Les promesses de la soi-disant révolution du pluralisme et de la démocratie de Fidel Castro ont été et continuent d'être une fausse promesse et une trahison de tous les droits humains fondamentaux.
Une certaine curiosité est une qualité d'homme aussi souveraine que fidélité à soi-même et disponibilité...
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
L'humilité, cet a priori de la mésestime de soi.
Quelque effort qu'on y mette, il est difficile de résister à soi-même.
Nous vivons une époque où il faut savoir rire de soi d'abord avant de rire des autres.
Je crois en l'importance de rechercher la connaissance de soi. Plus je me connais, plus je me sens autonome.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
Il est bon quelquefois de s'aveugler soi-même. Et bien souvent l'erreur est le bonheur suprême.
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
La seule révolution possible, c'est essayer de s'améliorer soi-même... en espérant que les autres fassent la même démarche.
Le métier vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier.
C'est rassurant de ne plus dépendre de soi-même.
On s'irrite moins en fonction de l'offense reçue qu'en raison de l'idée qu'on s'est formée de soi.
Pour une raison quelconque, tous les artistes ont des problèmes d'estime de soi.
Tout ce qu'on est capable de réaliser devrait conduire à vénérer des êtres meilleurs que soi.
L'ennui avec les interviews, c'est qu'il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu'on n'a pas su se répondre à soi-même toute sa vie.
Nous sommes devenus une civilisation fondée sur le travail, mais pas le travail « productif » : le travail comme fin et sens en soi.
Les amitiés procurent autant de plaisir à ses amis qu'à soi-même.
Ce qu'on aime dans un autre, c'est soi, c'est son plaisir, c'est le plaisir qu'on lui donne et qui est encore une forme du nôtre.
On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même.
L'acteur qui étudie son rôle suppose un "soi" connu d'avance (qui n'existe pas).
Lutter avec une personne qu'on a beaucoup aimé et qu'on aime toujours, c'est lutter avec soi-même.
Il en va toujours de même : chacun ne travaille que pour soi.
La meilleure anthologie est celle que l'on fait pour soi-même.
Le sens de soi, et la façon dont on l'associe, est peut-être le cadeau le plus précieux et poétique dans l'arsenal de sa vie et de son métier.
La connaissance de soi est le commencement de la méditation.
Je suis maintenant tout à fait guéri de l'envie de chercher du plaisir dans la société, que ce soit à la campagne ou à la ville. Un homme sensé doit trouver une compagnie suffisante en soi-même.
Il neige au fond de soi, comme un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd. La neige est douce au fond de l'eau.
En réalisant ses désirs, autrement dit en se réalisant soi-même, l'homme réalise l'absolu.
Avant d'avoir abordé le monde, on est très exigeant. Pour soi-même et pour le monde.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.
Dire je est incomparablement plus modeste que dire nous. Cela devrait aller de soi.
Tenter le mariage n'est pas grave en soi. Il y a de plus en plus de mariages à l'essai. Ce qui est plus grave, c'est qu'il n'existe pas encore de formule pour les "enfants à l'essai".
Plus vous êtes engagé, plus vous perder votre conscience de soi.
Ecrire, c'est penser contre soi.
Les abus et les excès rendent pernicieux ce qui est bon en soi-même.
Ne pas résister aux événements ni à plus fort que soi vaut mieux que lutter opiniâtrement contre des forces supérieures.
Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
Celui qui sera maître de soi-même le sera bientôt des autres.
Pour faire illusion aux autres, il faut être capable de se faire illusion à soi-même, et c'est un privilège qui n'est donné qu'au fanatisme et au génie, aux fous et aux poètes.
On s'oublie soi-même lorsqu'on s'endort. Et au réveil on se souvient de soi.
Mourir : occasion posthume de faire parler de soi.
Les ruptures ont ça de bon qu'on redevient soi-même.
Il n'est, je le vois bien, si poltron sur la terre, Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi.
La vérité va de soi, la non-violence est son fruit le plus mûr. Elle est contenue dans la vérité, mais ne va pas de soi.
Chacun de nous porte en soi, souvent ignorées, ses propres îles, refuges contre la bêtise, la laideur et la sourde contrainte d'un ordinaire non désiré.
Il est plus aisé d'être sage pour les autres que pour soi-même.