Vous seriez surpris de voir à quel point une haute estime de soi est addictive.
D'être mécontent de soi-même, c'est faiblesse ; d'être content, c'est folie.
Tout dépend de la mère, de son histoire et de l'Histoire. Non, il n'y a pas de loi universelle en cette matière qui échappe au déterminisme naturel. L'amour maternel ne va pas de soi. Il est "en plus".
On peut mesurer ce que l'on vaut en voyant qui essaie de se mesurer à soi.
Ce qu'il y a d'admirable dans l'amour, c'est qu'en s'occupant de l'autre, on s'occupe encore de soi.
On ne réussit qu'en étant soi-même, pas en imitant les autres.
Il est interminable le chemin qui conduit à soi-même.
Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours.
Le contentement de soi est la pire des infirmités.
Il se peut qu'on s'admire sans mépriser autrui, mais le moyen d'admirer autrui sans se mépriser soi-même ?
N'avoir pas pitié de soi-même est le commencement de la cruauté envers autrui.
Une société qui interdit à outrance pour protéger chacun contre soi est une société qui n'a pas une grande idée de l'homme et qui tôt ou tard se demandera s'il ne faut pas penser à sa place.
Une façon de prendre, qui seraitDe cesser d'être soi dans l'acte de prendre,Une façon de dire, qui feraitQu'on ne serait plus seul dans le langage.
Je ne pense pas à être belle ou à ne pas être belle. Il s'agit plus de se sentir vraiment en confiance dans sa propre peau et de penser à soi-même aussi peu que possible.
Aimer, c'est rompre avec soi-même.
Prude. Personne lubrique qui se dissimule derrière son quant-à-soi.
Le devoir : aimer ce que l'on se prescrit à soi-même.
On s'aperçoit qu'on ne devient vraiment soi-même qu'en cessant de n'être que pour soi.
Quand on picole tout seul chez soi c'est difficile de se dire qu'on a l'alcool festif, qu'on est un bon vivant, on est forcément confronté à l'aspect un peu glauque de ce qu'on cherche.
Est-il un plus beau sacrifice ? Est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaites ?
C'est l'extrême de la culture de savoir s'amuser avec soi.
C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Dieu n'est peut-être que l'extrémité de soi.
Les hommes dont parle Matthieu n'étaient pas seulement des astronomes. Ils étaient des « savants », ils représentaient la dynamique de l'aller au-delà de soi, intrinsèque aux religions - une dynamique qui est recherche de la vérité, recherche du vrai Dieu et donc aussi une philosophie dans le sens originaire du mot.
Le désolant quand on vieillit n'est pas dans les choses, mais en soi-même.
Pourquoi la conversation est-elle si agréable avec ceux qu'on aime d'une amitié tendre, et ne tarit-elle jamais ? C'est parce qu'on parle de soi à quelqu'un qui y prend beaucoup d'intérêt.
Qui veut ses aises, reste chez soi.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
Je suis d'accord avec la préoccupation de George Washington à propos des fêtes : elles deviennent une fin en soi, plutôt que de s'engager à aider les gens à améliorer leur vie.
La discipline pour moi est une question de respect. Ce n'est même pas une question de respect de soi ; c'est une question de respect pour la vie et tout ce qu'elle offre.
Nous ne comprenons naturellement tout ce qui est étranger que par un se-rendre-étranger - une modification de soi.
En jouant un rôle, il arrive qu'on se trouve soi-même.
Il faut se faire aussi des serments à soi-même - et, ceux-là les tenir.
Notre société est dirigée par une bureaucratie gestionnaire, par des politiciens professionnels ; les gens sont motivés par la suggestion de masse, leur but est de produire plus et de consommer plus, comme si cela était des fins en soi.
Je pense qu'il est important de garder un élément de peur en soi car cela vous fait apprécier les emplois.
Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
Il convient d'assister aux inhumations, crémations et autres manifestations funèbres moins pour accompagner les autres que pour réfléchir sur soi.
Les paroles sont toujours une force que l'on cherche hors de soi.
Dieu est nommé pour le seul être que l'on puisse adorer en soi sans être enchaîné par l'orgueil.
C'est son prochain qu'il faut aimer comme soi-même. Les autres, c'est facile. Ils sont loin.
Ce que l'on aime intensément ou depuis longtemps on est susceptible d'apporter au sein de la citadelle, et de s'affirmer comme faisant partie de soi.
Vous savez ce que ça veut dire de rentrer chez soi le soir auprès d'une petite femme qui vous comble d'amour, de tendresse, d'affection ? Ca veut dire que vous vous êtes trompé de maison.
Il faut opposer aux hommes une surface lisse, leur livrer l'apparence de soi-même, être absent. De qui a-t-on dit qu'il regardait tous les citoyens comme ses égaux, ou pour mieux dire comme égaux entre eux, ce qui fait qu'il plaisait assez naturellement à la masse ?
Ce qui va de soi c'est ce qui va mal.
Il convient en toutes choses de se mesurer à sa propre force, et de ne point se lier ni s'associer à de plus puissants que soi.
L'ami de tout le monde n'est ami que de soi.
La sévérité bien ordonnée commence par soi-même.
On ne dispose pas de soi comme des autres.
Le piratage n'est pas une mauvaise chose. Il permet de partager des choses autour de soi, et je pense que l'information, l'art et les idées doivent être partagés.
La congratulation de soi-même est comme une tour élevée sur laquelle est juché un vaniteux imbécile. Là, assis dans sa hautaine solitude, il n'est aperçu de nul autre que de lui-même.