La congratulation de soi-même est comme une tour élevée sur laquelle est juché un vaniteux imbécile. Là, assis dans sa hautaine solitude, il n'est aperçu de nul autre que de lui-même.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
Le renoncement à soi conduit au mépris.
La vieillesse peut devenir une parure, sans être une abdication.
Je crois que la vieillesse arrive par les yeux, et qu'on vieillit plus vite à voir toujours des vieux !
- Je sais c'est la vie ! Mais elle, elle avait envie qu'il reste, lui il avait envie de rester, il est parti, et elle l'a pas retenu je comprends plus rien ! - Tu connais l'histoire du chien qui court après [...] ► Lire la suite
Renée et Ben votre mariage est l'un des plus beaux jours de votre vie. C'est le jour où l'on prend conscience d'avoir enfin trouvé ce qu'il nous fallait pour être heureux. Ensuite on oublie. Oui, et ce qui se produit [...] ► Lire la suite
J'ignore ce que sont les heures de félicité que l'amant goûte avec la bien-aimée avant le mariage ; mais les heures d'enivrement qu'elle connaît dans un magasin de couture lui passent sous le nez.
Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre.
Dans une société harmonisée par la courtoisie, on ne traitera plus l'autre de con mais de distrait.
Au lycée, j'étais le comédien de classe par opposition au clown de classe. La différence est le clown de classe est le gars qui tombe son pantalon au match de football, le comédien de classe est le gars qui lui a parlé à travers.
La connaissance explique la naissance, toute substance implique sa preuve.
La solitude rétablit aussi bien les harmonies du corps que celles de l'âme.
Le train, l'automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
Quand la passion emporte l'homme, la raison le suit en pleurant et en l'avertissant du danger. Mais dès que l'homme s'est arrêté, la passion lui crie : « Et moi, je vais donc mourir ? »
Faculté merveilleuse de la vieillesse que de se fermer l'esprit à tout souvenir désagréable.
Plus tu connaîtras Dieu, et plus tu sauras que tu es incapable de lui donner un nom.
La douceur envers soi est la source de toute politesse.
Si l'image que l'on se fait de soi contient des éléments qui ne cadrent pas avec la réalité, il vaut mieux s'en débarrasser, aussi difficile que cela puisse être.
Des livres lui dégringolaient sur les épaules, les bras, le visage. Un volume lui atterrit dans les mains, presque docilement, comme un pigeon blanc, les ailes palpitantes.
La morale n'est légitime qu'à la première personne. La morale ne vaut que pour soi ; pour les autres, la miséricorde et le droit suffisent.
Il faut bien que vieillesse se passe.
La vieillesse est impitoyable.
Ne pas savoir qui est son père, c'est ça qui guérit de la peur de lui ressembler.
Culte de la solitude : besoin d'autonomie à tout prix, aux dépens le plus souvent des relations à long terme.
Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît.
N'oublie pas de tomber amoureux de toi-même d'abord.
Sous le couvert d'un langage qu'on prend soin d'épurer de manière qu'il n'y soit plus nommé directement, le sexe est pris en charge, et comme traqué, par un discours qui prétend ne lui laisser ni obscurité ni répit.
Un homme ne laisse derrière lui que l'oeuvre de son désoeuvrement.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
Il n'y a pas de vacances à l'amour, ça n'existe pas. L'amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n'y a pas de vacances possibles à ça.