toutes les rigueurs et toutes les anarchies, et la danse, une expérience qui concerne notre humanité.
Après tout, pourquoi n'y a-t-il pas autant d'art possible dans la laideur que dans la beauté ? C'est un genre à cultiver voilà tout.
Il faut avoir l'humilité d'écouter la voix des autres et plutôt que d'en comparer le timbre et la mélodie avec la nôtre, il faut l'entendre par ce qu'elle dit.
Tous les hommes sont idolâtres, les uns de l'honneur, les autres de l'intérêt et la plupart de leur plaisir.
Le sacrifice de soi est la condition de la vertu.
Une vie réduite à soi n'est pas une vie. Elle est une amputation de la vie. Et elle ne conduit qu'aux gouffres de la solitude et du sentiment.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage. On engage la personne aimée, on engage aussi ceux qui nous aiment sans qu'on les aime, et ceux qui l'aiment sans qu'elle les aime.
Peinture, sculpture, littérature, musique, sont plus proches les unes des autres qu'on ne le croit généralement. Elles expriment toutes les sentiments de l'âme humaine en face de la nature. Il n'y a que les moyens d'expression qui varient.