Ecrire, c'est penser contre soi.
On ne saurait penser à tout.
Seigneur, apprenez-nous à ne plus nous aimer nous-mêmes, à ne plus nous contenter d'aimer les nôtres. Apprenez-nous à ne penser qu'aux autres et d'abord à aimer ceux qui ne sont pas aimés. Faites-nous mal avec la souffrance des autres. Seigneur, [...] â–º Lire la suite
Plus nous éprouvons d'amour pour quelqu'un, plus nous souhaitons lui manifester nos qualités et lui cacher nos défauts.
Même si le bouc pue, ce ne sont pas les chèvres qui lui marqueront du dégoût.
C'est assurément ne pas connaître le coeur humain que de penser qu'on peut le remuer par des fictions.
Toute personne capable d'écrire une page de prose ajoute quelque chose à nos vies.
Laissons l'amour de Dieu à nos poèmes et cachons-le sous notre prose : c'est une façon de le respecter que de le chanter ou de le taire.
Ne crois pas que c'est en m'ignorant que je vais courir après toi ! Non, au contraire... C'est comme ça que tu me perdras.
Chez moi il n'y a plus que moiEt pourtant ça ne me fait pas peurLa radio, la télé sont làPour me donner le temps et l'heureJ'ai ma chaise au Café du NordJ'ai mes compagnons de flipperEt quand il fait trop froid dehorsJe vais chez les petites soeurs des coeurs.
Le bonheur lié au sentiment d'être aimé a pour consistance majeure le fait de se trouver soudain nanti, par l'entremise de l'amour obtenu, d'un soi propre, d'une identité personnelle.
L'éducation n'est, en somme, que l'art de révéler à l'être humain le sens intime qui doit gouverner ses actes, préparer l'emploi de ses énergies et lui communiquer le goût et la force de vivre pleinement.
L'aridité du texte n'exprime pas la désinvolture, mais le respect.
Si tu savais comme moi te servir d'une savonnette ta serviette aurait pas l'air d'un tampax !
Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu'il y a d'indestructible en soi et ne pas s'efforcer de l'atteindre.
Si Dieu cessait de penser à nous, d'opérer en nous et de nous produire, au même moment nous cesserions d'être.
L'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou.
L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance.
Un film est une chose à part entière et, dans un monde idéal, je pense qu'un film devrait être découvert en ne sachant rien et que rien ne devrait lui être ajouté ou retranché.
La vérité est une femme : ses voiles, ses pudeurs et ses mensonges lui appartiennent essentiellement.
Vous connaissez bien comme moi la valeur de l'affection des soeurs : Il n'y a rien de tel en ce monde.
L'Afrique, c'est bien. Sauf que des fois, quand on dit « À table », c'est toi qu'ils bouffent.
Il lui avait massé les pieds, masser les pieds c'est que dale, ma mère je lui masse les pieds.
Le plus grand magicien serait celui qui pourrait si bien s'ensorceler lui-même que ses ensorcellements lui apparaîtraient en même temps comme des apparitions étrangères, douées d'une puissance propre - Ne pourrait-il en aller de même avec nous ?
Celui qui pense sans parler est aussi coupable que celui qui parle sans penser ; l'un et l'autre n'apportent rien.
Chacun ses manques, moi c'est le théâtre plus qu'autre chose !
- Alors, on va où ? - Le ciel n'a pas de limites ! - Qu'est ce qu'on fait ? Vraiment ? - C'est la scène des adieux. - Non. - Allez, je sais que tu peux le faire. - Ok. Ouvre les yeux [...] â–º Lire la suite
Le diable est facile à reconnaître. Il apparaît quand vous êtes très fatigué et ce qu'il vous demande est si raisonnable qu'on ne voit pas comment on pourrait le lui refuser.
Mettre fin à la terreur et à celui qui pour moi l'incarnait, devenait une véritable obsession. J'étais persuadée de l'incapacité des Girondins à contrer Marat.
Un jour, mon berceau fut placé à côté de celui d'un autre enfant. L'un de nous deux mourut. Depuis, je ne sais pas lequel est vivant : lui ou moi ?
Le nom est plus qu'une désignation de la personne. Il est indissolublement lié à l'être. Nommer quelqu'un, nommer un objet, c'est le connaître à fond, jusque, dans ses parties les plus secrètes.