Plus vous êtes engagé, plus vous perder votre conscience de soi.
Le simple sentiment d'amour n'est pas un passe-partout qui permet d'enfoncer toutes les portes de la vie quotidienne.
Vous ne pouvez pas aider quelqu'un à grimper une échelle si il ne veut pas faire lui-même l'effort de monter un peu.
En vieillissant, on prend conscience de l'impermanence des choses.
Je te rencontre. Je me souviens de toi. Qui es-tu ? Tu me tues. Tu me fais du bien. Comment me serais-je doutée que cette ville était faite à la taille de l'amour ? Comment me serais-je doutée que tu étais fait [...] â–º Lire la suite
Le péché n'est pas une substance puisqu'il consiste dans une absence plutôt que dans une présence.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
Le positivisme est indispensable aux orateurs. Qui partage ses pensées avec un public pourra convaincre à la mesure de ce qu'il paraîtra lui-même convaincu.
C'est l'innocent forfait de la nature que d'avoir composé les êtres avec la substance des choses.
On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d'erreur sur soi et sur le monde, sans une paille d'innocence aux premiers mots.
La conscience c'est comme une belle-mère qui serait toujours derrière vous.
La conscience de soi est en même temps la conscience du tout.
Vous poussez une porte, vous croyez entrer dans un endroit familier, et à peine êtes-vous engagé dans le tambour de cette porte tournante que vous vous rendez compte, à travers les glaces rutilantes, que vous pénétrez dans un pays inconnu.
Comment survivre en pensant que l'amour lui-même aura une fin ?
Originellement nous ne pensons que pour agir. C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité.
Un gouvernement qui ne fait pas confiance à ses citoyens pour être armés n'est pas lui-même digne de confiance.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu'une femme ou une calèche.
Tant que les mots restent dans la bouche, ils sont à soi ; sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.
La conscience de l'ignorance est le commencement du doute, lequel conduit à la sagesse.
Les gens sont la mesure du temps et le temps lui-même est la mesure de leur évolution.
Les femmes ne possèdent pas uniquement le don de savoir dissimuler leurs sentiments, elles ont également celui de pouvoir découvrir par intuition tout ce que le coeur humain dissimule.
Un homme parle d'autant moins qu'il possède une intelligence plus pénétrante.
Le monde évolue par bifurcations qu'aucune conscience n'a jamais prévues, mais nous somme responsables de celles qui s'annoncent.
Si une image, regardée à part, exprime nettement quelque chose, si elle comporte une interprétation, elle ne se transformera pas au contact d'autres images. Les autres images n'auront aucun pouvoir sur elle, et elle n'aura aucun pouvoir sur les autres [...] â–º Lire la suite
La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
Bénit soi l'homme qui, n'ayant rien à dire, s'abstient de le démontrer à haute voix.
La conscience et la lâcheté sont réellement les mêmes choses.
Même si je ne suis qu'un prétendant à la sagesse, cela en soi est de la philosophie.
Si le symbole meurt, le sentiment reste.
La croyance n'est rien qu'une conception d'un objet plus vive, plus vivante, plus forte, plus ferme, plus stable que celle que l'imagination seule est jamais capable d'obtenir.