Tout dépend de la mère, de son histoire et de l'Histoire. Non, il n'y a pas de loi universelle en cette matière qui échappe au déterminisme naturel. L'amour maternel ne va pas de soi. Il est "en plus".
L'idéologie est un processus que le soi-disant penseur accomplit sans doute consciemment, mais avec une conscience fausse. Les forces motrices véritables qui le mettent en mouvement lui restent inconnues, sinon ce ne serait point un processus idéologique.
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
La discipline pour moi est une question de respect. Ce n'est même pas une question de respect de soi ; c'est une question de respect pour la vie et tout ce qu'elle offre.
Vous seriez surpris de voir à quel point une haute estime de soi est addictive.
On peut mesurer ce que l'on vaut en voyant qui essaie de se mesurer à soi.
La mode est un tel conte de fées et c'est un tel fantasme. Et il s'agit de métamorphose et d'une sorte de changement de soi et de jouer un rôle que vous voulez que les gens voient.
Seules importent les vérités qu'on (re)découvre soi-même.
On n'est pas un homme quand on n'aime que soi.
C'est l'extrême de la culture de savoir s'amuser avec soi.
Manger un fruit, c'est faire entrer en soi un bel objet vivant, étranger, nourri et favorisé comme nous par la terre ; c'est consommer un sacrifice où nous nous préférons aux choses.
Pourquoi la conversation est-elle si agréable avec ceux qu'on aime d'une amitié tendre, et ne tarit-elle jamais ? C'est parce qu'on parle de soi à quelqu'un qui y prend beaucoup d'intérêt.
Dieu n'est peut-être que l'extrémité de soi.
Notre société est dirigée par une bureaucratie gestionnaire, par des politiciens professionnels ; les gens sont motivés par la suggestion de masse, leur but est de produire plus et de consommer plus, comme si cela était des fins en soi.
Mais on supporte moins facilement pour autrui ce qu'on accepte assez convenablement pour soi-même.
Vous savez ce que ça veut dire de rentrer chez soi le soir auprès d'une petite femme qui vous comble d'amour, de tendresse, d'affection ? Ca veut dire que vous vous êtes trompé de maison.
On n'aime pas à voir plus heureux que soi.
La politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
N'avoir pas pitié de soi-même est le commencement de la cruauté envers autrui.
Qu'est-ce qu'une opinion ? Une limite imposée à soi-même.
L'homme maître de soi n'aura point d'autres maîtres.
Nous ne comprenons naturellement tout ce qui est étranger que par un se-rendre-étranger - une modification de soi.
Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
Le devoir : aimer ce que l'on se prescrit à soi-même.
Toutes les choses sont entièrement de nous. Il n'y a pas de plus grand délice que de découvrir cela en se cultivant soi-même.
Pour les sociétés comme pour les personnes, le détour par l'Autre est nécessaire à la connaissance de soi. Au bout de chaque différence, on trouve deux questions : "Pourquoi sont-ils ainsi ?", et par suite : " Pourquoi ne suis-je pas ainsi ?"
Dans la science de soi, nul n'est passé maître.
La plupart des intolérants se recrutent parmi les ignorants de soi.
Le chagrin est égoïste, il ne parle que de soi.
C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
On m'a appris à lutter non pas parce qu'il y avait des garanties de succès, mais parce que l'acte de lutter est en soi le seul moyen de garder foi en la vie.
Prude. Personne lubrique qui se dissimule derrière son quant-à-soi.
Une société qui interdit à outrance pour protéger chacun contre soi est une société qui n'a pas une grande idée de l'homme et qui tôt ou tard se demandera s'il ne faut pas penser à sa place.
C'est son prochain qu'il faut aimer comme soi-même. Les autres, c'est facile. Ils sont loin.
Car au-delà de la difficulté de se communiquer, il y a la suprême difficulté d'être soi.
D'être mécontent de soi-même, c'est faiblesse ; d'être content, c'est folie.
Se voir soi-même (autrement que dans un miroir).
Dieu est nommé pour le seul être que l'on puisse adorer en soi sans être enchaîné par l'orgueil.
Qui veut ses aises, reste chez soi.
Est-il un plus beau sacrifice ? Est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaites ?
Je pense qu'il est important de garder un élément de peur en soi car cela vous fait apprécier les emplois.
On ne réussit qu'en étant soi-même, pas en imitant les autres.
Ce que l'on aime intensément ou depuis longtemps on est susceptible d'apporter au sein de la citadelle, et de s'affirmer comme faisant partie de soi.
Il se peut qu'on s'admire sans mépriser autrui, mais le moyen d'admirer autrui sans se mépriser soi-même ?
Quand on court de soi-même à sa perte, les dieux y mettent la main aussi.
Il faut se faire aussi des serments à soi-même - et, ceux-là les tenir.
Il faut opposer aux hommes une surface lisse, leur livrer l'apparence de soi-même, être absent. De qui a-t-on dit qu'il regardait tous les citoyens comme ses égaux, ou pour mieux dire comme égaux entre eux, ce qui fait qu'il plaisait assez naturellement à la masse ?
Les paroles sont toujours une force que l'on cherche hors de soi.
Une façon de prendre, qui seraitDe cesser d'être soi dans l'acte de prendre,Une façon de dire, qui feraitQu'on ne serait plus seul dans le langage.
Je pense qu'il est toujours difficile d'avoir de grandes attentes de soi ou de quelqu'un d'autre.