On peut mesurer ce que l'on vaut en voyant qui essaie de se mesurer à soi.
Vous seriez surpris de voir à quel point une haute estime de soi est addictive.
Le chagrin est égoïste, il ne parle que de soi.
Il est interminable le chemin qui conduit à soi-même.
Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.
Il se peut qu'on s'admire sans mépriser autrui, mais le moyen d'admirer autrui sans se mépriser soi-même ?
Quoique notre esprit ne puisse pas comprendre en soi le rapport de causalité qui existe entre les phénomènes et la matière, la science exige que nous admettions la nécessité d'un déterminisme dans cette causalité.
Prude. Personne lubrique qui se dissimule derrière son quant-à-soi.
Tout dépend de la mère, de son histoire et de l'Histoire. Non, il n'y a pas de loi universelle en cette matière qui échappe au déterminisme naturel. L'amour maternel ne va pas de soi. Il est "en plus".
On n'est pas un homme quand on n'aime que soi.
Dieu n'est peut-être que l'extrémité de soi.
Le désolant quand on vieillit n'est pas dans les choses, mais en soi-même.
Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours.
Est-il un plus beau sacrifice ? Est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaites ?
Il faut se faire aussi des serments à soi-même - et, ceux-là les tenir.
Le devoir : aimer ce que l'on se prescrit à soi-même.
En jouant un rôle, il arrive qu'on se trouve soi-même.
On s'aperçoit qu'on ne devient vraiment soi-même qu'en cessant de n'être que pour soi.
Pourquoi pas ? Tu pourrais te contenter de déambuler dans la zone superficielle de ta conscience. Heureux les simples d'esprit. Exister pour soi, rien que pour soi, se servir sans réfléchir, profiter. La vie passe tellement vite, c'est peut-être la solution.
Quand on picole tout seul chez soi c'est difficile de se dire qu'on a l'alcool festif, qu'on est un bon vivant, on est forcément confronté à l'aspect un peu glauque de ce qu'on cherche.
Qui veut ses aises, reste chez soi.
Notre société est dirigée par une bureaucratie gestionnaire, par des politiciens professionnels ; les gens sont motivés par la suggestion de masse, leur but est de produire plus et de consommer plus, comme si cela était des fins en soi.
N'avoir pas pitié de soi-même est le commencement de la cruauté envers autrui.
Le contentement de soi est la pire des infirmités.
Je ne pense pas à être belle ou à ne pas être belle. Il s'agit plus de se sentir vraiment en confiance dans sa propre peau et de penser à soi-même aussi peu que possible.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
Je suis d'accord avec la préoccupation de George Washington à propos des fêtes : elles deviennent une fin en soi, plutôt que de s'engager à aider les gens à améliorer leur vie.
C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
C'est l'extrême de la culture de savoir s'amuser avec soi.
Pourquoi la conversation est-elle si agréable avec ceux qu'on aime d'une amitié tendre, et ne tarit-elle jamais ? C'est parce qu'on parle de soi à quelqu'un qui y prend beaucoup d'intérêt.
Il convient d'assister aux inhumations, crémations et autres manifestations funèbres moins pour accompagner les autres que pour réfléchir sur soi.
Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
Dieu est nommé pour le seul être que l'on puisse adorer en soi sans être enchaîné par l'orgueil.
Ce qui va de soi c'est ce qui va mal.
Nous ne comprenons naturellement tout ce qui est étranger que par un se-rendre-étranger - une modification de soi.
Une société qui interdit à outrance pour protéger chacun contre soi est une société qui n'a pas une grande idée de l'homme et qui tôt ou tard se demandera s'il ne faut pas penser à sa place.
Ce que l'on aime intensément ou depuis longtemps on est susceptible d'apporter au sein de la citadelle, et de s'affirmer comme faisant partie de soi.
Je pense qu'il est important de garder un élément de peur en soi car cela vous fait apprécier les emplois.
Les paroles sont toujours une force que l'on cherche hors de soi.
Il faut opposer aux hommes une surface lisse, leur livrer l'apparence de soi-même, être absent. De qui a-t-on dit qu'il regardait tous les citoyens comme ses égaux, ou pour mieux dire comme égaux entre eux, ce qui fait qu'il plaisait assez naturellement à la masse ?
On ne dispose pas de soi comme des autres.
Agir librement, c'est reprendre possession de soi.
La discipline pour moi est une question de respect. Ce n'est même pas une question de respect de soi ; c'est une question de respect pour la vie et tout ce qu'elle offre.
C'est son prochain qu'il faut aimer comme soi-même. Les autres, c'est facile. Ils sont loin.
La sévérité bien ordonnée commence par soi-même.
On ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
La congratulation de soi-même est comme une tour élevée sur laquelle est juché un vaniteux imbécile. Là, assis dans sa hautaine solitude, il n'est aperçu de nul autre que de lui-même.
Pour les sociétés comme pour les personnes, le détour par l'Autre est nécessaire à la connaissance de soi. Au bout de chaque différence, on trouve deux questions : "Pourquoi sont-ils ainsi ?", et par suite : " Pourquoi ne suis-je pas ainsi ?"
Quand on rit, c'est toujours de soi. Seulement on ne s'en aperçoit qu'après.
Il convient en toutes choses de se mesurer à sa propre force, et de ne point se lier ni s'associer à de plus puissants que soi.