Plaire à soi est orgueil ; aux autres, vanité.
Le zapping est une incitation fébrile et sournoise à exiger davantage des autres : disponibilité immédiate, obéissance, comme à la télé, au doigt et à l'oeil.
On parle beaucoup trop aux enfants du passé et pas assez de l'avenir - c'est-à-dire trop des autres et pas assez d'eux-mêmes.
La prudence surpasse les autres vertus comme la vue surpasse les autres sens.
On invente, les autres copient.
Avoir un avatar ne vous donne pas d'identité et avoir un personnage en ligne ne fait pas de vous une personnalité non plus.
Nous sommes des animaux étranges : les défauts que nous condamnons le plus sévèrement chez les autres sont ceux dont nous ne pouvons nous corriger.
Pourquoi la conversation est-elle si agréable avec ceux qu'on aime d'une amitié tendre, et ne tarit-elle jamais ? C'est parce qu'on parle de soi à quelqu'un qui y prend beaucoup d'intérêt.
Il ne faut point que le courage de celui qui commande aux autres puisse être douteux.
C'est toujours pareil : l'homme croit bien faire, et les autres ne sont pas contents.
Le bonheur lié au sentiment d'être aimé a pour consistance majeure le fait de se trouver soudain nanti, par l'entremise de l'amour obtenu, d'un soi propre, d'une identité personnelle.
Cultiver l'humilité revient à cultiver l'hypocrisie. L'humble n'a pas conscience de son humilité.
Les champions de la finance sont comme les perles d'un collier - quand l'une d'elles tombe, les autres suivent.
C'est la guerre qui est le moteur des institutions et de l'ordre : la paix, dans le moindre de ses rouages, fait sourdement la guerre. Autrement dit, il faut déchiffrer la guerre sous la paix : la guerre, c'est le [...] â–º Lire la suite
Il est très difficile de trouver le bonheur en soi et impossible de le trouver ailleurs.
C'est la vanité des hommes qui explique la parure des femmes.
Se voir comme les autres nous voient est un don fort salutaire. Voir les autres comme ils se voient est tout aussi précieux.
Tout le malheur vient de l'amour de soi et tout le bonheur du coeur altruiste.
La mort des autres nous aide à vivre.
Le grand souci des hommes d'affaires français n'est pas de gagner de l'argent, mais d'empêcher les autres d'en gagner.
Dommage qu'on ne sache pas toujours les sentiments qu'on inspire ; ou l'importance que prend pour les autres ce que l'on dit ou ce que l'on fait.
La vie n'est pas une chose raisonnable. On ne peut, sauf à se mentir, la disposer devant soi sur plusieurs années comme une chose calme, un dessin d'architecte.
La suggestion consiste à faire dans l'esprit des autres une petite incision où l'on met une idée à soi.
Il faut avoir l'humilité d'écouter la voix des autres et plutôt que d'en comparer le timbre et la mélodie avec la nôtre, il faut l'entendre par ce qu'elle dit.
Qu'est-ce que la maturité ? Le rajustement de soi aux autres ; on réconcilie ses ambitions avec ce que l'on accepte d'être parmi les autres.
On n'a que dédain pour l'opinion des autres ; pourtant, s'ils sont de votre avis, cela rassure.
Nous autres Orientaux nous créons de la beauté en faisant naître des ombres dans des endroits par eux-mêmes insignifiants.
Chercher à connaître l'avenir, ce n'est pas là ce qui doit vous occuper ; mais prendre conscience que cet avenir vous sera bientôt funeste si vous persévérez dans votre inaction et dans la négligence de vos affaires, voilà ce qu'il vous importe de bien connaître.
Si jamais elle m'a compris plus tard, elle a dû découvrir que pour tous ceux qui sentent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible : une tendresse ironique, et le silence.
On doit avoir pitié des uns et des autres, mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et pour les autres une pitié qui naît de mépris.
Le monde est plein de gens de bonne volonté, certains veulent travailler et les autres veulent les laisser faire.